‹ Leibniz HistorienChapitre 66 sur 854 · Lettre du mème, 7 mars 1686. Ms. X XIII 181, n · texte numérisé non relu

Lettre du mème, 7 mars 1686. Ms. X XIII 181, n

4. Iavait«esté en Allemagne autres fois et avoit fait des pieces historiques ou plus tost Panegvyriques » ét « avoit la reputation de s’estre appliqué à l’histoire d’Este »; mais il aimait «mieux de suivre les opinions receues quelques mal fondées qu'elles soyent, et de les orner par la beauté du style qu'à establir la vérité. Il sembloit qu'il se faschoit en quelque facon de cette curiosité, comme si elle n’estoit pas permise, et il dennoit à connoistre obliquement que ces sortes de recherches ne plairoient pas» au duc de Modène. Lettre à Floramonti, 5 septembre 1688. KLope, 1. V, p. 415, qui a imprimé le P. Comaberti au lieu du P. Gamberti.

5. « Quæsitis his propositis abundè satisfaciant Jo. Faptista Pigena Italus, et Historiographus utique notissimus Alphonsi II. Ducis Ferrariæ..… quis audeat id revocare in dubium, et adeo lances denuo compellere vim (?) penes tercientos, a me perlectos, sanctissime confirmatam. » Original s. d. Ms. XIIB 713h, n°-£ 44.

6. Lettre de Papebroch (corr., fol. à), s. d. (avant le 24 mai 1686) et lettre citée à Floramonti.

respondance ne roula plus dès lors sur les origines de BrunswWick, mais sur l’histoire de la Saxe au moyen âge et sur l’histoire religieuse en général (1).

La généalogie princière était alors le but principal des recherches et de l'exposition historiques (2), surtout en Allemagne, où elle était très développée, en particulier dans le pays de Brunswick (3). Leibniz pensait qu’en l’établissant soigneusement pour contenter les princes, on était obligé de bâtir également toute l’histoire (4). Toutes ses recherches sur l’origine de la maison d’Este devaient, par suite, lui servir à préparer l’histoire de Brunswick, qu'il désirait d’autant plus établir que le pays manquait jusqu'alors d’historiens (5). Déjà il avait « amassé sous main des memoires et des titres concernant l’Histoire du Bronsvic (6) ». C’étaient des historiens et principalement des vies de saints se rapportant au duché (7), des diplômes

1. Lettres de Papebroch (corr:, fol. 65-66, 4-5 et 7), 14 octobre 1686, 26 janvier et 127 mai 1687.

2. GUHRAUER, t. I], p. 67. Cf. Eunarp, art. cité, p. 240 et PFLEIDERER, p- 60.

3. Sur Jes principaux généalogistes d'Allemagne, v: J, F. Rermanx Historia litteraria de Fatis studi genealogici apud Hebræos, Graæcos et Germanos.….Quedlimbourg, 1702. — D’après le compte-rendu du J. des SS., 1702, p. 699, parmi les premiers généalogistes sont Reinerus, Reineccius de Helmstædt, qui publia un ouvrage in-folio et Jérôme Henninges de Lunebourg, disciple de Mélanchton, aüteur du Theatrum Genealogicum, Magdeboury, 1538. V. plus loin, livre IF, chap. rr.

4. « Genealogias principum, si accurratè probari possunt, non contemnandæ inquisitionis esse judico vel ide quia gloriæ stimuli ad præclaras res inflammant animos, ne à majorum gloria degenerasse videantur. Et favenda est hæc in illis sententia tum reipublicæ tum etiam Historicæ ipsius et literarum causa. Dum enim principes Genealogias suas erui desiderant, coguntur dare operam ut toti historiæ affundatur. Et fortasse omissa essent pleraque monumenta medii ævi, nisi partim Sanctorum et Ecclesiarum, partim principum gratia fuissent conservata. » Lettre à Papebroch citée plus haut, p. 51, n. 1.

5. « Suspecta est à me Historia Trunsvicensis cogitatio aliqua, eoque magis æstimare didici, quæ huic instituto ornando faciunt, præsertim cum hactenus regiones istæ penuria laborarint Historiarum. » Lettre à Sagittarius (corr., fol. 6), s. d. C’est la réponse tardive à la lettre du 12 novembre 1685, antérieure au 2% mai 1686. Leibniz y dit, en effet, avoir attendu, pour répondre, l’avis de l’abbé d'Italie qui s’occupe des origines des Guelfes et de la maison d'Este et qui est évidemment le P. Gamberti (à un protestant, il n’a pas voulu, semble-t-il, nommer un Jésuite; cf. pl. haut, p45):

6. Lettre à Arnauld, 14 juillet 1686. Genr., Phil., t. IL, p.01:

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