‹ Leibniz HistorienChapitre 720 sur 854 · Id. Foucuer pe CAREIL, t. VII, p · texte numérisé non relu

Id. Foucuer pe CAREIL, t. VII, p

8. « Unius Suidæ, recentis Scriptoris, auctorilas de Ægyptiis sub Romano Imperio per aurificam artem luxuriantibus, et Domitiano metuendis, qui ide comburi jusserit eorum libros, minüs tuta est. Quanquam non illibenter credam, paulatim Cœpisse innotescere damnosi laboris amabilem insaniam, ab Indis fortassè allatam, et Romanorum Principum edictis coercitam.» Lettre à Stisser, 25 mai 1700. Durtens, t. Il, part. 2, p4129;

9. A propos des inscriptions de Persépolis, il écrit dans la lettre citée pl. haut, note 14 : « Nihil habent commune cum Mosaicis seu Phœæniciis, ex quibus fateor pleraque alia alphabeta fluxisse ». « Interim Græcos initia Scientiarum Ægyptiis et Phænicibus debere libens admitto. » Lettre à Hansch citée pl. haut, Dans:

10. «Illud agnosco unius Dei cultum penè obliteratum in humano genere, per Hæbreos restitutum esse. » Même lettre à Hansch.

ont établi la éroyance d’un seul Dieu, souree de tout bien, auteur de toutes choses (1) ». Cependant « Moïse n’avait point fait entrer dans ses Lois la doctrine de l’immortalité de l'âme »; ce fut Jésus, « divin fondateur de la religion la plus pure et la plus éclairée, qui enseigna, avee toute l’autorité d’un législateur, que les âmes immortelles passent dans une autre vie, où elles doivent recevoir le salaire de leurs actions », et qui, des prémisses posées par Moïse, tira toutes les conséquences, en voulant « que la divinité fût l’objet non seulement de notre crainte et de notre vénération, mais encore de notre amour et de notre tendresse (2) ». Après lui, c’est aux Grees que les chrétiens devaient emprunter leur philosophie (3).

Pendant que les Juifs établissaient ces grandes idées, un autre petit peuple développait les sciences et les arts ébauchés par les Phéniciens et les Egyptiens. Tandis que ceux-ci, comme les Chinois, n'avaient eu qu’une géométrie expérimentale, les Grecs, « si peu exacts en autre chose », ont voulu «montrer la force de la raison et l'excellence de la science » en fondant la géométrie théorique (4); en même temps, Aristote, disciple de Platon qui, par Pythagore se

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