V. sur lui Jôcuen, t. I. col. AVIS
10.Lettre à Crasso (corr., fol. unique), où on lit : ‘Jnterea id precor, ut perquiratur an forte inediti imprimis Annales Neapolitani aliqua uberiora passim notis de Ottone Brunsvicensi Johannæ marito suppeditare possint ». Cf. Kzopp, t.'V, p. xxvir.
11.Lettre à Muratori, 12 janvier 1711. CAmPoRr, p.77 (Durens, t.IV, part.2, P. 95). — Dans la lettre à la Croze, du 3 mai 1702 KORTHE NTI p:378 (Du: TENS, . V, p. 477), il dit : « Je crois d’avoir vu à Naples les Annales del Giovenazzo… il me semble qu’il y avoit des choses qui régardoient Otton de Brunsvic, Prince de Tarente, époux de la reine Jeanne ». Cette lettre était sans doute écrite de mémoire, tandis que la lettre à Muratori l’a été par Leibniz après revision de ses notes, ce qui en explique l’apparente contradiction.
Peut-être alla-t-il visiter les catacombes de Naples (1), comme 1l devait faire à Rome.
De retour dans cette ville, Leibniz y resta au moins jusqu’au milieu de novembre (2) : il était à Rome au moment de la mort du Pape Innocent XI (juin 1689) et de l'élection de son successeur Alexandre VIII (3).11 s’y lia avec de nombreux cardinaux, prêtres et religieux, italiens où étrangers, s’entretint avec eux d’histoire et essaya de profiter d’eux pour ses recherches. Il y fit la connaissance du célèbre antiquaire Raphaël Fabretti, ancien secrétaire du pape Alexandre VII, qui « conduisit Leibniz non seulement dans son propre musée, mais dans toutes les collections publiques d’antiquités et même dans les catacombes » où il lui montra le sang des martyrs, qu’il recomposa avec de l’eau devant le philosophe sceptique, qui y voyait de la couleur (4). Leibniz l’exhorta à ne pas négliger les inscriptions étrusques (5), lui communiqua des inscriptions latines (6) et un fragment du manuscrit de Publius Victor sur les régions de Rome (7), qu’il venait de copier à Vienne. Il fut surtout en relations avec les cardinaux venus à Rome pour l’élection d’un nouveau Pape et les Jésuites du collège de propagganda fide. |
Henri Noris, antiquaire distingué, professeur d’histoire
1. A propos des cryptes de Kiev, il écrit : «verendum est, ne ad tempora multo antiquiora pertineant, ut Neapolitanæ catacombæ, ethnicæ haud dubie vetustatis, etsi postea christianis usurpatas has cryptas, et, ut sic dicam, consecratas non negem. » Ann. Imp. 988, $ 18, t. III, p. 531. Cf. plus bas, n. 4.
2. Une lettre à Giordano est datée du 3 des ides de novembre 1689, c’est-àdire du 11 de ce mois. Gexr., Math, t. 1, p. 196. Une lettre à Laureatus (corr.) est datée du 12 novembre. BODEMANN, p. 131, n° 581.
3. V. ses vers sur eux. PERTz, t. IV, p. 294 ss. (KLopp, t. VI, p. 43).
4. GUHRAUER, t. II, p. 89-90 et Beil., note 8, d’après la vie de Leibniz, par Barsotti. Cf. KLoppr, 1. VI, p. xxvu et J.-G. D. ArmEnGauD, les Galeries publiques de l'Europe. Rome. Paris, 1857, p. 226.