‹ Leibniz HistorienChapitre 591 sur 854 · Id. 4002, $ 16-20, t. III, p · texte numérisé non relu

Id. 4002, $ 16-20, t. III, p

14. Il donne une épitaphe en disant :« Adjecimus, ut appareat, quam barbara tune Roma fuerit, mente linguaque. » Id. 987, $ 8, &. II, p. 168.

dictionnaire « semblable à celui de M. Furetière où les termes des arts et métiers fussent expliqués (1) », qui désirait « qu’on traitât les jeux en sciences (2) » et étudiait luimême ceux de l’antiquité, du moyen âge et des temps modernes (3), qui connaissait toute limportance des grandes inventions (4), qui recherchaït les origines de la découverte de la circulation du sang (5) et de l’invention de l'imprimerie (6), et qui connaissait les effets de la poudre à canon sur l’armement et les soldats modernes (7) s’est naturellement préoccupé des découvertes et de l’état des connaissances au moyen âge. Dans ses Annales il décrit

4. Lettre à Th. Burnet, juillet 1701. Kcopp, t. VIII, p. 273.

2. Lettre à Spanheim, 15 décembre 1705. Bonemann, p. 294 et Kropp, t. IX, p. 185. Cf. «Je voudrois qu’un habile homme traitât en Mathemaiicten et en Physicien de toutes sortes de jeux. L'esprit humain brille dans les jeux plus qu’en toute autre chose. » Lettre à Remond de Montmort, 26 août 1714. Geur., Phil, t. II, p. 621 (Durens, t. V, p. 17) et Leibnitiana,$ Lvir. FELLER, p. 165 (Durens, t. VI, p. 304). Leibniz jouait lui-même aux échecs. Lettre à Sophie, 31 janvier 1714. Kzorp, t. IX, p. 426.

3. « Un évêque de Tournai, nommé Balderic, qui vivoit dans l’onzième siècle, à laissé une Chronique de Cambrai, où il parle d’un jeu d’Evêque, inventé par l’Evêque Wichaldus; les vertus et les passions y entrent, mais on a de la peine à le déchiffrer. On trouve certaines Rhitmomachies dans les vieux Manuscrits, et le duc Auguste de Wolfenbuttel, Grand-Père de celui d’a present, ayant publié son Livre en Allemand sur les Echecs, on y joint un tel ancien jeu. » Lettre à Remond de Montmort. (Pierre, d’après GUHRAUER, t. II, Beul., p. 25-26), 17 janvier 1716. Dutens, t. V, p. 28. La suite de la lettre parle d’autres jeux modernes. — Sur différents jeux des Chinois, des Grecs et des Romains, Leibniz a écrit | Annotatio de quibusdam ludis. Miscell. Berot., &.I, p. 22-26 (Durews, t. V, p. 209-11). Il parle encore du jeu des larrons dans une lettre à R.-Ch. Wagner du 4 septembre 1708. À.ÿf. G. d. Ph., t. I, p. 82. Cf. CoururAT, note xvir, p. 581-3.

4.« Celuy qui inventa l'imprimerie, decouvrit l’usage de la Boussole et qui fit connoistre les vertus du Quinquina, à plus contribué à la propagation de la connoïissance et à l’avancement des commodités utiles à la vie, et a sauvé plus de gens du tombeau, que les fondateurs des Colleges et des Hopitaux et d’autres monumens de la plus insigne charité qui ont esté elevés à grand frais.» Nour. Ess., 1. IV,'ch. xu, $ 72. GEnr:.Phil., t. V, p. 436.

5. Lettre à la Croze, 2 décembre 1706. Korru., t. I, p. 386 (Durens, t. V-483). Il l’attribue à Michel Servet, qu'il avait un moment confondu avec Fra Paolo, de l’ordre des Serv1; il répara son erreur : lettres à Th. Burnet, 7 17 mars 1696 et 2/13 février 1700. Gexr., Phil., t. III, 177-8 et 267 (Durens, t. VI, p. 234 et 265).

6. Lettre à Tentzel, 29 mars et 9/20 février 1700 et 27 juin 1701. BODEMANN, p. 329; à Bourguet, 11 avril 1710. Geur., Phu., t. III, p. 553 (Durens, t. VI, p. 209). La question lui tenait tellement à cœur qu'il s’en occupait encore à la veille de sa mort : lettre à Hertel, 28 octobre 1716. BurckHarp,t. IT, p. 3484

7. Lettre au landgrave Ernest, 4/14 août 1683. Rommez, t. I, p. 351,

lPhorloge envoyée à Charlemagne (1), la earte où était figuré le lieu de la première victoire des Saxons sur les Hongrois (2), il examine les effets du feu grégeois et le compare à la poudre (3); il étudie la question des antipodes à propos d’un évêque nommé Virgile (4), examine l’état de l'astronomie au moyen âge au sujet d’un prétendu télescope (5), développe celui ds mathématiques et l’origine des chiffres arabes à l’occasion de Gerbert (6). Malheureusement, la pénurie des renseignements et la torpeur scientifique du moyen âge bornent là sa contribution à l’histoire des seiences.

Il n’a guère traité des arts, mais pour des raisons bien différentes. On a remarqué qu'à Nuremberg, où il a habité et est venu pendant ses voyages, 1l n’a guère prêté d’attention aux monuments du moyen âge (7); jamais il n’a fait allusion à ceux de la ville d’Hildesheim, le Nuremberg du Nord de l'Allemagne, où il est allé si souvent. Lui-même se plaignait de manquer d'imagination (8). Bien qu'il ait contribué à fonder l’esthétique moderne (9), qu’il connût Putilité de la peinture et de la sculpture (10), Leibniz semble avoir manqué de sens artistique (11). C’est là, éroyons-nous, te qui explique l'absence à peu près complète des arts représentatifs dons ses ouvrages d'histoire

Ann. Imp. 807, $ 6, t. I, p. 247-8.

T4. 933, 822, t: Il, -p" 429.

. 14.811, $ 22 et 9414, $ 18, tt. I, p. 281-2 et t. II, p. 508. . Id. 769, $ 6, t. I, p. 19-20, qu’il termine ainsi : « Facit scientiæ amor, cujus Virgilium non expertum fuisse apparet, ut rem discutere a cura mea non alienum putem. »

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