‹ Leibniz HistorienChapitre 611 sur 854 · En particulier en linguistique. V. pl. haut, D'ho28-n · texte numérisé non relu

En particulier en linguistique. V. pl. haut, D'ho28-n

4. LaANGLors et SerGNoros, p. 181, n. 1. — Réciproquement Leibniz disait +

Est ergo definitio hypothesis quædam, de Cujus veritate disputari non debe 6, sed tantum an sit apta, clara, prudenter assumta». CoUTUuRAT, Opuse., p. 242.

5. « Hypotheses sunt propositiones sive universales sive Singulares theoreticæ sumtæ ex sensu et ratione ». Pensées sur l'Encyclopédie d’Alstedt. Korru., t. III, p. 269 (Durens, t. V, p. 184).

6. Lettre à Conring, 19 mars 1678. GEHR., Phil, t. 1, p. 196 (cité par Cou- TURAT, p. 268, note 1). « Quoyque je recommande l'experience, je ne meprise point les Hypotheses probables. Elles peuvent mener à de nouvelles decouvertes et sont d’un grand secours à la memoire ». Nouv. Ess., 1. IV, ch. xu, $ 78, Id., t. V, p. 426. — Leibniz parait viser ici surtout les hypothèses représentatives. Il en connaît l’utilité Comme. le prouve ce qu’il dit de l'hypothèse des atomes pour la physique. Lettre à Remond juillet 1714. TR CAES

p. 620 (Durens, t. V, p. 16). Cf. Pl. haut, p. 382, n.4.

certaines, en appelant conjecture ce qui est conjecture (1. Il voyait une étroite analogie entre le rôle des hypothèses dans ces deux ordres de sciences (2); il eroyait aussi que l'hypothèse ne pouvait pas y être absolument libre, puisqu'elle devait s'appuyer sur des faits et eoncorder avec ceux qu'on connait déjà (3). D’une manière générale l’hypothèse est d'autant plus probable qu’elle est plus simple et qu'elle explique plus de faits (4), car Dieu a choisi parmi les mondes possibles « celuy qui est en même temps le plus simple en hypothèses et le plus riche en phénomènes (5) »

1. « Cæterum 6go putem etiam conjecturas ipsas nou esse omnino spernendas qui ôptem extare conjecturas doctorum virorum de rebus magni momenti, sed hoc curandum est, ut conjecturæ a certis separantur, et quod conjectura est, conjectura, SCapha scapha appellatur.» Lettre à Repair 49 novembre 1715. Korta., t. I, p. 185 (Durens, t.. II, part. 2, p. 72). «At nobis etiam conjecturæ summorum Virorum pretiosæ esse debent ». Lettre à Magliabechi, janvier 1686. Epistolæ, t. 1, p. 3 (Durens, t. V, p. 80). « Les conjectures des habiles gens ne sont point à mepriser, pourvu qu’elles soient intelligibles ». Lettre à Bloch, 20 juillet 1698. Feper, p. 361. « Interim non inutiles conjecturæ; nam ita quædam non spernenda eruuntur, alia etiam minüs Certa, tamen non malè annotantur, in ulterioris éxaminis gratiam; firmandà aliquando aut rejicienda, crescente paulatim luce. » Lettre à Ludolf, 6 avril 1699. (Durens, t. IV, part. 2, p. 210 et t. VI, part. 2, p. 89).— C’est pourquoi, sans doute. les paradoxes ne déplaisaient pas à Leibniz : « Amo enim legere tales paradoxologos : multis enim inanibus bona quædam admiscere solent ». Lettre à Fabricius, 8 décembre 1711. KorrH., t. I, p. 151 (Durens, t. V, p. 295). Cependant il s’en défiait. V. WeceLe, p. 673, n. 2. Cf. : « J'attends de bonnes choses de l'Histoire de France du R. P. Daniel; son premier tome me le fait juger; il semble cependant qu'il affecte un peu trop à s’écarter des sentiments d’autruy. » Lettre à Lelong, 9 avril 1708. Ed. p. 70. Il le cite Ann. Imp. 4005, $ 17,t. III, p. 875.

2. V. CourTurarT, p. 268, qui cite ce passage à la note 2. — Déjà en 1674, il écrivait : « Ars faciendi Hypotheses, sive Ars conjectandi diversi generis est, huc pertinet ars explicandi Cryptographemata, quæ pro maximo haberi debet specimine artis conjectandi puræ et a materia abstractæ unde exempla regulæ duci possunt quæ postea etiam materiæ applicare liceat ». Zd., Opusc., p. 174. En 1716, il écrira encore : « Ars expiscandi humani animi revera est ars conjecturandi,quæ sæpe numero fallit et quia nimis illi fidem habet, temere subinde judiciis exponitur. » DUTENSs, t. V, p. 189.

. « Pour dire aussi avec Mr. Descartes, qu’il est presque libre de supposer ce : ’on veut; il ne suffiroit pas que chaque supposition pût enfin mener à notre Monde, car elle pourroit être si éloignée, et le passage de l’un à l’autre pourroit être si long et si difficile, qu’il seroit impossible à l'esprit de l’hommë de le suivre et de le comprendre ». Suite de laréponse aux reflexions sur les conséquences de quelques endroits de la Philosophie de Descartes, 1697. GEunr., Phil, t, IV, p. 341 (Durens, t. II, p. 253).

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