‹ Leibniz HistorienChapitre 531 sur 854 · OÙ #: © ND · texte numérisé non relu

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haines (1). Pour les mêmes raisons on a accusé d’infamies les impératrices Judith et surtout Adélaïde (2), célèbres par leur beauté et leurs malheurs (3), on a prêté à la reine de France Berte la naissance d’un monstre (4), on a accusé de magie et d’alechimie le savant évêque Gerbert (5), tandis qu'on prêtaibt des actions surhumaines ou vertueuses à d'autres grands personnages des deux sexes (6). Enfin, indépendamment de la célébrité même de leurs héros, les légendes peuvent provenir d’un nom propre, par exemple un nom de lieu (7) ou de personne (8), d’un nom commun, le plus souvent un surnom (9), ou des armoiries (10), le tout par une prétendue analyse ou explication populaire. Parfois elles s'expliquent, comme la fable de la Papesse Jeanne, par le goût du merveilleux, la manie de l’imitation et ke désir des historiens de renchérir les uns sur les autres(11).

Ainsi Leibniz n’a laissé passer à peu près aucune légende médiévale sans essayer de la réfuter en même temps que de

rationes redduntur. » Il a fait dans le dernier passage une critique complète de la légende.

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