‹ Leibniz HistorienChapitre 686 sur 854 · PFLEIDERER, p. 634 et MERrz, p · texte numérisé non relu

PFLEIDERER, p. 634 et MERrz, p

2. La découverte du calcul différentiel a, en effet, des racines philosophiques, que n’a pas, par exemple, celle des fluxions de Newton. A. LALANDE, Lectures Sur la philosophie des sciences. Paris, 14893, p. 107.

3. V. pl. haut, p. 605, n. 4, et 667, n. 3, et « Toute mon hypothese revient à reconnaitre dans les substances éloignées de notre vue et observation quelque chose de proportionnel à ce qui se remarque dans celles qui sont à notre portée ». Lettre à milady Masham, mars 1704. Kzopp, t. X, p. 233. Les con-

- séquences métaphysiques de cette hypothèse sont considérables : « Je trouve le vide et les atomes exclus... Je vois toutes choses reglées et ornées au-delà de tout ce qu’on a conçu jusqu'ici; la matiere organique partout, rien de vide, sterile, negligé, rien de trop uniforme, trop varié, mais avec ordre, et, ce qui passe l’imagination, tout l'univers en raccourci, mais d’une yue différente dans chacune de ses parties, et même dans chacune de ses unités de substance ». Nouv. Ess., début.

4. Considerations sur les Principes de Vie, 1705. Geunn., t. VI, p. 538 ss. (Dyrens, t. I, p. 39).

5. De là l’individualisme profond de Leibniz, qui écrit : «il ne sera pas facile de trouver des remedes parfaits et universels, vu que les hommes different par trop les ‘uns des autres ». Lettre à la duchesse d'Orléans, 16 décembre 1715. JæaGLÉ, t. III, p. 160. Cf. pl. haut, p. 667, n. 3. Sur les rapports de cet individualisme et de la continuité, v. Hôrrpine, Hustoire, p. 525, d’après qui, p. 359, Leibniz aurait pris à van Helmont le mot monade.

6. V. Un résumé de la monadologie dans la lettre à Bierling du 42 -août 1711. Geun., t. VII, p. 562 (Komrx., t. IV, p. 49-50; Durens, t. V,

de ses dévelcppements » et «est précédée et suivie de monades, desquelles elle se rapprcche par des transitions insensibles (1) ». La continu té interne a des ccnséquences considérables : elle entraine dans l’âme un déterminisme rigoureux, une liaison étroite de tous les états psychologiques, par suite une véritable concaténation du présent, du passé et de l’avenir (2). La même chose se retrouve à propos de la continuité externe, car les moindres événements se répercutent à l'infini dans tous les mondes (3). Ainsi, pour chaque individu comme pour tous les êtres de l’univers, on peut dire que le « présent est gros de l’avenir et chargé du passé, que tout est conspirant (4) », que « le futur se pourroit lire dans le passé, l’éloigné est exprimé dans le prochain (5) ».

En vertu de la loi de continuité, rien ne se crée ni ne se perd dans le monde (6), toutes les substances sont éternelles et se développent continuellement; elles « ne sauraient

Page 1