V. pl. haut, p. 695, n. 2-3 ef p.338, n
6. GEuR., t. VII, p. 110: Bone mANN, Handschrifien, p. 116. Cf. « toute substance (exprime deja par avance ct) se produit à elle-même par ordre tout ce qui luy arrivera interieurement à jamais, Dieu s’estant proposé de n’y concourir que conformement (à ces delineations primitives ou) à la nature primitive des choses dont les suites ne sont que les developpements de l'avenir... il n’y a rien qui soit plus favorable à nostre liberté, que le sentiment que je viens de dire. La clef de ma doctrine sur ce sujet consiste dans cette consideration de ce qui est proprement une unité réellé, Monas ». Lettre à P'Hospital, 12/22 juillet 1695. Geur., Math, t. IT, p. 295. C’est ici qu'apparaît pour la première fois, sous sa forme ancienne, le mot monade qu’on rapporte d'ordinaire à 1697(Bourroux, éd de la Monadolog., p. 19). Sur la différence de la détermination et de la nécessité, v. lettre à Coste, 19 décembre 1707. GEuxr., t. III, p. 400-1.
7. « Entre ce qui est necessaire et ce qui est fortuit, il y à un milieu c’est ce qui est libre. Le monde est un effet volontaire de Dieu, mais à cause de raisons inclinantes ou prévalentes ». Cité par Foucuer pe Canræir, Leibniz, Descartes et Spinoza, p. 207.
8. GEur., t. VII, p. 109 (en latin, p. 107). Ce Théod., $ 288. ID., L VI, p. 288.
suivre la raison (1) », car « plus on agit suivant la raison, plus on est libre (2) ». Il n’y a pas de liberté d”° indifférence, puisque « la volonté est tousjours inclinée par quelque raison, ou disposition, quoyan elle ne soit jamais necessitée par ces raisons (3). » Il n’y a rien là de fatal, car si toute action est déterminée, «ces déterminations sont simplement inclinantes et non necessitantes, de maniere qu'il y reste toujours intacte une sorte d’indifference ou de contingence (4). » Leibniz a souvent répété que le déterminisme
n'avait rien de commun avec le fatalisme (5) et que la
prescience divine ne contredisait pas la liberté (6), puisque, si toute action a sa raison et peut, par suite, être prévue, « cette raison incline sans nécessiter (7) ».
Quelle que soit la valeur de cette doctrine (8), d'accord, semble-t-il, avec les résultats de la psychologie moderne (9), l'attitude en est hautement scientifique (10). Leibniz pouvait d'autant mieuxl’appliquerenhistoire, qu’elle l'avait déjà été par un historien, comme Bossuet, que sa croyance à un
plan divin n’avait pas empêché de montrer la suite des
1. Lettre à Th. Burnet, 16 juillet 4701. In.,t. III, p. 276 (Kzor», t. VIII, p. 270).
D'AED STAND MAD ACE Borne aux objections du P. Lamy. Ip.,t. IT, P591 (Durens, LANDE RO)
3. Lettre à Hartsoecker, 6 février 1711 Ip/t. IT p 519 CIE treRSnns Burnet, 22 novembre 1695. Ip., p. 168 (Durens, t. V, p. 229).
4. La cause de Dieu plaidée par sa justice, $ 105. In., t. VI, p. 451 (trad. JA- NE éd 1866, IT; p. 503):
5. V. Foucner DE CaREeILz, Mém., t. I, p. 276 et 279; « je distingue le certain du necessaire. Tout est certain par avance, par la prevision et par les
raisons determinantes : mais necessaire est seulement une verité dontle con- .
traire implique contradiction. » Lettre à Coste, 8 juillet 1701. Geur., t. II,
6. Théod.,$ 43. In., t. VI, p. 126; cf. l'exemple de la trahison de Judas. Zd., $ 407-9, p. 338-9,
7. Id., $ 45, p. 127. De là le nom de nécessité morale que Leibniz donne à l’obligation du devoir. Réflexions sur l'ouvrage de Hobbes. Geur., t. VI, p. 390; cf. lettre à Malebranche, 2/12 octobre 1698. In., t. VI, p. 354.
8. V. surtout lédon des Nouveaux Essais par LACHELIER, p. 43-45.