GUHRAUER, t. Il, Beul., note
1. « Istud quod ratiocinatio verisimiliter assequebamur, ad evidentiam probat fragmentum manuscriptum ejusdem Victoris, mihi ab Eruditissimo Godefrido de Leibnitz Smi Ducis Brunsuicensis à Consiliis transmissum ». FABreTTI, /nscriptiones antiquæ, 1702, p. 265. Suit la description des quartiers de Rome (p. 265-6. Cf. plus haut, p. 73, n. 2.
ecclésiastique à Pise et membre de l’Académie de la reine Christine à Rome (1), l’entretint sans doute d’histoire du moyen-âge, car Leibniz lui écrivait de Rome sur l'ouvrage de Guillaume Cave, sur différentes éditions des conciles et lui demandait des renseignements sur un calice saxon, donné par le due Thierry de la race de Witikind au monastère du Mont Cassin (2). Avec Ciampini, « maître des brefs de Sa Sainteté et Référendaire de la signature (3) », fondateur d’une Académie physico-mathématique dont Leibniz fut nommé membre (4), il s’entretmt aussi bien d'histoire que de sciences proprement dites. Il ui demanda de lui expliquer un passage d’une bulle du x® siècle environ, concernant la nomination au cardinalat d’un évêque allemand (5). Il avait noté le nom de tous les savants qui se réunissaient soit chez Ciampini pour s’occuper d’érudition sacrée, soit à la bibliothèque Pamphile ou dans un café (6). Peut-être Leibniz avait-il été introduit auprès de ces ecclésiastiques par le cardinal Casanata, possesseur d’une riche bibliothèque dirigée par le second custos de la Vaticane, Laurent Zaccagni (7), qui fit plus tard offrir à Leibniz «la garde de la bibliothèque du Vatican, dont on passe assés
1. D’après A. CL. Varzerv, Correspondance de Mabillon et de Montfaucon avec l’Iialie. Paris 1846, t. I, p. 355, n. 3, Thoynard était son collaborateur pour les Epoques Syro-Macédoniennes, ouvrage édité à Florence en 1689.
2. La lettre à Noris (corr., fol. 4-5), datée de Rome «sede Papali vacante », éd. en partie dans KLopp, t. VI, p. 44-45, rappelle le récent séjour de Noris à Rome et traite d'histoire ecclésiastique.