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3. Il écrit à Ernest-Auguste, s. d. (décembre 1692), que «le fleurissant eStat de ses mines semble avoir esté réservé exprès à son temps pour faciliter des grands desseins. Aussi ay-je remarqué que la ville d’'Athenes dans son lustre, le Roy Philippe pere du grand Alexandre, Hannibal faisant la guerre aux Romains, eurent le bonheur de jouir de mines tres riches. » NE P. 362. Il avait déjà dit la même chose dans les Considerations sur les Interests de la Sme M. de B. et ajouté : « L’on sçait Ce que la Monarchie d'Espagne doit à la mine de Potosi dans le Perou: et les Marquis de Misnie sont fort redevables à la decouverte de celle de Freiberg, qui mirent Frederic le Belliqueux en estat d’obliger l’Emperreur Sigismond (en lassistant contre les Hussites) et d’acquerir l’'Electorat et le Duché de Saxe. » ID., p. 272. V. aussi plus haut, p. 221, n. 9.

4. V. plus haut, p. 83, n. 5 et 7. Leibniz se recommandait volontiers de ses connaissances dans les mines: cf. pl haut, p. 63, n. 9.

5. Lettre à Blume s. d. (janvier 1688). KLopp, t. V,p. 369-70: à Platen, s. d, (12 avril 1688), p. 379: au landgrave Ernest, 22/12 février 1692. ROMMEL. t. II, p.400: à Boinebourg, 2/12 septembre 16953. FeDEr, p. 393-4: à Th. Burnet, 8/18 mai 1697 et 20/30 janvier 1699. GEHR., Phu\t. II. p. 201 (Durens, t. VI, p. 350) et 244-5. ’ ‘

6. « Le règlement des monnayes... est une matiere que J'ai étudiée peut-être autant que qui que ce soit. J’ai fait tant de remarques là-dessus, qu'il me scroit aisé d'en faire un volume, à cause que l'affaire à été souvent agité: dans la Diéte générale de l'Empire et dans plusieurs Diétes de Cercles. » Lettre à Buraet, 7/17 mars 1696. GEuR., Phil., t XII, P. 177 (Durens, t. VI, p. 233), Leibniz n'exagérait pas: v. BODEMANN, Handschriften, p. 171-2.

7. «In Anglia autem dum plus multo pecuniæ quotannis emittitur regno. quàm recipitur, verendum est, ne exhaustis loculis turbæ oriantur tandem vix sedandæ, nisi intempestiva pace. » Lettre à son frère, 1697. Feper, p. 116 (Durens, t. V, p. 564). ES

8. «Il n'importe point quelle valeur on donne à la monnaye d'argent fin par rapport aux livres et autres mernoires imaginaires, pourvu qu’on propor-

philosophale ne pourrait que diminuer la valeur des métaux ‘ précieux et, par suite, leur enlever toute la valeur qu'ils offrent pour les transactions (1).

Avec de telles conceptions, il est naturel que Leibniz se soit préoccupé en histoire des faits économiques, bien que la matière et surtout la forme de son exposition ne lui en donnassent guère l’occasion. Dans son grand recueil d’historiens, à propos d’une chronique de Guslar, ilcherche les commencements des mines de Saxe (2)et, au sujet des anciennes lois de Brunswick, étudie l’origine delasalaison du hareng (3), dont il avait déjà, dans sa jeunesse, constaté toute l’importance pour les Hollandais (4); toutes les fois qu’il le peut, il examine la valeur des monnaies citées par les historiens (5). Dans ses Annales, 1l s'occupe de questions analogues, concernant surtout l’industrie et le commerce, il y parle, par

tionne la valeur de l’argent aux marchandises par un tarif raisonnable, du : prix des choses; car je trouve qu’on ne sçauroit bien régler la monnaye, Sans régler en même tems le prix des marchandises et du Commerce, au moins en partie; parce que l'argent est lui-même une marchandise et je trouve qu’on commet un Cercle en Logique quand-on veut estimer la valeur d’une piece d'argent par la monnoye ». Lettre à Burnet, citée plus haut, n. 6.

1. « Mea sententia si qua est ars aurifica et argentifica, tam facilis, ut fertur. et fructuosa supprimenda esset multojustits quàmvitri malleabilis inventum, quod Tiberio bilem intempestivè concitasse fertur. Nam ubi emanaret in vulgus (quod vix evitari potest, si magna auri pondera quærantur) genus humanum privaretur melioris monetæ commodo, sanè magno. Aurum enim et argentum portatilia et sectilia et non adulteranda, collybisticæ schedulæ loco sunt per orbem, quam nemo notus ignotusve refutat, et multum in exiguo pretii est. Sed aucta nimium copia perfectorum metallorum, ad æs et libram redeundum foret, et (uti non ita pridem in Suecia) pecunia à rustice ex venditis in urbe agelli fruetibus quæsita, non marsupio, sed carro domum referenda. » Œdipus Chymicus. Miscell. Berol. 1710, p. 17-18 (Durens, t. V. pe 4109)

« St cette benoïste pierre

Qui peut seule enrichir tous Les rois de la terre, ne servait qu’à fatre de l’or elle seroit dommageable, car le prix de l’or tomberoit. ce qui nous priveroit de la commodité que ce metal donne, en fournissant une monnoye de beaucoup de valeur en peu de volume ». Lettre à Sophie, 12 novembre 1701. Kzoprp, t. VIII, p. 301-2.

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