Brevis synopsis hist. Guelf. PERTz, t. IV, p
Ce sont là, d’ailleurs, les seuls passages de ce genre dans l’œuvre de Leibniz et le premier, tout au moins, se rattache à des préoccupations religieuses (1). Sachant quel en est l’écueil (2), il fait rarement intervenir Dieu dans les affaires humaines (3): fidèle à son principe de tout expliquer dans l'histoire parles moyens humains (4), et croyant que les
causes finales se produisent par des moyens naturels (5);
il essaie toujours de rendre compte par les causes efficientes de ce qu'il aurait pu rapporter aux causes finales (6).
La recherche de ce genre de causes, déterminée par la considération de la perfection, nous conduit à l’optimisme.
Cette doctrine qui découle de la perfection même de Dieu, .
est, d’après Leibniz, la seule qui nous permette d'expliquer pourquoi luniversest tel qu’il est(7).Fondée sur le principe
1. Remarquons que, dans tout le passage, il est question du seul christia-
nisme, jamais du protestantisme comme plus tard; de plus,Leibniz ne met pas ”
encore la Réforme au rang des événements de l’histoire moderne.
2.« Memini Tassonum in notis in Annales Baronii ineditis,etsi Romanæ Ecclesiæ bona fide addictum, tamen reprehendere et ivridere illud cacoëthes quorumdam historicorum, affectus suos in providentiam transcribentium, quasi adversa contegerint Principibus quibusdam, quia, non dicam impiè, sed parum ex usu Romanæ Curiæ sensere aut egere.» Leibnitiana, $ xCv. Ferrer, p. 185 (Durens, t. VI, p. 313).