V. les lettres à Papebroch citées plus haut, p. 58, n
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des Empereurs saxons (1) et des dues de Brunswick (2); c’étaient aussi des monnaies de ces ducs qu'il voyait chez l'abbé Molanus (3) et, sans doute, leurs sceaux et leurs blasons qu'il recueillait dans les collections de Hoffmann (4) et étudiait avec soin (5).
Cependant, si ces documents lui faisaient connaître l'histoire du Brunswick, ils ne lui permettaient pas d’établir l'origine de ses princes. Toutes $es recherches de ce côté avaient élé vaines. Et Leibniz, dont le goût pour l’histoire se fortifiait de plus en plus et dont le sens devenait de plus en plus critique, qui ne demandait plus seulement à l’histoire un plaisir, çomme dans sa Jeunesse, mais en faisait un exercice intellectuel et qui songeait à écrire celle de Brunswick d’après les sources (6), ne pouvait en rester là. Il avait reconnu la fausseté des généaiogies établies et, avec du Cange et Justel en France, Meibom et Sagittarius en Allemagne, l'insuffisance des historiens ordinaires ÊTYE le premier lui avait conseillé de rechercher les documents
1. Zbid. et :« dernièrement je lus un diplôme de finibus diœcæseos Hildemensis Henricis IT imperatoris, cognomine Sancti. » Lettre à Arnauld citée. Peut-être venait-il de la collection des Hiüldemensia d'Hoffmann. V. plus haut, p. 49, n. 10:
2. Demande à l’archiviste de Celle, Chiliaa Schrader (corr., fol. 2), du diplôme de partage du troisième fils de Heari le Lion et de l’excommunication de Magnus Torquatus. S. d. (après le 14 mai 1687).
3. Sur une pièce portant l'inscription Henricus Dux, que possède Molanus et qui parait être de Henri le Lion. Lettre à Sagittarius citée plus haut, note 5. Cf. extrait des lettres de Meibom à Molanus sur les monnaies de ce prince.Ms.X XIII 25 a, fol. 114 et 116 vo. ‘
4. Dans une feuille s. d., où il est question d’armoiries, Leibniz parle de la collection de feu Hoffmann (Ms. XXTII 25 a, fol. 18); on peut croire que celui-ci était mort depuis peu.