V. plus haut, p. 576, notes
10. En particulier l’origine des évêchés saxons, par ex. celui de Paderborn. Ann. Imp. 795, $ 4, t. I, p. 185.
11. Id. 796, $ 2-3 et surtout 800, $ 13, t. I, p. 187 et 212-3 ; 962, $ 24, t. III, p. 99-100.
royal et de l’administration au xe siècle (1) et pour celle de la féodalité à la même époque (2), ou pour la constitution du collège des électeurs à travers les âges (3). Il la poursuit aussi dans ses digressions (4), dans les rapprochements qu'il fait entre les événements d'époque différente (5), surtout entre ceux du moyen âge et de l’époque contemporaine (6); la loi de continuité trouve également son application dans son souci d’actualité (7) et dans la forme même de certains jugements (8).
Telle est cette grande loi de la continuité, dont l’application est d’une si grande portée, en histoire comme dans les autres sciences. Elle entraîne un certain nombre de conséquences qu'on retrouve dans tous les domaines où s’est orientée la pensée de Leibniz et qui constituent quelquesunes des idées essentielles de sa philosophie de l’histoire : le déterminisme, l’optimisme et la notion du progrès.
Le déterminisme est une conséquence de la loi de continuité, puisque c’est la doctrine qui, «en soutenant que la liaison causale existe dans le domaine de la volonté, sou-
1. Jd. 9142, $ 1, t. I, p. 252 où, à la suite du passage cité plus haut, p. 649, n. 5, On lit : « Neque commutatio uno ictu incrementis anteriorum regum provecta, sub puero sese exeruit, et quasi extulit caput ; Conrado regnante, et colluctante crevit..Henrico demum concedente prævaluit; sed sub Conrado Salico demum in legem irè cœpit. » «Conradum non alio quam prædecessorem jure moreque regnasse, res gestæ ostendunt. » Zd. 9414, $ 30, p. 251.