VW CouTURAT, Logique, L. c
5. Discours de métaphys., $ Vi. GEHR., Phil. t. Ne 431, Cité par CouTURAT p. 237. Cf. T'héodicée, $ 208. Id., p. 241. - *
cette simplicité et cette fécondité sont, en quelque sorte, l'application du principe de la moindre action ou de la simplicité des lois de la nature reconnu par Leibniz (1).
Tel est le rôle; tels sont aussi les caractères de lhypothèse en histoire. Toujours nécessaire, notamment dans certaines parties de l’histoire ancienne (2), elle l’est. aussi dans l’histoire du moyen âge, à cause de l’insuftisance des sources (3). Leibniz allait même jusqu’à attribuer à l'hypothèse en histoire le même rôle qu’en astronomie, où la seule hypothèse qui satisfait convenablement à tous les phénomènes est tenue pour vraie; écartant toutes celles qui ne répondaient pas aux données complètes des problèmes historiques, il se déclarait pour celle qui restait (4). Scheidt, se rapportant à cette théorie, croit que Leibniz “emande aux historiens d’imiter les mathématiciens, qui tirent leurs démonstrations, non seulement d’axiomes cerbains et indubitables, mais quelquefois même d’une hypothèse, il reproche à Leibniz d’avoir confondu la condition de l’histoire avec celle des sciences exactes, où l'hypothèse n’a de valeur que parce qu'il s’agit de vérités c'e raison, tandis que l’histoire est fondée su* le témoignage (5).
1. GouTuraT, pp. 229, 231 et 5775. — C'est ce principe qui lui fait rejeter les miracles superflus (v. pl. haut, p. 538, notes 7-8 et 545, n. 2) et même hypothèse newtonienne de l'attraction où il voyait ou un miracle ou une qualité occulte comme celle des scholastiques. Lettre à Liebknecht, 9 septembre 1716. Korrx., t. I, p. 234 (Durens, t. II, part. 2, p. 95).