‹ Leibniz HistorienChapitre 721 sur 854 · Théodicée, préface, $ 2-3. Geur., t. VI, p · texte numérisé non relu

Théodicée, préface, $ 2-3. Geur., t. VI, p

2, Id, $ 2-4, p. 25-27. V. sur ce passage ZELLER, p. 184-5, qui remarque que Leibniz considère le Christ à un point de vue purement humain. Cf. impiicitement Baruzi, p. 44-45. Cependant les autres passages de la Théodicée prouvent que ses sentiments étaient conformes au dogme. Cf. Causa dei ad- . serta per justitiam ejus, $ 49. DuTens, t. I, p. 482; lettre à Th. Burnet du 18 octobre 1712. Geur., t. III, p. 324 (Durens, t. VI, p. 287). « La divinité qui habitait dans la nature humaine de Jésus-Christ a fait la réunion de Dieu et des hommes » pour qui «le Christ constitue entre Dieu et les hommes le moyen terme exigé pour qu'il ne se trouve point de lacune dans l'être. » BAnuzI, Rev. de métaph. et de morale, janvier 1905, p. 27 (CARTER EI p. 187). C’est une application de la loi de continuité.

3. À propos de Spinoza, Leibniz écrit: « L'auteur dit dans la préface que les premiers chrétiens ont reçu la philosophie des Hébreux, mais c’est plutôt des Platoniciens, dont la tiennent les Juifs eux-mêmes, comme Philon. » Cité par Foucuer pe Cargtr, Leibniz, Descartes et Spinoza, p. ie

4. Réflexions sur le premier livre de Locke. Leibniz ajoute : « Je lattribue à la Providence, et je crois que sans cela nous ne saurions presque point ce que c’est que démonstration. Aussi crois-je que c’est en cela principalement que nous sommes supérieurs aux Chinois jusqu'ici ».

rattache à l'Orient (1), mettait la logique en forme et la métaphysique en démonstrations (2): il ne resta plus aux Pères de l'Eglise qu’à rejeter « ce qu’il y avait de mauvais dans la philosophie des Grecs (3) ». A part l’histoire et le droit, les Romains doivent presque tout aux Grecs ; mais leur éloquence n’est pas inférieure et peut-être même est-elle supérieure à celle de ces derniers; quant au droit, ils l'ont véritablement créé de toutes pièces, parce qu’ils savaient gouverner les peuples qu'ils avaient soumis (4). D'une manière générale, les Grecs et les Romains sont supérieurs aux modernes par la forme (5); ils ont aussi sur eux une autre supériorité, c’est la tolérance : elle vient de ce qu'ils n’avaient pas de dogmes fixes et il en résulte qu'ils n’ont pas connu les guerres de religion (6). Quant aux Empires qu’ils ont fondés, ils proviennent en partie de ce que, jadis de vastes territoires appartenant à un seul poten-

1. A la suite de la doctrine de la métempsychose apportée en Egypte (v. pl. haut, p. 725, n. 7), Leibniz écrit à Hansch : « Pythagoras autem in Occidentem introduxit, hunc Plato passim sSequutus est. » Le 14 mars 1745 il écrivait au même: «Pythagoræ primaria dogmata Plato renovavit et illustravit. » Kontu., t. III, p. 89 (Durexs, t. VI, p. 170). Cf. Leibnitiana, SACEXXN, Dürens, t. VI, p. 331.

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