Id. 953,$ 13,t. IL, p
3. « Quia vero iidem, qui magni erant principes, officia primaria palatina seu aulica obire solebant, ut vel ex Ottonum historia constat, mox tandem visum est, quod maximorum principum cerat, majoribus istis quatuor officiatis convenire, ut sententiam cæterorum laicorum velut scrutinio colligerent, mutatis non personis, sed rationum opinione. » Jd. 986, $ 46, t. III, p. 658.
4. P. ex. à propos d’une statue de Roland, dont il suit l’histoire jusqu’au xv1e siècle, il parle du gouvernement de Magdebourg. Zd. 778, $ 24-25, t. I, p. 80-81; à propos de la première Canonisation, il indique celles qui ont suivi jusqu’en 1152. Zd. 998, $ 29, t. III, p. 598: ;
5. V. plus haut, p. 315, n. 3: &postasie d’un chrétien et conversion d’un Juif. Id. 839% 15-16, t. I, p. 477-8: comparaison des batailles de Mersebourg et de Poitièrs. Zd. 95%, $ 7, t. II, p. 648; des Normands et dos Eskimos. Zd. 994, $6,t. III, p. 601.
6. Ex. la victoire de Mersebourg et celle des troupes de Brunswick à Trèves. Id. 955, $ 9, t. II, p. 649.
7. Ex. les décimes du clergé de France. Zd. 952, $ 17, t. II, p. 621.
8. En Bourgogne, à Conrad le Pacifique succède Rodolphe le Lâche. «Nam tonui limite virtus vitiumque discernuntur. » d. 993, $ 24, t. III, p. 595.
tient la continuité de l’évolution de la vie consciente (1) ». Leibniz indique, d’ailleurs, bien les rapports qui les relient en montrant qu: le p’ésent sort du passé et prépare l’avenir (2).
Par suite, le déterminisme est absolu (3) et l’action réciproque des événements s’étend à l'infini dans les temps et l’espace (4). Le déterminisme, tout comme la continuité, est fondé sur le principe de raison suffisante, dont l’énoncé est précisément que « rien n'arrive sans quil y ait quelque raison que celui qui sçauroit tout, pourroit rendre, pourquy il soit plustost arrivé que non (5) »; aussi le hasard,
4. HôrrpiNc, Psychologie, p. 436. Souligné par l’auteur. — Sur le déterminisme chez Leibniz, v. Foucxer DE Careiz, Mémoire, t. 1, p. 276-7.
2. V. plus haut, p. 680, notes 3-5. « Tout présent état d’une substance simple est naturellement une suite de son état précédent, tellement que le présent est gros de l’avenir. » Monadolog., $ 22. Geur., t. VI, p. 610. Leibniz répète textuellement la première phrase et ajoute : « chaque perception précédente a de l'influence sur les suivantes, conformément à une loi d'ordre, qui est dans les perceptions comme dans les mouvemens », c’est-à-dire à la loi de continuité. Réponse aux objections du P. Lamy. 12., t. IV, p. 491 (Durexs, t.II, p. 98). « C’est une des règles de mon système de l’harmonie générale que 12 présent est gros de l’avenix el que celui qui voit tout, voit dans ce qui est ce qui sera. » Théodicée, $ 360. CÊ. « la connaissance du futur:n’a rien qui ne soit aussi dans la connaissance du passé et du présent. » Id. $ 38, p. 124.
3. « Tout est déterminé et lié et. l’avenir est aussi déterminé que le passé. » Lettre à Sophie-Charlotte, 28 novembre 1695. Kzopr, t. X, p. 55. « Tout arrive pour des raisons déterminantes, dont la connaissance, si nous Pavions, ferait connaître en même temps pourquoi la chose est arrivée, et pourquoi elle n’est pas allée autrement. » Réflexions sur l’ouvrage de Hobbes, $ 12. Geur., t. VI, p. 389. « Le monade... enveloppe par avance en elle ses états passés ou futurs, en sorte qu’un omniscient l'y peut lire. » Lettre à Dangicourt, 11 septembre 1716. Konru., t. III, p. 284 (Durens, t. II, p. 500).
4. « Toute action et tout evenement étend sa liaison à l'infini, tant à l’égard des lieux qu’à l’égard des temps; ainsi comme l’absent est lié avec le present, de même l’avenir est lié avec le passé; de sorte qu’on peut dire que le temps present est gros des choses futures. » Lettre à Sophie, 5 août 1699. Kzoprr, t. VIII, p. 142. « Rien n’est si petit qui ne naisse d’une grande varieté de circonstances encor plus petites et ces circonstances encor d’autres et cela à l'infini. De plus, toutes les choses de l’univers ont une si étroite et si merveilleuse connexion entre elles que rien ne se passe icy qui n’ait quelque dependance insensible des choses qui sont à cent mille lieues d’icy. » Lettre à la même, 13/23 octobre 1691. In. t. VII, p. 147. « Aussi quand on considere bien la connexion des choses, on peut dire qu'il y a de tout temps dans l’ame d'Alexandre des restes de tout ce qui luyest arrivé, et ces marques de tout ce qui luÿ arrivera et même des traces de tout ce qui se passe dans l’univers, quoy qu’il n’appartienne qu’à Dieu de les reconnoitre toutes. » Disc. de métaphys., $ Vin. Gexr:, t. IV, p. 430 (Foucuer DE Ganreir, Nouv. Lettres, p. 338).
5. Lettre s. d. Bopemann, Handschriften, p. 115. Of. pl. haut, note 3.
qui serait l’absence de causes, n’existe-t-il pas dans le monde : c’est là un mot qui exprime ou cache notre ignorance (1).
Ce déterminisme est absolu chez tous les êtres et le principe de raison s’y ramène en quelque sorte au principe d'identité (2). Leibniz soutient, en eflet, que la « notion d’une substance individuelle enferme une fois pour toutes ce qui peut jamais arriver, et qu’en considerant cette notion on y peut voir tout ce qui se pourra veritablement énoncer d'elle, comme nous pouvons voir dans la nature du cercle toutes les proprietés qu’on en peut deduire (3). » Alnsi la notion individuelle d'Adam contient forcément le péché originel, toute la suite de sa vie et même les actions de sa postérité (4); celle d’Alexandrele Grand, qu'il sera roi de Macédoine, vainera Porus et Darius et mourra subi-
1. «Nichts ohngefehr in der Welt als nach unserer Unwissenheit, wenn uns die Ursachen verborgen ». Unvorgr. Ged., $ 50. Durens, t. VI, part. 2, p. 28. « La fortune et le hasard ne sont que les apparences, qui viennent de l’ignorance des causes, ou de Pabstraction qu’on en fait». Réflexions sur le livre de Hobbes, $ 5. GEenR., t. VI, p. 390.
2. Voir Coururar, Sur la Métaphysique de Leibniz avecun opuscule inédit. Paris, 1902, entre autres (p.7) : «le principe (de raison) signifie que, dans toute proposition vraie, le prédicat est contenu dans le sujet; par suite, que toute vérité doit pouvoir se démontrer à priort, par la simple analyse de ses termes, en un mot que toute vérité est analytique ».
3. Disc. de Métaphys., $ xx. Genr., t. IV, p.436 (Foucner DE CAREïL, Nouv. lettres, p. 343), à peu près reproduit dans la lettre au landgrave Ernest du 1/11 février 1686. In., t. IE, p. 12. Cf. « Remarques sur la lettre de M. Arnauld, touchant ma proposition : que La notion individuelle de chaque personne enferme une fois pour toutes ce qui Lui arrivera à jamais.» 1686. Id., p.37 ss. et CourTurAT, p. 208-9.
4. Lettre au landgrave Ernest, 12 avril 1686. GEnR., t. II, p. 17-28, où on lit (p. 23) : «la notion ou consideration individuelle d Adam enferme tout ce qui lui arrivera et à sa posterité »: (p. 20) : « par la notion individuelle d'Adam j'entends certes une parfaite représentation d’un tel Adam, qui a de telles conditions individuelles et qui est distingué par là d’une infinité d’autres personnes possibles fort semblables, mais pourtant differentes de luy. » et (p. 19) : « Dieu choisissant. un tel Adam... accompagné de telles circonstances individuelles et qui entre autres predicats a aussy celuy d’avoir avec le temps une telle postérité; Dieu le choisissant a déjà esgard à sa postérité, et choisit en meme temps l’un et l’autre. » Cf. «Ainsi je croirais que les âmes,qui seront un jour humaines comme celles des
autres espèces, ont été dans les semences e{ dans les ancêtres jusqu’à Adam, et ont existé par consequent depuis le commencement des choses, toujours dans une manière de Corps organisé ». Théod., $ 91. In., t. VI, p. 152.
tement (1); celle de Jules César qu'il passera le Rubicon, gagnera la bataille de Pharsale et détruira la république romaine (2), puisque « tous nos phenomenes, c’est-à-dire ce qui nous peut jamais arriver, ne sont que des suites de nostre estre (3)». Aïnsi, toute substance étant considérée comme un sujet logique, dont les attributssont les prédicats, sa notion est susceptible d'analyse (4); mais cette analyse, comme celle de toutes Les vérités contingentes, est infinie et par suite n’appartient qu’à Dieu (5).
Cependant la détermination n’entrave pas la liberté humaine (6). Celle-ci n’est, en effet, pour Leibniz qu’un intermédiaire entre ce qui est nécessaire et ce qui est fortuit (7), et il a défini la liberté « une spontanéité joimte à l'intelligence (8) », c’est-à-dire, en somme, « le pouvoir de
1. Disc. de Métaphys., $ vi. Geur., t. IV, p. 430 (Foucaer De Cargiz,