‹ Leibniz HistorienChapitre 652 sur 854 · V. plus haut, p. 220, n. 1-2, et p. 488, n · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 220, n. 1-2, et p. 488, n

avait l'intention d’en écrire pour son histoire de Brunswick une très longue, concernant les matériaux et l'usage de l'ouvrage (1). Plus tard, quand il restreignit son plan au seul moyen âge, il écrivit une préface toute différente, la seule qui ait subsisté : sans doute, s’il avait eu le temps de publier les Annales, il l'aurait à son tour remplacée par une autre plus convenable à son sujet (2). Il semble qu'il ait songé à faire précéder l'ouvrage entier, Protégée, dissertations et Annales, d'une préface générale (3) et nous ne pouvons trop regretter l’absence de ce monument qui, éerit à la fin même de sa vie, nous donnerait les idées les plus exactes sur sa conception même de l’histoire.

Si, comme l’a dit Goethe, « toute la force d’un livre est dans la composition et dans le plan (4) », il n’y en a guère dans des annales, dont l’ordre est strictement chronologique. De plus, Leibniz, étudiant toute l’histoire de l’Occident, y a très peu distingué de périodes : c’est à peine si, de temps en temps, il les indique quand il aborde certains groupes de faits, par exemple, l’extinction des Carolingiens en Allemagne(5).1{ est certain que, s’il avait lui-même édité son ouvrage, il l’aurait divisé en tomes et en livres (6); mais on peut affirmer qu'il n’aurait à peu près rien modifié dans le texte pour justifier cette division (7) : tout au plus l’eût-

1. A la suite du passage cité plus haut, p. 101, n. 2, il écrit : « Recensebuntur Scriptores qui ante nos hæc tractaverunt, tam editi quam Manuscripti, viri docti nostri temporis quorum communicatione et collectaneis usi sumus. Indicabuntur quædam notatu digniora in ipso opere occurentia per modum indicis seu relationis; observata nostra singularia. Agetur étiam de utilitate talium inquisitionum et de necessaria oxptéera, quam pauci hactenus in istis attulerunt; præsertim in Germania et Italia. »

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