‹ Leibniz HistorienChapitre 536 sur 854 · Jd., $ 5, p. 48. La même chose a eu lieu pour Roncevaux · texte numérisé non relu

Jd., $ 5, p. 48. La même chose a eu lieu pour Roncevaux

10.« Corpora cæsorum Ebbekesdorfii tumulata sunt; qui mox inter martyrs relati, ut solebant, qui in bellis contra hostes christiani nominis ceciderant, cultum posterorum meruere. » Id., $ 4, p. 48. Cf. SS. BB., t. I, préf., fol. b2. Cf. « Ad martyrii sacri honorem tunc suffecit, a paganis cæsos, pro patria occubuisse; et publica tandem veneratio accessit. » $ Z1, p. 50.

ce qu'on peut dire de certain, Leibniz essaie de démêler ce que la légende peut contenir de vrai, montre qu'on a substitué les Slaves aux Danois qui envahirent la Saxe sous leur chef Eric, dont le nom subsiste, tronqué dans le premier des récits (1), qu’on ne peut croire la légende sur le nom des évêques (2) ou des nobles (3) qui ont succombé, ni sur la manière dont est survenu le désastre (4), mais essaie d’arriver à la vérité par d’autres témoignages, rejette tous les miracles qu’on a prêtés aux prétendus martyrs et ne garde de la légende que le fait que les prisonniers d’Ebstorf ont été vendus chez les Slaves et y ont conservé leur religion (5). De ce récit il subsiste done un nom de lieu, un détail étranger au fait même et une tradition; mais l’importance de l’événement est attestée par ses conséquences (6).

À la critique d’exactitude se rattache encore celle des faits miraeuleux. Bien que le miracle puisse être considéré comme un fait, il n’est, quand il s’agit du passé, qu’un témoignage et, comme tel, il doit être soumis à la critique. Leibniz croyait à l’existence des miracles, sur lesquels se fondait la révélation (7), car il admettait une « révélation traditionnelle (8) » qui était pour lui le témoignage de Dieu (9). Il était, en effet, persuadé que l’on pourrait établir

Page 1