LéÉvy-BRüxL, p
8. Hôrrpivc, Hist. de la Philo., P. 363, qui cite le passage d’une lettre à Basnage : « La force est ce qu'il y a dans l’état present qui porte avec soi
avait transporté dans la métaphysique les principes des mathématiques (1). Cette hypothèse est inutile et le contraire parait plus vrai (2). D'ailleurs l’analogie, conséquence de la loi de continuité, étant la méthode même de Leibniz en métaphysique comme partout ailleurs (3), il se représente les substances et les êtres comme des grandeurs et des nombres : il y a, pour lui, une infinité de subs- : tances simples ou monades, différant très peu entre elles, et formant une série continue du minéral le plus infime à Dieu, monade suprême (4); mais comme elles ne se présentent pas dans le monde suivant cet ordre, elles apparaissent comme très différentes les unes des autres IE Chacune d’elles exprime l’univers entier en une série continue d'opérations, selon son point de vue (6). Il y a ainsi dans la monadologie une dcuble continuité interne et externe, pu sque « chaque monade contient en soi la série
un changement pour l'avenir ». Leibniz indique bien que la dynamique est à la base de sa métaphysique dans la lettre à Remond du 22 juin 1715. Du- TENS, t. V, p. 23-24. Cf. lottre à Volder,s. d. (1696). Genr., t. Il,p. 146 et 195.