Ann. Imp. 4002, $ 16, t. III, p
Bzovius et Raynaldi (1). Au contraire, il ne cache pas son almiration pour Photius, qui s’est séparé de l’Église eatholique (2), et pour Hinemar, qui délivre l'Église franque du joug pontifical (3). D'ailleurs, en général, Leibniz est plutôt dur pour l’Église du moyen âge, ou tout au moins pour l'idéal religieux d’alors, l’ascétisme consistant en des pratiques extérieures qui laissent libre cours à toutes les passions (4), pour l’origine de certaines coutumes où il ne paraît pas toujours faire une part suffisante aux causes véri- ’tables et profondes(5), pour les religieux et les religieuses(6), surtout les moines mendiants (7).
Cependant Leibniz est d'esprit si rassis et, en général, d’un caractère si modéré que, lorsqu'il ne s’agit ni de sa. patrie, ni de son Église, il sait, parler équitablement des hommes. Il a essayé le plus souvent de les comprendre et il les juge en conséquence (8). Aussi sait-il ordinairement rendee justice aux Empereurs et aux Papes, à l’exception de Frédéric Barberousse et de Grégoire VIT, à plus forte raison aux personnages politiques ou religeux de moindre enver-
1. Id. 914,58, 963, $ 25, 33, 995, $ 37-44, 996, $ 25-26 et 4000, $ 31-32, &. IL, p. 272, t. III, p. 122-5, 625-7, 651-2 et 761. V. une partie des citations dans WEGELE, p. 651, notes 1-3.
2. Id. 857, $ 8, 863, $ 12 et 886, S 16, &. I, p. 576, 625 et t. II, p. 93.