‹ Leibniz HistorienChapitre 86 sur 854 · A. D. B., t. XXW, p · texte numérisé non relu

A. D. B., t. XXW, p

et propaganda Historia Germanica (1), où il proposait de fonder une société ou Coilège historique, destinée à écrire l’histoire d'Allemagne d’après les sources et à publier des documents servant à l’histoire générale (2); les membres de ce Collège, présidés par Ludolf, se partageraient la tâche.

Ce projet paraît avoir été la réédition d’un Collegium universale Eruditorum in Imperio Romano, que le baron de Boinebourg avait projeté dès 1670 (3), sans que Leibniz l'ait su (4); celui-ci n’apprit, d’ailleurs, le projet de Paullini que pendant son voyage (5), où le docteur Waldschmidt lui donna un exemplaire de l’opuseule. Il en parla amplement à Francfort avec Ludolf; celui-ci lui montra les lettres de Paullini (6), qui était résolu à demander la protection de l'Empereur pour établir un Collège historique impérial (7).

Leibniz fit part à Ludolf de ses idées. Pour lui, le but principal de la société devait être de rédiger l’histoire de

1. Propositio Imperialis Collegii Historici. KLopp, t.VI, p. 5. Cf. WATTEN- BACH, Deutschlands Geschichisquellen im Mittelalter… 6e éd., Berlin, 1893, tps ù

2. « Primo, ut e variis particularibus Germanicarum Scriptoribus in tegrum et venustum quoddam Teutonicæ Historiæ conficerentur. Deinde, si quis particulares aliquas historias, documenta, diplomata aliave Manuscripta inedita habeat, aut olim edita nunc vero distracta rursus edere notisque illustrare velit, ut ad ea quoque edenda et illustrantia incitaretur, quo historia universalis eo plenior et perfectior publicari possit. » Propositio, p. 5.

3. WATTENBACH, t. I, p. 13. D’après une lettre de Paullini (corr., fol. 22-23), 14 décembre 1691, les savants auraient correspondu entre eux sur leurs nouvelles découvertes.

4. « Vix quisquam hominum literis operum dantium me familiarius usus est ill m0 Boneburgio... Sed cum non servaret literarum suarum exempla, multa interdum per impetum scripsit amicis.. quae non vidi. /ta de collegio eruditorum quid suaserit non memint me intellegere. Nec diuturnam aut durabilem fuisse cogitationem, Cæterum, fateor jucundissimum fore tale commercium et magnæ utilitatis, quale depingis ». Lettre à Paullini, 3 janvier 1692. Fou- CHER DE CAREIL, t. VII, p. 189.

5. «Sonsten habe auff meiner reise genommen dass einige Gelehrte Leutein Teutschland ein collegium Historicum so sie imperiale nennen... aufrichten. » Remarques sur son voyage, s. d. (12 avril 1688). KLopp, t. V, p. 887; cf. de Usu … Collegu. Id., t. VI, p. 11.

6. Lettre s. d. n. a. (1699 env., à Imhof?). Corr. de Hackmann, fol. 184.

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