‹ Leibniz HistorienChapitre 618 sur 854 · V. pl. haut, p. 374, n. 2 et p. 496, notes · texte numérisé non relu

V. pl. haut, p. 374, n. 2 et p. 496, notes

3. Ex. à propos d’une ambassade envoyée à Louis le Pieux : « Causa per neglegentia scriptorum intercedit ». Pour la tyrannie de Charles-le-Chauve, pour la prise de Lyon. Ann. Imp. 826, $ 7,t. I, p. 368; 858, $ 5, p. 579 et 993, $ 24, t. III, p. 595. Cf. pl. haut, p. 605, n. 2.

4. N. pl haut, p. 611, n. 2, exemple de l’élection de Conrad Ier rapportée à sa parenté avec les Carolingiens par analogie avecles autres princes du temps, Louis fils de Boson, Bérenger, Guy et Lambert, Eudes et Robert. Zd. 9414, S21 TD D 228; :

5. Lettre à Gehr. Meier (corr., fol. 40-41), 146 décembre 1692.

6. « Res magnæ, præsertim quæ ad religionem referuntur, exiguis sæpe numero oriuntur initiis. » KLopp, t. II, p. 212.

7. Mémoire de juillet 1692. Z. d. h. V. N. 1692, p. 21. Cf. à propos du retour de fortune de la France : « Equidem non miraculis, sed causis, etsi occultis, magnas conversiones procurat Deus. » Lettre à Cuper, 26 octobre 1709. Bassca, p. 28.

8. « Quemadmodum in forensi controversia multa per litigantes et sollicitatores fiunt apud judices, quæ nuspiam apparent in scripturis, neque in acta referuntur; quum et fœminarum blanditiæ et auri splendor sæpe plus legibus et testimoniis valeant : ita pleraque latent in potentum actis, causisque negotiorum, præsertim quum sæpe exigua et inobservata majorem opinione vim habeant. Sic fortè vox falsior relata vel ficta,Principis aut rerum Ministri animum pupugit, aculeumque reliquit; unde occulti stimuli odiorum et

invisibles qu'ils sont, donnent le mouvement et le branle à la machine (1) ». Aussi leur importance est-elle loin de se mesurer à leur valeur relative : le boulet qui a tué Turenne a changé la face de la guerre de Hollande, cependant la modification de sa trajectoire dépendait de peu de chose (2). Sur la cause du renversement des whigs pendant la guerre de succession d'Espagne, Leibniz est bien près de croire à lPinfluence du verre d’eau de la dyMalborough (3); sans doute Leibniz eût cru avec Pascal à l’effet du nez de Cléopâtre sur les destinées du monde. Dans ses Annales, il donne, d’après Eginhard, comme cause de la conjuration de Thuringe le mécontentementd’un noble (4): il attribue la conjuration de Pépin le Bossu à l’enlèvement d’une jeune fille (5).

D'une façon générale, il est très difficile de connaître toutes les causes des phénomènes (6); il est particulière-

vindictæ, quæsitis in speciem coloribus velati. Et non rar magnos rer um mO-

tus excitat gencrosum pectus, ideo tantum, ut nescio quid refutet, quod in sui contemtum trahebat. Sæpè etiam unam noctem principis malè dormienüs et inde consilia acerba ex præsenti animi vel corporis habitu capta, mox multa miserorum millia suo sanguine luerunt. Interdum muliebris impotentia maritum vel amatorem impellit: sæpius affectus ministrorum in Dominos contagio transferuntur. Et fatendum est, uti in scenico opere machinas ap- ‘parere indecorum esset:; ita Historiam aliquando nonnihil de pulchritudine amissuram, Si causæ veræ semper cernerentur: apparetque Heroas subinde pierili studio, aut muliebri libidine aut etiam servili cupiditate egisse. Scilict hominum gesta legimus, non Deorum ». Cod. dipl., préf.,$ 11. KLopp, t. VI, p.460 (Duüurens, t. IV, part. 3, p. 288-9). Cf. exemple donné dans la lettre à Bonneval, 14 octobre 1714. FeDER, p. 434.— A ce passage de Leibniz il est ‘intéressant de comparer celui de Fénelon, Lettre sur les occupations de l’ Aca-

démie française. Chap. vin, in fine à propos de Tacite. On ne peut aflir: .

mer que Fénelon ait lu la préface du Codex diplomaticus, car bien des idées sont communes aux deux écrivains.

1. Mémoire de 1692, cité pl. haut p. 613, n. 7. 2. Lettre à Gehr. Meier citée pl. haut, p::613; n.5: 3. « La Duchesse de Malbourough a contribué beaucoup paï son opiniatreté à ces éclats. Si elle avait eu assez de complaisance pour sa Maîtresse, celle auroit peut estre laissé aller les choses jusqu’à une paix raisonnable: Et l’on voit par là combien de petites animosités personnelles ont de l’influence dans les grandes afjaires. » Lettre à du Cros, 29 janvier 1712. KLopp, t. IX, p. 351. — L'épisode du Verre d’eau, que Scribe devait mettre en pièce de théâtre est dans Le Siècle de Louis XIV de VOLTAIRE, Chap. xx11.

#. Ann. Imp. 786, $ 2, t. I, p. 1419-20.

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