‹ Leibniz HistorienChapitre 582 sur 854 · Lettre à Ch. Schrader (corr., fol. 67), 9 février · texte numérisé non relu

Lettre à Ch. Schrader (corr., fol. 67), 9 février

3. Lettres à Boinebourg, 2/12 septembre 1692. FEDEer, p. 392: à Reffuge (corr., fol. 10 et 14), 20/30 mai 1697 et 23 décembre 1698: à Muratori, 27 février 1715 et 30 janvier 1716. Camponr, p. 216 et Durens, t. IV, part. 2,

4. « Apud veteres nobilitatis vera sedes erat in urbibus,et nunc quoque, apud italos Magistratu in illis nobilissimi quique fungi solent. Ut pene verear ne ad veteris Germanorum barbarici reliquias pertineat, nobilitatem relegare ex urbibus et rari tantum quærere. Fatendum tamen est non paucas familias nobiles in urbibus negligentia quadam degenerasse, omisso annorum usu, questu minus decoro, et matrimoniis promiscuis. » Lettre à Büttner (corr.…. fol. 200), s. d. (après le 9 mai 1706).

5. A propos d’Ezo, palatinus regni Lothariorum, il parle des comtes palatins, qui «etoient des princes d’une dignité mediocre c’est-à-dire au-dessous des ducs, mais au-dessus des simples comtes. Avec le temps le palatinat de Lothier et celui de la France orientale ont été unis et. même l’extinction de la famille de Franconie a fait qu’une partie de leurs droits a passé à ces Comtes palatins, ce qui les a rendus si considerables et egaux aux ducs, surtout dans la personne du frere de l'Empereur Frederic I. » Lettre à Greiffencranz (corr.…. fol. 243-6),24 avril 1710. Il en reparle, SS.BB., t. I, n° xxvit, préf, fol "dis:

6. Dans une lettre à Kress (corr., fol. 5 vo), s. d. (après le 14 juillet 4712), il parle des privilèges accordés aux villes par les ecclésiastiques et donne comme exemple l’évêque Burckhard à Worms sous Henri le Saint, d’après Ditmar. C’est là, suivant Leibniz, l’origine de la liberté des villes.

7. G. Guil. Leibnitiü Meditationes Historicæ de iniiis ducatus Sazxoniei ejusque et aliorum imperit Germanici ducatuum vera origine ex schedis autgraphis autoris nuncprimumeditæ. Pisrorius (Wilh. Friedr. von), Amænitates historico-iuridicæ, Francfort et Leipzig, 1753,t. VII-VIII, p. 3011-32 (Brouillon, Ms. XIIT, 828 © avec coupons). -

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c’est là une théorie qui est personnelle et sur laquelle 1l a souvent insisté (1). Dans son grand ouvrage, il s’est préoccupé de rechercher l’origine du régime féodal; il étudie la question en maint endroit (2), en particulier à propos du capitulaire de Kiersy-sur-Oise, qu’il analyse très Judicieusement, n’y voyant pas l’origine de la transmission hérédiiaire des offices (3), et, à l’occasion des pouvoirs du duc de Lorraine: Brunon, expose la constitution de la puissance séculière des évêques (4). Il examine à plusieurs reprises quelle autorité avaient les dues (5), les missi (6), les

somtes et leurs vicaires (7), les centeniers (8) et les ministe-

1. On la trouve pour la première fois dans une lettre à Ch. Schrader (corr., fol. 10, r°) s. d. (après le 9 novembre 1690), où il écrit d’Ecbert :« C’estoit sans doute un des plus puissans seigneurs de Saxe et... du nombre de ces comtes principaux qui estoient Missi Regis et avoient..… la meme proportion aux comtes ordinaires que les Archeveques avoient aux Eveques et par consequent faisoient en effect la charge de dues. Ces Missi ou commissaires rovaux qui estoient les chefs des Comtes ont pris peu à peu la qualité de ducs, et on les appeloit déjà ainsi lorsque les Empereurs et Rois ne les reconnoissoient pas encore temoin non seulement Ecbert mais meme Ludolphe; et J'ay-trouvé la meme chose in Ducatu Allemanniæ. Ainsi c’est des Misses que les Dues que Charlemagne ne vouloit pas, ont esté ressucités en Allemagne. » Vers la même époque, il l’exposait dans l’Entw. d. welf. Gesch. PerTz, t. IV, p.245. Plus tard, il en parle dans les lettres à Bierling, 30 janvier 1711. Genr., Phil, t. VIT, p. 493 (Korru., t. IV, p. 28-29; Durens t. V, p. 365) ; à la Croze, 16 Septembre 1713. Korru., t. I, p. 428 (Durens, p. 506). Cf. Ann. Imp. 849, $7,t. I, p. 546, 892, $ 8 et surtout 912, $ 1, t. II, p. 135 et 252-3. On pourrait citer bien des faits historiques à l'appui de cette théorie : Chr.PrISTER pense que le comte Régnier, qui s'intitule #issus dominicus et qui est qualifié de marchio et demarcus, était due de Lorraine en 910. Ann. de l'Est, juillet LOST ESS:

2. Passage cité pl. haut, p. 576, n. 7, et Ann. Imp. 911, $ 11, t. IL, p. 313. 3. Id. 877, $ 14-19 et 30, t. IL, p. 8-10 et 14-15. Au $ 19, p. 10, il écrit : « Ex his intelligimus, jam tum in morem vel jus abisse, ut filii comitum cæterorumque vassallorum in paternos honoves surrogarentur. Neque enim nova tunc jura condita putandum est ; quanquam fortasse tune primurn mos in SCripturam transicrit ». En France, Cordemoy était arrivé aux mêmes conclusions (REBELLIAU, 0. c.) : il est douteux que Leibniz, qui savait comment se codifie le droit (v. pl. haut, p. 576, n. 7), ait puisé chez lui ce renseignement.

h. Id. 953,$ 17-19, t. II, p. 630-2.

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