V. pl. haut, p. 343, n
7. «Immortalitatis animarum antiquissima doctrina pereuduywoews additamentum videtur ab Indis accepisse, quod inde ad Magos Ægyptiosque venisse credibile est. » Lettre à Hansch, 25 juillet 1707. Korru., t. III, p.64 (Durens, t. II, p. 223).
8. « Astrologia antiqua a Sabæis vel Zabiis (non idem puto) fluxit. » Lettre à van der Hardt, 10 avril 4695. À. f. G. d. Ph., t. I, p. 234 (sur la justesse de cette vue, v. le commentaire de Srein. Zd., p. 235). Cf. lettre à Th. Burnet, 11 /21 juin 14695. Geur., t. III, p. 161 (Durens, t. VI, p. 223).
9, « Il semble que le culte des Planètes a fait une bonne partie de la religion des anciens Chaldéens et Arabes, que Maimonide appelle Zabiens ». Lettre à la Croze, 2 décembre 1706. KonTæ., t. I, p.380 (DUTENS, ( V,p. 380).
comme en témoignent les inscriptions de Babylone; peutêtre a-t-elle été enseignée aux Hébreux par Abraham (1) et celui-e1 a évidemment apporté aussi quelques connaissances aux Egyptiens (2).
L'Egypte, si admirablement située, d’une fertilité merveilleuse (3), dont la langue, absolument différente de celle des Hébreux (4), est peut-être voisine de celle des Armémiens (5), a été la «mère des sciences (6)» et des arts. Elle a enseigné l’écriture aux Phéniciens (7), les arts industriels et peut-être la chimie à toute l’antiquité (8). Les Phéniciens, leurs héritiers, ont transmis aux Hébreux et aux Grecs l’alphabet d’où est tiré celui qu’on emploie dans tous les pays civilisés (9). Quant aux Hébreux, ils ont sauvegardé la notion d’un Dieu unique, alors presque oublié du genre humain (10). Tandis que les païens avaient des cérémonies et point d'articles de foi, des pratiques secrètes et pas de dogme public, des superstitions mais pas de croyances raisonnablement fondées, « Abraham et Moïse
1. «Habebant et Chaldæi perantiqua monumenta quæ Babylone invenit Alexander. Et Abrahamus ex Chaldæâ ‘in Palestinam venit, ut multa alia taceam quæ faciunt ut vix audeam pr'onuntiare nullum fuisse alphabetum ante Mosem.» Lettre à Bourguet, 15 décembre 1709 (faussement datée de 1707, v. pl. haut, p. 230, n. 3). GEBR., t. III, p. 547 (DurTENns, t. VI, p. 204-5).
2. « Ægyptios aliqua docuisse merito creditur Abrahamus a Chaldæis profectus. » Lettre à Hansch citée plahaut p 0725 n 7;
3. Cons. Ægypt., $ 7. Foucner DE CaREIL, t. VII, p. 47-48. 4. « Ægyptii certè (haud dubié Chamitæ) linguam habebant ab Hebraica planè diversam. » Lettre à Ludolf, 3 avril 1699. Durens, t. VI, part, 2, p. 80.
5. Lettres à Acoluth du 10 octobre 1695. Id., p.138, et à Ludolf du 21 mars. TPE En M2Ar