COUTURAT, p. 274-5 et FoucHer DE CAREIL, Mémoire
6. CoururaT, p. 246, n. 3. — Il écrit, par exemple, à Behrens (corr., fol. 277-278), le 10 février 1711 que, pour vérifier s’il existe des « années climatériques », ilfaudrait examiner d’après les tables généalogiques des grands seigneurs si telle année a été plus fatale qu’une autre. Cf. à propos des sources salées de Lunebourg : «Vellem etiam estimari quot mensüré aquæ salæ
l'opération du dénombrement. Il propose, par exemple, de faire des recensements complets (1) et de toute sorte (2). Il s’est occupé surtout de statistique médicale, en -réclamant des extraits hebdomadaires, mensuels et annuels des registres de décès et de maladies, de manière à constituer des annales médicales (3). Plus tard, il paraît avoir voulu appliquer ce système à la Prusse et à l’Autriche (4), mais jamais il ne semble avoir essayé de tirer de dénombrement des documents médiévaux.
De cette absence de la généralisation 1l résulte que; dans son œuvre historique, Leibniz a rarement donné des synthèses de faits. Les passages où il a présenté des vues générales, résumant les événements ou les annonçant et les dominant, sont, en effet, extrêmement dispersés dans son ouvrage (5). Ce sont le plus souvent des morceaux d’histoire politique, comme la situation de la Saxe avant Charlemagne (6), le résumé de la guerre contre les Saxons (7), le démembrement de l’empire franc (8), l’avènement de la. féodalité au 1x siècle (9), l’état de l'Italie méridionale sous Otton IT (10), ou d'histoire générale, comme lorsqu’ildonne longuement les caractères du x° siècle (11), plus brièvement ce qui a trait à l’an 800(12) ou à l’an 1000(13). Ainsi Leibniz
quotidie ex fontibus Luneburgicis et quota in illis soleat esse pars salis. Ex quo judicari potest quantum a tot seculis effluxerit, ex quo innotuere. » Lettre à Büttner (corr. fol. 10 vo), s. d. (après le 21 janvier 1742).