V. plus bas, chap. vrr
&. « Unser Geheimbter Justiz Rath Leibniz durch Unsern Historiographen
Eckhard ». George I°r au gouvernement de Hanovre, 21 avril 4716. Dæ8ner, p. 161.
faire son besoin d'activité. C’est peut-être pourquoi il ne Songea plus désormais à quitter Hanovre. Avant.la mort de Jean-Frédéric, il paraît, en effet, avoir renouvelé ses négociations pour entrer au service de l'Empereur comme historiographe, car il se faisait recommander au chancelier Hocher (1), insistait auprès de lui sur ses connaissances Juridiques et proposait de rédiger un Codex Leopoldinus (2). Apparemment il n’avait pas encore, pour se recommander, d'œuvre historique à citer. Plus tard, quand il apprit la mort de Lambeck, il demanda la place de bibliothécaire, mais, satisfait des charges qu'il avait à Hanovre, il n’aurait quitté le Brunswick que si l'Empereur lui accordait le titre de conseiller aulique et des avantages au moins égaux à ceux qu'il avait à Hanovre (3). Déjà Lambeck état remplacé et Leibniz ne pouvait guère espérer être aussitôt reçu du conseil aulique (4); aussi, bien qu’il fit valoir plus tard à Vienne sa connaisance des mines (oi, ne songea-t-il pas à changer de résidence et s’occupa-t-il des intérêts du Brunswick.
Leibniz venait imprudemment de s'engager dans l’histoire, qui devait le faire dévier de la voie des sciences naturelles où il avait semblé s'engager jusque-là (6). Ce travail, qu'il considérait sans doute comme accessoire, « ne tarda pas à être considéré comme la plus importante de ses fonctions (7) ». « Dès lors Leibniz avait un boulet rivé au pied, qu’il devait traîner toute sa vie (8) ». Il convient done de voir avee quelque détail dans quelles conditions il s’était
1. Réponse de Lincker, 28 juillet 1678, où il est question d’une lettre envoyée à Hocher. Kzopp, t. V, p. 13.