‹ Leibniz HistorienChapitre 609 sur 854 · V. pl. bas, chap. vi. L · texte numérisé non relu

V. pl. bas, chap. vi. L

2. («Quam enim aliam ob Causam legimus vel audimus historias, quam ut imagines eorum in memoria nostra depinguntur ». Syst. theol. édou citée, p. 102.

5, Id p 9210: pl. haut, p.381, n.1-3et surtout Unvorgr. Ged.,$ 5-8. Durexs, t. Vispart. 2, p. 7:a 9. Cf. Coururar, p. 85-90 et pl. haut, p. 388-389.

h. Ex. dans Coururar, Opusc., p. 34.

9. CouTuRrAT, Logique, p. #71 (citations, p. 468, n. 2). CÊ. Quid sit Idea. GEHR., t. VII, p. 263-4.

6. CE les différentes définitions de lPanalogie données par E. Récéyac dans l’Essai sur les fondements de la connaissance mystique, thèse, Paris, 1897, P. 131, note 1, dont celle-ci qui lui est personnelle : « L’analogie proprement dite consiste dans une association d'images que nous faisons en vue de percevoir un rapport existant hors de nous ou dans une autre partie de notre conscience.»

aussi toute l'importance de l’analogie (1). Dans l’induetion, disait-il, comme nous ne pouvons examiner tous les phénomènes, nous devons en choisir quelques-uns et supposer, par analogie, qu’ils sont semblables à ceux que nous négligeons (2). L’analogie, d’ailleurs, est fondée sur la supposition de la concordance ou de l'opposition de certaines Ghoses en des points voisins de ceux où nons constatons lune et l’autre (3). ILen est de même dans les choses morales en dehors de l’histoire (4) et, dans celle-ci, pour le présent et le passé que Leibniz rapproche et explique constamment l’un par l’autre (5).

Après s'être représenté les différents faits par l’imagination, l'historien doit, pour les ordonner, se poser méthodiquement des questions. C’est la seconde condition de la construction historique; elle n’est pas moins importante que la première, car elle permet à l’auteur, non seulement de ne pas se laisser dominer par les faits, mais surtout de ne pas se trainer en quelque sorte à la remorque des documents. Ce procédé, Leibniz l’a connu aussi : nous l’avons vu concevoir d’abord la généalogie, puis l’histoire de Brunswick et arriver à en réunir, puis à en publiér les matériaux (6); d’ailleurs, soit dans ces œuvres historiques,

LEVÉ pl bas Chap vr.

2. « Superest methodus investigandi per inductionem, sed cum omnia percurrere nequeamus, artis est eligere præ cæteris examinanda, et hoc jam reducitur ad Analogiam ». CoururaT, Opuse., p. 174.

3. « Analogia autem in eo fundatur, ut quæ in multis conveniunt aut Opposita sunt, ea in datis quoque vicinis ad priora convenire aut opposita esse suspicemur. » Zbid.

4. Sur les choses «qui ne tombent pas sous nos sens », il écrit :« Elles ne sont capables d'aucun temoignage, comme sur l'existence de la nature des Esprits, anges, Demons, etc. sur les substances corporelles qui sont dans les planétes et dans d’autres demeures de ce vaste univers, enfin sur la maniere d’operer de la pluspart des ouvrages de la nature, et de toutes ces choses nous ne pouvons avoir que des conjectures, où l’Analogie est la grande règle de la probabilité ». Mouv. Ess., I. IV, t. XVI,S 12, GEur., Phil, t, V, p. 453.

5. Ex. rapprochement entre des coutumes grecques, germaniques et siamoises. Ann. Imp. 787, $ 8, t. I, p. 132; des coutumes germaniques et abyssines, 853, $ 6, p. 558; les fortifications et les palanques, 869, $ 2, p. 677; les Hongrois et les Tartares, 909, $ 1, t. IT, p. 231; les Hongrois traversant les fleuves et Hannibal franchissant le Rhône, 955,$ 4, p. 647. CE. pl. bas, chap. vi.

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