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5. Lettre du S) octobre 1682, citée par BoDEMANN, p. 180, n° 636.
6. Lettre à La Loubère (core, fol. 13 ss.), 5/15 octobre 1691. = I] devait y donner divers articles historiques. V. plus bas, chap. 1v-vir.
7. Après avoir parlé d’un « collegium eruditorum », il écrit: «In magna urbe Francoforto, aut Noribergo, aut Hamburgo, aut nundinis celebri, ut Lipsia, fundamenta jacienda essent, ibi enim multa facillime communicant, quippe eodem ia loco. Et sane acta Lipsiensia, quod alia sunt pro magna parte quam talis collegir fore gratiam, si non sanctam haberentur tot diaria eruditorum. » Lettre à Paullini, 8 janvier 1692. Foucner De Canrgiz, t. VII, p. 189.
« 3. Leur correspondance commence en 1682. BoDEMANN, p. 275, n° 854.
toire du Luthéranisme du P. Maimbourg; Leibniz suivait avec intérêt la composition de cet ouvrage (1) et s’efforçait, par le landgrave de Hesse, de fournir des documents à l’auteur (2).
Sous un maitre tel qu'Ernest-Auguste, impatient de faire valoir ses droits dans sa maison et de jouer un rôle en Allemagne, Leibniz devait de plus en plus s'occuper de politique; les préférences de son maître et l’évolution naturellle de son esprit allaient décidément faire de Jui un historien (3). Certes, dans les différents écrits qu'il composa en 1682 pour appuyer l’édit de primogéniture établi par le duc (4), dans ceux qu’il dirigea contre la France après la prise de Strasbourg et surtout après le début du siège de Vienne par les Tures (5), il se montre assez partial;
4. « Incredibili voluptate legl excerptum ex opere tuo locum, qua christianæ religionis excellentiam etiam in rebus ad civilem vitam spectantibus ostendis et inter alia bellicæ quoque disciplinæ rectius inter christianos ordinandæ rationem summa prudentiæ ac gravitate praescribis. » Lettre à Seckendorf, 3 octobre 1683. STeix, p. 317. — Leibniz reprochait au P. Maimbourg de n’avoir pas lu les auteurs protestants et critique son ouvrage dans une lettre au landgrave Ernest s.d. (réponse à celle du 1/11 juillet 1681). RommeL, t. I, p. 298-9. Sur l'ouvrage de Seckendorf, v. REBELLIAU, p. 320.
2, « Je n’ay... de monumens, de ce que vous demandez, assavoir l’approbation de M. Luther et de Bucer, de Melanchton, de Melander de Nicander et de bien d’autres Predicants, de la Polygamie de mon Bisayeul le L. Philippe ». Lettre du landgrave Ernest, du 1°r février 1685. RommeL, t. II, p.68. Ces documents qu'avait réelamés Leibniz étaient évidemment pour Seckendorf. Le landgrave (lettre du 20 septembre 1691, Zd., t. 320) déclarait en avoir communiqué «en confiance » à Varillas, qui les avait livrés à Bossuet. — D’après une lettre à Seckendorf du 127 juin 1683, Leibniz espérait recevoir de celui-ci des documents. SrEIN, p. 312.
3. C’est sans doute pour les affaires politiques du due, que Leibniz alla passer « quelques semaines-» à Osnabruck. Lettre à Philipp s. d. (après le 25 février 1680). GEnr., Phul., t. IV, p. 288. C’est peut-être pendant ce voyage qu'il passa à Paderborn, où le P. Adolphe lui parla de Bucelin. Lettre à celui-ci (corr:, fol. 2).s. ‘di (après le 6 mars 1680). Ces voyages doivent, d’ailleurs, se placer en été d’après la lettre au landgrave de Fosses si d: Asie octobre ie Rommez, t. IL, p. 250:
Kzopp, t. Y, p. 183 ss. Sur l’importance de cet acte pour Se maison de: bnemici v. Gunrauer, t. II, p. 12 et A. WaDDpiNGron. l'acquisition de la couronne nogiilé de Prusse par pe Hohenzollern. Thèse, Paris, 1888; p. 216, n. 2,
5.Mars Christianissimus, 1683,traduit en français sous le titre de : Apologie: des armes du Roy tres chrestien contre les chrestiens, 1684 et, en allemand : Der allerchristlichste Mars, 1685. Krop», t. V. Cf. Guur AUER, t. IT, p. 6-10 et, sur: cet ouvrage, Lavisse, p. 373-4. paie à sin Lu
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mais d’autres opuseules témoignent de son esprit critique et de ses connaissances historiques. « Quelques reflexions sur la presente guerre de Hongrie » lui sont une occasion de combattre différentes erreurs aceréditées et qui, plus tard, entreront dans l’histoire {1). Dans des « Remarques sur un livre intitulé : Nouveaux Interests des Princes de l'Europe » postérieures à 1685 (2), il trouve l’auteur insuffisamment informé (3), parle des mémoires « fort exacts » de Mazarim et s’élève contre les erreurs des Français au sujet de l'Empereur Léopold (4) et de FAllemagne (5). Enfin, dans plusieurs écrits composés peu avant la mort de l’électeur palatin (26 mai 1685), en faveur de l'élévation à l'électorat du duché de Brunswick-Luneboure, il fait véritablement œuvre d’historien (6). Quelques années auparavant, en 1682 et 1683, il avait essayé, dans une série de petits écrits, de faire de la statistique une science (7).
A ce moment d’ailleurs, Leibniz retraçait la vie de Jean- Frédéric et se préparait à écrire l’histoire de la maison de Brunswick. A la mort du due, il s'était chargé de faire sa biographie. Il consulta les archives (8), mais moins qu’il leût désiré; il fut pressé par le temps et peu libre d'écrire à sa guise (9). De là le caractère officiel qu'on a pu