‹ Leibniz HistorienChapitre 647 sur 854 · V. plus haut, p. 599, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 599, n

8. P. ex. l'Empereur Julien lui à toujours paru « plus malheureux que méchant. » Lettre à Coste, 30 mai 1712. Grur., Phl., t. III, p. 430. Philippe II, pour lui «est ce que les bigots sont souvent, c’est à-dire malfaisant et impitoyable. » Lettre à Caroline, 13 février 1706. KLopp, t. XI, De:

gure. C’est ainsi que, malgré son admiration pou Charlemagne, il ne dissimule pas ses fautes (1) et est loin de voir en Jui un saint (2). Il porte un jugement très équitable sur Bernard, roi d'Italie (3), très modéré sur l’Impératrice Judith, dont il refuse de croire à l’adaltère avec Bernard de Septimanie (4); il sait même rendre finalement justice à Louis le Pieux (5) et à Charles le Chauve (6), malgré toute sa sévérité pour eux. Il fait de Charles le Gros un portrait modéré et exact (7). Il a jugé équitablement Charles le Simple (8). Il a appelé avec raison Henri Ie le Fondateur, le Thésée allemand (9) et a dit de lui avec justice qu’il fut à Otton Ier ce que Philippe a été à Alexandre, ou Pépin le Bref à Charlemagne (10). De même, ila dit d’Otton le Grand tout ce que la postérité en pense encore(11) et de Hugues Capet, ce qui paraît le plus exact : en l’absence de documents explicites sur son caractère, il l’a jugé par son œuvre (12);1la comparé Robert le Pieux à Numa(13),

1. À propos du massacre de Verden. Ann. 1mp. 582, $ 7, t. 1, p. 105.

Là, il est vrai, Charlemagne s’attaquait aux Saxons.

. Id. 770, $ 3, 792, $ 12-13, t. I, p. 27 et 156-7.

Id. 818, $ 2, t I, p: 318.

Id. 831, $ 14, t. I, p. 413.

Id., 840, $ 5-6, t. I, p. 482.

. Id: 877, $ 28, t. IL, p. 15.

. « Princeps non malus, cum morbus animi abesset; cæterum dubiæ sanitatis, et qui fido administro ad tuendam autoritatem indigeret. Larvis aliquando agitabatur, emotæ mentis terriculamentis, quæ superstitione temporum intendebantur. » Zd. 888, $ 1, t. LE, p. 99.

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