‹ Leibniz HistorienChapitre 454 sur 854 · V. pl. loin, chap. 1v · texte numérisé non relu

V. pl. loin, chap. 1v

5. Dès 1670, il écrit à Bose que la société des sciences de Londres s’occupait d'un calendrier perpétuel. Lettre citée pl. haut, p. 5, n. 8.

proposition d’un catholique de Rome, Levera (1). Quelques années après, Ehrard Weigel, son ancien maître de Iéna (2), et l’astronome Reïher de Kiel, proposaient chacun un moyen de réformer le calendrier julien, pou: laccorder avec le grégorien (3). Leibniz n’approuvait pas le système de Reïher, qu’il jugeait trop compliqué (4); il ne pouvait qu’estimer celui de Weigel, correction de l’ancien calendrier d’après les tables de Képler (5). Le vieux professeur avait soumis son projet à la diète de Ratisbonne; mais on avait décidé de rapporter à l’année 1700 l'unification du temps (6). Le 13/23 septembre 1699, le nouveau calendrier était accepté, quelques mois à peine après la mort de Weigel (31 mars) (7).

La date de Pâques et des fêtes mobiles devait être établie, d’après le calcul astronomique: 1l s'agissait, par suite, de déterminer la pleine lune qui suit l’équinoxe du printemps. Comme on manquait d’astronomes en Allemagne, Leibniz recommanda à Ratishbonne le danois Roemer, d’une célébrité européenne (8), et avec qui il était lui-même entré en relations (9). Les protestants ayant accepté la réforme romaine. il eût voulu, en revanche, faire réformer le calendrier grégorien d’après les idées de l'italien Levera, non

1. Lettres des 2/12 juillet et 1/11 octobre 1694. Genr., Phul., t. II, p. 542 et 549.Le P. Noris avait trouvé à la cathédrale de Pise « un cycle paschal qu’on dit estre de Denis le petit ». Estiennot à Mabillon, 7 avril 1691. Gicas, t. IT?, p. 204. :

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