Id. 973, $ 12-13, t. III, p
12. « Hugonis elogium ipsæ res gestæ faciunt. Eeregium prineipem fuisse constat, in quo vix quicquam præter regni usurpationem reprehendas. » Id. 995, $ 56, t. III, p. 634. Cf. la lettre de A. Grry, à propos de ce prince dans la préface des Derniers Carolingiens, de K. Lor.
13. cItaque, velut alter Numa, Galliam antea turbatissimam longa diet composuit. » Ann. Imp. 995, $ 65, t. III, p. 638.
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et il a su blâmer l'Empereur Henri 11, bien qu'’allemand et malgré,peut-être à cause de son renom de sainteté (1). Parmi les autres jugements portés sur les personnages de second ordre, citons celui qui se rapporte à Wala, dont le cas psychologique paraît encore aujourd’hui si complexe(2): à l’occasion de sa participation à la révolte générale, Leibniz cherche, sinon à l’excuser, du moins à l'expliquer (3), ce qui est à la fois le seul procédé équitable et absolument scientifique. De même, il refuse de croire à l'électorat des princes de Brunswick sous Frédéric Barberousse (4).
Une telle modération semblait moins facile encore en religion qu'en politique; et cependant Leibniz, qui était l’amides Jésuites et défendait certaines deleurs doctrines(5), qui protestait contre l’absurde fable de la Papesse Jeanne et s’efforçait de la réfuter à jamais (6), ne pouvait s’em-
1. À propos d’une action déshonnnête (v. plus haut, p. 533, n. 6), il écrit : « Sanctis omnia sancta. » Zd. 4002, $ 51, t. III, p. 820. A propos de la dévastation des états de Hécilon : « Zgo minus regem, cujus clementia celebratur, ob unius hominis temeritatem tot miseros cladibus tnvoloisse, suique regni partes deformasse. Etsi enim ea loca hereditaria essent Hecilonis, erant tamen obnoxia regno. » 14. 4008, $ 17, p. 839. V. aussi plus haut, p. 531, n. 8.
2. Le Wala et Louis le Débonnaire de Himzy est loin d’avoir résolu la question.
3. « Hujus viri virtus ct fama me imprimis ambiguum judicïi facit, post tot secula obliterationis indiciis causam quasi pro tribunali expendentem. » Ann. Imp. 830, $ 4, t. I, p. 399. V. aussi $ 6-7, p. 400, «ita plerumque peccant Catones, qui zelo frena laxant. » $ 8, p. 401, et : « Virum magnum fuisse, constat, sed Catonis fato mala publica acrioribus remediis exasperasse. » 836, $ 13, p. 459.
4. & Jay examiné tous les passages aussi bien que les lettres du pape Innocent III qui ne disent pas ce qu’on leur fait dire. » Lettre à Greiffencranz (corr., fol. 86), 24 juin 1698. Cf. Cod. dipl, $ xvur. Durens, t. IV, part. ", p. 301-2, et Ann. Imp. 996, $ 43-51, t. III, p. 657-60.
5. V. surtout BARUzI, p. 46-105. Eloge des Jésuites, lettres au landgrave S. d. (1680). Rommez, t. I, p. 281; lettres à Placcius, 21 février 1696 et4 juin 1697. Durens, t. VI, p. 65 et 79. Après avoir parlé de la Théodicée à la duchesse d'Orléans, le 16 décembre 1715, il ajoute : « Je suis également partisan de la doctrine des Jésuites, par rapport aux croyances des Chinois et j'ai eu sur ce sujet une petite discussion avec le prince Eugène à Vienne. Il s’étonnait que moi, protestant, je me range à l'avis de Rome, mais je suis impartial. » JÆcLé, t. III, p. 166. Dans une lettre à Greiffencranz du 2 mai 1715, il se vante d’avoir, dans sa Théodicée, satisfait tout à la fois les luthériens, les calvinistes et les catholiques. Grnr., Phil. t. Mn 42 nr
6. Il n’y a pas réussi : sans parler de Voltaire, l'Histoire amoureuse des Papes, 64. par la Librairie Métropolitaine en 1907, prétend raconter « sa vie par le détail »! 1
pêcher de rendre justice au Saint-Siège, quand l'intérêt de l'Allemagne et du christianisme n’était pas en jeu. Il juge, en somme, très équitablement Nicolas Ier (1), qu’il n’aime pas, ainsi que Jean VIII, qu’il trouve d’une trop grande faiblesse de caractère, en l’opposant à ses prédécesseurs (2). Il se montre également équitable pour Grégoire V, au moins au moment de son avènement (3), et en réfutant les légendes qui l’accusent d'un complot contre l'Empereur (4). C’est surtout pour Sylvestre IT que son jugement est remarquable : malgré sa sympathie pour ce remarquable esprit, ilne trouve pas son caractère à la hauteur de sa science (5). D'ailleurs, il sait juger avec indépendance l’Église et le clergé en général (6), avec vérité l’ascétisme monachal (7) et l’importance des abbayes dans la civilisation du moyen âge (8); 1l approuve le fait de donner aux prêtres une auto-
1.« Nicolaum magni animi virum fuisse, fatendum est:sed modum audacia excessit, imvitata occasionpibus. Neque quisquam antea pontifex sic regibus scripsit,; certe sedis Romanæ potestatem nemo antea altius extulit. » Suit le passage indiqué plus haut p. 639, n. 4.
2. « Johannes idem in alia re multo graviore facilis fuit, et prædecessorum Nicolai Hadrianique, et ingentis simul synodi scita evertit, Photio restituto. Itaque Baronius, zelo pontificii honoris commotus, Johannem papam Johannæ papissæ nomen tulisse censuit mollitie sua; eleganter, si per jocum hoc dixit cardinalis, ridicule, si serio cunabula fabulæ quæsivit. » Plus loin : « Ego non tam Johannem culpandum censeo, qui Photium restituit, quam Nicolaum et Hadrianum, qui conati sunt efficere non tantum, ut dejiceretur, sed etiam, ne restitui posset, tanquam ultra vitam regnaturi» Jd. 879,$ 30 et 31,t. II, p. 43-44.