Id., $ 8, p. 598 et Mémotre cité, p
15. Lettre à Baluze citée pl. haut, p. 241, n. 5 et Ann.Imp. 861, $ 7, 19-21, pp. 598 et 602-353. -
Toufefois, sentant que, là surtout, il ne suffisait point de détruire, Leibniz s’est efforcé de reconstruire des généalogies ayant tous les caractères d’une œuvre scientifique (1). Parti de celle de la maison de Brunswick et obligé, pour létablir, d’en rechercher d’autres, il en a véritablement semé ses Annales; bien que les trois volumes de l'édition Pertz contiennent chacun un nombre d'années de moins en moins grand, les tables généalogiques y vont croissant (2), nombreuses surtout au xe siècle (3), pour lequel, en France tout au moins, on devrait, d’après Leibniz, à défaut de l’histoire que le manque d’historiens rend presque stérile, dresser des généalogies, les origines connaissables des familles illustres remontant presque toutes à cetteépoque(4). Parfois Leibniz s’en occupe seulement en passant, surtout quand il s’agif de familles peu importantes ou n’intéressant pas directement l’Empire d'Occident (5); parfois il revient à plusieurs reprises sur la même généalogie quand il a affaire à des maisons considérables (6) ou d’un intérêt
1. Voir dans la lettre italienne au duc de Modène s. d. (127 janvier 1690} l'énumération des histoires généalogiques qu’il voulait imiter. Ms. X XIII, 181, n° 99. |
2. Il y en a 6 au t. I (768-876), 17 au t. II (877-955) et 20 au t. III (956-1005).
3. Seule la première du t. II (année 886, p. 90) se rapporte au IXe siècle et les trois dernières du t. III (années 4001, 1002, et 14008. pp. 786, 807 et 832) au XIe, soit 33 pour le seul Xe siècle |
&. « Scilicet in Gallicis nunc pro historia, quæ defectu scriptorum sterilescif, genealogiæ texendæ essent, nam in hoc seculo fere incidunt origines explora biles illustrium familiarum. » 942, $ 20, t. II, p. 259-60.
5. Exemple : origine des comtes de Salm, 776, $ 7, t. [, p. 63; des comtes de Mâcon, 880, $ 18, t. II, p. 53; des ducs d'Aquitaine, 888,$ 12, t. II, p. 104; des comtes de Dessau, 897, $ 2, t. II, p. 166; de Bérenger, roi d’Italie, 835, $ 13, t. I, p. 451-2; des ducs de Hollande, 923, $ 24, t. IT, p. 343; des ducs de Bohême, 938, $ 13, p. 472-8; des ducs de Moravie, 948, $ 35, p. 569: des comtes de Kyburg, 954, $ 18, p. 641; des comtes de Plozeka, 980, $ 10, t. III, p. 403-5, des margraves de Misnie et de Lusace, 4002, $ 28-29, p.806- 7; des rois d'Angleterre, 980,$18-19,t. II,p. 405; des dues de Savoie, Zd.,$26, p. 407; des landgraves de Thuringe et des électeurs de Saxe, 983,$ 5, t. HI, p. 439: des comtes palatins transrhénans, 997, $ 4-5, t. II, p. 669-70; des comtes de Champagne, 980, $ 23, p. 405-6.
6. Ex. : Hugues, roi d'Italie, 804,$ 8 et 926, $ 5, t. II, p. 210 et 371-2; les comtes de Rouci et de Vermandois, 928, $ 9-11, 954,8 22 et 974,$ 24, t. IT, p. 337-8 et 642 et €. III, p. 326-7; les comtes de Waldeck et de Stade, 930, $ 72, t. II, p.401-2et 969, $ 22, t. III, p. 267; les comtes palatins de Bavière, 907 $6,t. II, p. 222-5 et 955, $ 25-37, p.656-63 et surtout pour la maison d’Autri-
direct pour l’histoire de Brunswick (1); parfois enfin, ül traite longuement son sujet et ne l’abandonne qu'après lavoir en quelque sorte épuisé. C’est ce qui arrive en particulier pour la maison d’Este (2), la famille des Guelfes (3) et des Gibelins (4), les dues de Lorraine (5) et la maison sapétienne (6). La plupart de ces généalogies concernant l'Allemagne et l'Italie devaient être reproduites par Eckhart (7).
Quels sont maintenant les principes que Leibniz appliquait en généalogie? Il eût voulu que l’on recourût autant que possible aux sources (8) et il a souvent reproché aux généalogistes de ne pas citer leurs autorités (9); d'autre part, il croyait qu’on devait s’y servir des documents pour distinguer ce qui est certain de ce qui l’est moins (10). Naturellement il s’entourait lui-même de tous les renseignements que pouvaient lui fournir les historiens et surtout les
che, 824, $ 5-7, t. I, p. 334-5, 844, $ 1-2, p. 490, 862, $ 10-11, p. 616-7, 866, $ 22, p. 655-6, 869, $ 12, p. 680 et 994, $ 22, t. III, p. 606-7.
1. Ex. les ducs et les comtes de Saxe de la famille de Witikind, 821, $ 31-35, t. I, p. 341-3; 845, $ 4-5, p. 523-5 et 849, $ 13,p. 548; les Billungs, 980, 85, t. Il, p. 398,944, $ 20-23, p. 527-9, 950, $ 8-14, p. 579-83, 965, $ 51, t. II, p. 170-1 et 967,$ 31-32, p. 204-5,
2. Entre autres 823, $ 12, t. I, p. 352-3, 828,$ 12, p. 382, 876, $ 29-32, p. 752-4, 884,$ 9-10, t. II, p. 77-81, 947, $ 8-18, p. 293-8, 954, & 8-17, p. 594-600, 954, $ 28-29, p. 644-5 et surtout 960, $ 70-41, t. III, p. 48-66.
3. Surtout 819,5 8-21, t. I, p. 323-8, 821,5 ?, p. 334-5 et 984,8 11-16, &-IT, p: 435-7.
4. Surtout 902, $ 14-23, t. II, p. 200-3 et 944, $ 2-6, p. 520-3.
5. Entre autres 944,$ 1-2, t. II, p. 520-1 et surtout 959,$ 5-12, p. 30-35.
6. Principalement 864,$ 2-27, t. I, p. 598-606, 886,$ 7-68, t. II, p. 89-90, 987,$ 14, t. III, p. 512-3 et 4001, $ 33,p. 786-7. Le premier passage est un des meilleurs exemples de la façon dont Leibniz traite les généalogies, bien qu'il n’y arrive qu’à des résultats négatifs. V. pl. bas, chap. v.
7. Dans les Origines familiæ... Habsburgo-Austriacæ, V'Historia genealogica Principum Saxonicæ supertioris, Leipzig, 1721-22. Cf. Origg. Guelff., t. IV; p. 342 note.
8. « L’ouvrage du P. Steyrer est bon, car il s’est donné de la peine pour éplucher des difficultés généalogiques fort embrouillées, et & s’y est pris comme il faut, ayant eu recours aux sources, autant qu’il lui a été possible. » Lettre à Widow, 8 mai 1716. Korrx., t. III, p. 342 (Durens, t. V, p. 472-3).