V. plus haut, p. 444, n
11. « Explosa Papissæ fabula, vnum tamen adhuc quæret veritatis studiosus, vnde nata sit persuasarie tam late vagata. Equidem de causis errorum, et in primis fabularum in Historiam insertarum non inelegans disquisitio foret, daretque quandam Logicæ ad Historiam applicationem profuturam. Multas peperit cacoethes narrandi mirabilia, leui quadam occasione adiutum. Figmentum vbi nugator aliquis in litteras retulit, cæteri imitatione Consacrant, ne rem scilicet pulchram et memorabilem ignorasse, aût neglexisse videantur. [taque sæpe auctori bono prætermissa glossator librarius suppleuit, ne scilicet labori pretium decederet. Feminas interdum in toga et sag0 pro viris fefelisse constat. » Flores, $ 74, p. 358.
l'expliquer. [1 a traité avec plus d’ampleur celles qui se rapportent à l’histoire générale, comme celle de Roland, ou à l’histoire de l'Allemagne ou de Brunswick, comme celles de Hatton de Mayence et des martyrs d’Ebstorf. La plus développée de toutes est la légende de Roncevaux. Leibniz en montre d’abord toute l'importance (1), indique qu’elle est originaire non del’Espagne, mais de la Gaule et du peuple france (2), rappelle les principales légendes qui ont trait à Charlemagne (3) et étudie successivement les différents personnages qui figurent à Roncevaux : Ganelon, le traître, qui lui paraît avoir été un personnage historique du milieu du 1x€ siècle (4), Roland surtout dans les différents monuments qu’on lui rapporte, afin de se faire une idée de sa stature (5), puis Oger le Danois, qui lui semble être un
Franc ou un Bavarois que l’on a uni plus tard à la sœur de Roland. (6).
Leibniz avait rattaché la légende de Roncevaux à celle de Hatton de Mayence (7), quinele préoecupaitpas moins (8),
1. « Neque inde a Troja capta majus uspiam fabulis argumentum poetæ invenere Roncevallensi clade cum in posteriore Europa nihil Carolo insignius nossent, innoxia fingendi libertate, nisi vera historia Romaniscorum incrustatione corrumperetur, pernicioso hodieque flagitio scriptorum e Gallia proletariorum, figmenta affectantium rebus gestis, gravibus viris tanto magis damnato, quod veri falsique limites confunduntur. Quæ sane audacia nostri quoque temporis res aliquando perturbatura est, contemporaneorum autorum nomine, apud ambiguam bonorum autorum posteritatem ». Ann. Imp. 778, $12,t. I, p. 75 (la fin dans WeGceLe, p. 647, n. 3).