PRANTL., art. cité, p
2. « Facile judicas, me cùm reapse intersim consilio mei Principis, non esse libenter ab eo gradu discessurum : hoc autem futurum esset, suscepto nudo Bibliothecarii, et Historiographi munere, quo à negotiorum luce ad umbram traducerer. » Kzopp, t. V, p. 17 (Fezcer, p. 5; Durens, t. V, p. 216; Guxr- AUER, t. I, Beilage, p. 46-47). La lettre est sans date, mais Guhrauer avait déjà donné la date de 1680; elle est antérieure au 12 août, où Lincker y répond (KLopp, p. 26-27).
3. V. plus loin, p. 54 n. 1. — Ajoutons, qu'il devint — soit en même temps que celui d’Ernest-Auguste, soit plus tard — l’historiographe de George- Guillaume, duc de Celle : « Cum... GEORGIUS WILHELMUS et ERNESTUS AUGUSTUS primum pro sapiente sua æstimassent, quanti intersit res memoriæ dignas nobisque liquidas, sed tempore fugientes, in fidem posterorum stylo sisti, Leibnitium Ælegerunt..….. Quem Historiographi munere condecorarent. » SCHEIDT, De origine Germanorum. GOETTINGUE, 1750, p. XVI-11, Cf. « ut post Heri sui Clementissimi favorem, cognatarum aularum Guelpherbytanaë et Cellensis gratiam sibi etiam <onciliaret. » Origg. Gueljf., p. 33. Ainsi GumrauER, t. I, p. 69, dit à tort que la cour de Celle ne s'était pas occupée de l’histoire de Brunswick. Cf. plus loin, p. 63, n. 3. D’après Eckhart, elle ne lui aurait été donnée qu’en 1687; mais c’est à cette date seulement qu’il fait commencer les recherches historiques de Leibniz. Mure, ft» VIT, p. 1567.
%. « Je diray en passant que bien que j'aye l'inspection de la Bibliotheque de $. A. 8. mon Maistre , la qualité qu'il me donne n’est pas celle de Biblio— thécaire, mais bien celle de Conseiller de sa Cour, et ayant place dans le Conseil ou dans la Regence, il y a plus de dix ans, j’y suis même un des premiers. » Lettre au landgrave Ernest, 20 mai 1688. RommeL, t. II, p. 169.
5. « Ayant esté chargé de travailler... avec assez d'application à ce qui regarde les droits de la maison, cependant ses droits et son histoire ayant beaucoup de connexion, j'ay esté souvent obligé d’éplucher l'histoire ausst, et comme je voyois que des sçavans revoquoient en doute la connexion ou origine commune masculine des maisons de Brunswick et d'Este, dont l’éta blissement étoit d'importance pour la conservation des droits anciens de Ja maison, j’entrepris un voyage en Italie pour cela par ordre de feu monselgneur l’Electeur. » Lettre à Eleonore -d’Olbreuse, duchesse de Celle, 3 Janvier 1699. Z. d. h. V. f. N.1899, p. 140.
demment en cette double qualité d’historiographe et de conseiller qu’il devait, peu avant la prise de Strasbourg, assister l'ambassadeur de Brunswick, « M. de Grote, à Francfort où il y aurait quelques discussions de droit et d'histoire à faire, concernant les fiefs des Eveschés et autres frontières (1) ».
Cependant, si Leibniz eut les fonctions d’historiographe de la maison de Brunswick, jamais il n’en porta le titre. À part la lettre latine que nous avons citée, où le mot historiographe remplace sans doute celui d’historien, jamais Leibniz ne s’est donné d’autre titre que celui d’historien de la maison de Brunswick (2); aucun document officiel ne lui accorde celui d’historiographe. Bien plus, la preuve que Leibniz ne le possédait pas, c’est qu’en 1713 Eckhart reçut la charge d’historiographe sans que Leibniz ait songé à protester, peut-être même avec son assentiment (3), et que, alors que celui-ci était nommé conseiller, le premier est officiellement qualifié d’historiographe (4).
Leibniz avait là de nouvelles fonctions qui pouvaient satis-
1. Lettre à la Loubère (corr., fol. 8 vo), s. d. (réponse à celle du 14 mai 1682). Cf. lettre au landgrave de Hesse s. d. (10/20 novembre 1684). Rommes, t. II, p. 52 (GunrauERr, & IT, Berl., note 3). La prise de Strasbourg est du 28 septembre 1681.
2. « Je n'ay jamais pris et ne prendray pas la qualité d’historiographe. » Lettre à Eléonore, citée plus haut, p. 43, n. 5. Dans une lettre à Ernest-Auguste s. d. (décembre 1692), il fait des vœux pour que le duc «puisse jouir longtemps de toute sa gloire, à laquelle je prends moy même autant de part qu'aucun de ses sujets, tant en qualité d'Historien qui jouit de l'éclat de la matière qu’il traite, qu'à cause de la connaissance » qu’il a des faveurs du prince. Kzcopp, t. VI, p. 363. — Cependant, en vertu même de ses fonctions, ce titre lui a été donné par son secrétaire Feller (S. VW. L., p. 21-22) et par son successeur à la bibliothèque de Hanovre, Scheidt, qui a écrit, en disant qu’Ernest- Auguste s’occupa des origines de sa maison : « Atque hine factum, ut Historiographi provinciam Leibnitio mandarint Serenissimi Duces, idque novi muneris in eius gratiam largo stipendio mira liberalitate exercerint. » Origg. Guelff., t. T, p. 37. CF. plus haut, p. 45, n. 3. Par suite Kzorr, t.VI, P-VII-VINH, et HanNacx, t. I, p. 35, ont parlé de sa charge d’historiographe.