V. pl. haut, p. 659, n. 5. ; x
6. « On.loue…. les Anciens qui toléroient les visionnaires, et donnoient une entiére liberté aux Philosophes de railler la Religion établie. On peut excuser ces Anciens, car le Paganisme n’avoit presque point de dogmes fixes... Cependant cette tolérance des Anciens n’étoit pas sans exception : Socrate l’é- Prouva. Mais c’est quelque chose d’assez remarquable que les Anciens n’ont point connu de guerres de Religion ; ce fleau étoit reservé aux tems postérieurs ». Remarques Sur la lettre sur enthousiasme, $ XIV. Durens, t. V, P. 49. Cf. le passage de la Théodicée cité pl. haut, p. 727, n. 2.
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bat, sans qu'il existât de noblesse territoriale, il était facile aux peuples de changer de maitre (1), de ce que de grands capitaines comme Philippe, Alexandre ou César ont adopté une tactique particulière (2) et de ee que les diplomates anéiens ont usé d’une politique spéciale, l’arbitrage et la fédération (3). Mais quand l’armée romaine eut été remplie de Barbares (4) et que la civilisation romaine eut diminué au profit de la grecque (5), l'Empire d'Occident devait être facilement la proie des envahisseurs, alors que l’Empire d'Orient durera plus de dix siècles encore.
Avec les invasions des Barbares commence l’histoire du moyen âge (6), préface de l’histoire moderne; après avoir renversé l’empire romain, les Germains devaient jeter les fondements des Etats qui, dès lors, subsisteront en Europe (7). Toutes ces invasions ont eu lieu par terre et, dans la partie de la Germanie laissée libre, se sont établis les Slaves, de race sarmate (8). Seuls les Saxons sont venus par eau le long de la mer du Nord et dans la grande Bretagne (9). Les Franes, sortis des bords de la Baltique, ont pénétré successivement en Germanie et en Gaule (10) et après avoir «renversé ou soumis peu à peu » les Alamans, les Wisigoths, les Burgondes et les Bavarois,« furent en
LARTOPS EL me278,.S 18 U 2. Ibid. et pl. haut, p. 721, n. 6. AV=plehaubep 2325 en. 102 . Sur la décadence de Rome et la grandeur des Grecs, v. la correspondance de Leibniz avec Bossuet, dont la conclusion est : « Ainsi, avant l'invasion des Barbares, la barbarie était à demi formée dans l’Occident. » Cité par BaARUZI, p. 371-2.
6Virpl haut, p.345, 0.5.
7. «Postquam Germanorum exundationibus Romæ potentia fracta est, excito sedibus septentrione. jacta sunt fundamenta imperiorum quæ nunc quoque Éuropam distinguunt.» Brevis synopsis hist. Guelf. Prrrz, t. IV, p. 227. « Nam ex Imperii Romani veteris ruinis, postquam Germanicorum et Scythicorum populorum inundatione subversum est, nata est alia facies rerum : unde paulatim prodiere regna et principatus et respublicæ, quæ nunc quoque florent. » Préf. des Accessiones. Durens, t. IV, part. 2, p. 54.
8. «Germaniæ partem habitoribus desertam Slavi Sarmatum progenies occuparat. » Brevis synopsis, p. 227.