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En janvier 1677. PRANTL, p

5. « Pour moy je crois, que Ces propheties avoient pour but principalement Rome payenne, qui affigeoit alors les fideles… quant à ce que c’est que l’Ante- Christ proprement dit j'avoue mon ignorance. » Lettre au landgrave Ernest, Mars 1684. Romme, t. Hp 27e J’ay vu le livre de Monsieur de Meaux sur l’Apocalypse, qui est excellent, il suit en partie les principes de l’incomparable Grotius, quoy qu'il ait changé quelques sentimens de Grotius en mieux. J’ay du penchant à croire avec ces Messieurs que Le sens litteral de l’Apocalypse regarde Principalement Rome Payerne. Quant au sens mystique, comme il est moins certain, je n’ai rien de Solide à dire là-dessus. » Lettre au même, 27 novembre/7 décembre 1691. Id, p.248: Cf. lettre à Larroque (corr., fol. 3-4) du 21 juillet, où il loue Bossuet d’avoir «achevé de renverser ces préjugés

contrer des formules scientifiques (1) ou des dates certaines (2). Vers la fin de sa vie, il essayait cependant de trouver le sens des différents nombres de l’Apocalypse, entre autres de la Bête, que, par des raisonnements mathématiques, il identifiait à 666 (3). Quand il s’agissait, d’ailleurs, de textes religieux, son érudition était si sûre qu’on pouvait s'adresser à lui presque à coup sûr pour en avoir la solution (4). De même, son esprit était si subtil qu’il s’amusait à donner la solution d’énigmes grecques de chimie (5), ou même d’énigmes postérieures d’alchimie (6). Aussi s'est-il appliqué à interpréter les textes historiques. Il savait y distinguer le sens des mots importants (7) et en discuter la valeur propre (8), y relever et y expliquer au besoin les allégories (9). Ce qu’il avait esquissé dans les

populaires. » Il s’agit des Annotationes in Novurn Testamentum, 1644, et do l’Explication de l’ Apocalypse, 1689.

1. Dans ses remarques sur la Lettre sur l'enthousiasme, il parle d’«un Juif des Païs-Bas, qui de tout le Nouveau Yestament ne recevoit que l’Apocalypse, parce qu’il y croyait trouver la pierre philosophale. » DuTENs, t. V, p. 55.

2. «Si Mr. Whiston a raison en expliquant l’'Apocalypse mathématiquement, nous n’aurons point besoin de nous mettre en peine de rien, puisque Jésus-Christ viendra régner visiblement en terre l’an 1715. » Lettre à Th. Burnet, 22 février 1707. Geur., Phu., t. III, p. 318 (Durens, t. VI, p. 276).

3. Il écrivait à Biel, le 10 mars 1716, que, d’après Léonard Sturm, ce nombre était de 666. « A me olim notatum est, numerum agni esse quadratum 144, numerum autem bestiæ esse Triangularem, seu defectivum, nam si figura punctorum adiecta continetur vsque ad 36, summa totius trianguli, seu summa omnium numerorum ab 1.-usque ad 36. inclusive facit 666. Itaque cum omnes indisceriminatim -numeros congruos incongruosque comprehendat, numerus est Bestiæ, seu mundi in pravo iacentis.» Symb. lit. Hag., 2° cl., fasc. 3 (1781), p. 490 (FEDER, p. 245,5. d.). ;

4. Conjecture de Pellisson, sur un passage de saint Augustin, réponse de Leibniz approuvée par l’abhé Pirot, le 24 août 1691. Durens, t. I, p. 721-3 ctw729;:

5. Œdipus Chymicus. Miscell. Berol., t. 1, p. 16-22 (Durens, t.V, p. 198-202).

6. Leibnitiana, $crxxt. Fezzer, p. 222 (Durens, p. 329). Sur ces études d’alchimie,v. Guarater, t. I, p. 47. Cf. pl. haut, p. 7, n. 1.

7. P. ex. pour le chapitre de la Germanie, de Tacite, SS. BB., t. I, p. 9, n.f. qui commence par : « Vexatissimus locus varietate interpretationum » où il définit les mots principaux. De même, pour l'extrait du géographe de Ravenne, 1. IV, ch. xu1. Zd., p. 29, notes get k.

8. Ex. la discussion à propos de Francorum linea remorata est dans Île De origine Francorum, $ 12 et réponse au P. Tournemine. EcxHarT, Leges Francorum, p. 253 et 262-3 (Durens, t. IV, part. 2, p. 155-6 et 170-1).

9. P. ex. à propos de la chronique du monastère Saint-Michel d’Hildesheim .

SS. BB., t. II, n° xxxu1, préf., p. 45 (DUTENS, p. 4k-45).

notes de ses collections, au sujet des historiens qu’il éditait intégralement, il a dû le faire en détail dans ses Annales, quand les textes qu’il y eitait offraient quelque difficulté. Il y explique, par exemple, certains passages (1), donne le sens de certaines expressions (2), interprète certains mots obseurs (3), relève les interprétations diverses que lon a données du même passage (4) et s’efforce de rendre compte des allusions contenues dans certains textes (5).

Dans ces conditions, il est naturel que Leibniz se soit préoccupé d’une étude étroitement unie à la critique d’interprétation, là sémantique, qui avait été en quelque sorte constituée pour le moyen âge par le francais du Cange. Leibniz, son correspondant (6), connaissait bien ses œuvres, et admirait, entre autres, son Glossarium mediæ et infinitatæ latinitatis (1678) (7); il consulta toujours cet ouvrage dans les cas difficiles, y renvoya souvent (8), soit

1. « Ibidem additur. Eberkar (credo Eberhardum) Deo et S. Bonifacio tradidisse, quicquid ei (fortasse Bonifacio) Bernhardus comes tradidit in memoriam sui et uxoris suæ Christinæ. Senswm esse arbitror, Eberhardum propinquum traditiont Bernhardi consensisse. » Ann. Imp. 821, $ 21, t. I, p. 339.

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