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L EXPANSION RELIGIEUSE

Colbert, en 1605, 1070, et 1071, esquissaicnl une org-anisation commerciale extra-européenne et demandaient que Ton plaçât des compagnies marchandes à Sue/ et en Egypte, afin d'établir une unité vivante entre l'Europe et rinde (1).

Les documents que l'on a retrouvés à Heidelberg dans lesAi'chives dites de Wiesentheid nous révéleront sans doute plusieurs influences assignables. Leibniz en efl'et a commencé par traduire des idées qui surgissaient autour de lui. Le problème qui consisterait à préciser son originalité est actuellement insoluble. Du moins voyor)§-})Q^s s'élargjf ^rfe }nti|iljof) précise de la vie européenne. Les anciens projets de guerre sainte sont ressaisis et accrus de lins pratiques. Ceux qui ont prêché cette guerre, dit Leibniz, aiïirmaient que l'on doit combattre l'Infidèle ; ils ont négligé de marquer comment on y peut parvenir (2). C'est l'ieuvre que lente Leibniz : D'abord, allusions vagues dans une analyse de l'Etat de l'Allemagne en 1070 (3) ; ensuite, plans distincts dans les esquisses destinées à Louis XIV. De très minutieux problèmes d'attribution et de date se dressent ici. Quelle fut la part de collaboration de Boincburg en ce projet de conquête égyptienne ?... Des textes formels prouvent que l'œuvre ne fut jamais achevée et qu'elle fut composée de façon discontinue (4). Pourtant on y voit s'esquisser une sorle iVimpériulisme relif/ieux. Lnpérialisme nullement cmjihalique, mais concret et précis : D'abord le trace'' d'une voie économique mondiale, grâce h l'Egypte ; ensuite un rAle essenlicl attribué pour l'avenir <i ! Inde

(i) Archives dns Affaires tHranghrcs, Fonds Titrijuir, f. \11. f« a 17, verso.

(a) {ÎKiiiiAUDT, I, Oa.

(3) lifdtuikcn... St'ciirilas pnblica (Klopp, I).

(4) Klopp, II, i36, i4i, etc.

L EXPANSION RBLIGIEUSB 14^3

el il Ici Chine; cnliii ralïirnialion de la suprématie des giicires niin'ilifiies : « Je ne vonsulùre pinnl les victoires ni les luttes sur terre comme d'une (jninde iri}porlance pour la prééminence politique. Si nous itrons la prépondérance sur mer, les soulèvements de r Autriche et de V Espagne pourront sans danger être méprisés, hien plus, être vaincus (1) ».

Cet impérialisme pef^it être appelé religieux, parce cpi'il s'af^it pour Leibnjz d'une expansion ou d'une organisation des idées et, pourrait-on dire déjà, de la « culture » à travers le monde. Celle culture est religieuse et chrptienne dans les limites que nous avons essayé de lîxer plus haut.

On co|npren(I tiès lovs pourquoi Leibniz a suivi avec passion Jes mj^siops d^^ ^ésijites et pourquoi il eût voulu voir des missions protestantes efficaces se joindre aux missions catholiques. Des motifs complexes s'ajoutaient aux précédents popr intensilier .son rêve. Sa philosophie est en puissance une (cuvrecollective.il croyait en l'action féconde du travail organisé. De là, son admiration pour l'ordre des Jésuites. Son anticartésianisme, qui ne fut pas seulement polémique mais réel en dépit des inllucnces subies, se confondait ici avec son espoir d'utiliser, en la transformant d\uilleurs pleinement, la force de cet ordre. Vno intuition vivante et hardie dominait ces vues partielles : celle de la Chine. On alléguerait en vain des causes déterminantes. Il est clair que d'autres autour de Leibniz se souciaient de la Chine. Là n'est pas la question. Leibniz ne se contenta pas de s'intéresser à un monde nouvellement exploré.

(i) Kloi'p, II, 70 : E(jo tainen nec viclorias nec oppositiones terrestres magni ad summain reriim. momenti jiidieo : Si mari prsevaleanms, poleruiU Austria Ilispaniaque irisurtjenles secure contemni, imo vinci.

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Il lit de ce monde V « idée directrice » de tous ses espoirs. L'Extrême-Orient l'ut vraiment saisi par lui. Il eût voulu connaître par le détail une civilisation qui diffère autant de 1^ nôtre que si c'était celle « d'un autre globe » (1). Il dut se résigner à des renseignements partiels. Du moins essaya-t-il de les galvaniser par son intelligence divinatrice.

Une destinée prodigieuse l'aida à fixer son rêve d'expansion. Pierre le Grand, que Louis XIV dédaignait encore en 1702, fut pressenti par Leibniz dès l'heure de son voyage mystérieux à travers l'Europe. Leibniz a trouvé l'être que depuis sa jeunesse il cherchait (2). Toute sa vie il fut attiré par les Puissants. Cet homme, que hantaient les œuvres collectives, aima par-dessus tout les individus. Ses admirables Mémoires destinés à Louis XIV (3), ses mélancoliques el éphémères espoirs en la mission fantastique et débile de Charles XII (4), et finalement ses écrits adressés à Pierre le Grand attestent cette foi en la force inimitable des individus.

Il était impossible de donner des exlrails du projet d'Egypte, lequel forme un tout et n'est pas spécifupiement religieux. Pour les mêmes raisons on ne pouvait tirer que peu de chose des innombrables lettres ou projets relatifs à Pierre le (irand. Va\ revanche, il était indisj)ensable de fixer les idées do l-eibiiiz sur les missions.

On trou\era, dans les pages (jui suivent, d'abord trois textes (|ui précisent assez bien les soiii-ces myslicjiios

(\) i.cllrc iiu'ililf an li. !'. Verjus, i8 août 1705.

(a) l'oiir les détails, cf. Leibniz cl l'orgunisatioii religieiisf, i''" partie, cliap. m, Pierre le Grand.

(■{) Cf. Gkkhaudt, VII, pp. 174 cl iSy.

(/(j Sur Leibniz el Charles XII, voir Leibniz et rorfjanisalion reli(jieiue, pp. iia-ilG.

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(le ridée d'expansion, telle que Leibniz Ta conÇud; Ensuite, on verra l'attitude de Leibniz en face des querelles doctrinales dans leur rapport avec la « mission »; D'autre part, des textes essentiels résumeront quels résultats g-énéraux Leibniz attend des missions, et finale ment comment il conçoit une pénétration qui se feiait au nom d'un « point de vue » intérieur en quelque sorte et extra-européen.

iO

Les sources mystiques de i/iuée d'expansion

Extrait iVune lettre inédite à //. W. Ludolf.

a/ia octobre i6()7. F" 3.

. . . Rien n'est plus estimable (qu'une piété éclairée, qui cherche à se répandre par des bonnes actions, propres à produire encore dans les autres la bonne volonté et le pouvoir de l'exécuter... Une dévotion oisive et renfermée en elle-même ne me paraît pas assez solide, et un homme de bien est comme un aimant qui communicjue sa direction aux autres corps magnétiques (pi'il touche. Je crois que depuis longtemps Dieu ne nous a pas oll'ert de si belles et grandes occasions de bien faire. Deux des plus grands monarques du monde témoignent une ardeur extraordinaire pour attirer dans leurs Etats ce qu'il y a de bon parmi nous. Ce sont k; Czar et le monarque de h\ Chine. Et ce qui est encense impoi'lant, c est (|ue les l^tats du (//.ar joignent l'Europe à la Gliine (1). Il est incroyable combien

(i) C'était I2i utio clos idées esseriliolles do Loibniz. Il a coiiliiiiiolloiiiciit Hoiigi) il 1' « Kurasio » et non h une Kuropo cl à une Ahio si'-préo». Cf. UuTGNti, IV, 1, p. 78, préface! dos A'odij»stma Sinica.

L EXPANSION BBLIGIISUSE

OC l'riiK'c chinois alVeclioiiiU' k*s sciences elles arls de r Europe et c'est ce (ju'il chérit principalement dans les Jésuites, à qui notre négligence abandonne lui si grand champ (1)... Je voudrais que des personnes puissantes et éclairées, mais aussi, bien intentionnées parmi nous, prissent l'alFaire à cœur, pour tâcher de cultiver et de tourner au plus grand bien les beaux desseins du Gzar en ^^'insinuant dans son esprit par le moyen des belles curiosités... On m'a dit qu'un nommé M. Isbrand donne ime relation du voyage qu'il a fait à la Chine, comme envoyé du Gzar, et que M. Witsen en dirige l'édition. J'en espère des connaissances utiles, pour le grand commerce, non pas des marchandises, mais de la l)iété et de la vertu qu'il faudrait pous!5er par la Moscovie vers la Chine(2). Je vous supplie... de me dire surtout comment vous croyez qu'on pourrait insinuer au Czar ce qui serait véritablement proi)re au grand dessein qu'il a de rendre ses sujets })lus éclairés, et comment on pourrait entlammer sa curiosité par les choses véritablement belles et solides.

Vous aurez eu apparemment, Monsieur, l'occasion de parler à M. Golibin, second ambassadeur, et de tâcher de le porter à faire des recherches des

(i) Leibniz eût souhaité que l'on organisât également des missions protestantes. Cf. Lettre inédile à Moufll, f"^ ao et GEunAiiDT, III, ao^i, etc.

(a) Leibniz a vraiment cru en la possibilité d'une expansion intellectuelle et morale à travers le monde. Il j)arlait d'une propa<jalio Jidei per scientias, et, selon la belle expression d'une lettre inédite au général de Scliulcnburg, cf. f" 73, d'une « communication de lumières ».

lis l'e.^pa.nsion bbligieusb

langues. Si on ne peut pas traduire dans ces langues éloignées le Notre Père en forme, on pourra faire quelque chose d'approchant, en faisant marquer au moins les principaux mots... comme : Notre, père, ciel, nom, venir, royaume, volonté, terre, pain, donner, aujourdliui, pardonner, dette, mener, tenter, délivrer, mal. Ce serait en attendant, car au reste la traduction mériterait bien d'être faite avec le temps, ut omnis lingiia laudct Dominum...

Si on pouvait bannir l'esprit sectaire (|ui consiste proprement dans cette prétention de vouloir que les autres se règlent sur nos maximes, au lieu qu'on se devrait contenter de voir qu'on aille au but principal (1).

(i) Leibniz était tout à fait ennemi de l'esprit de secte. Cf. lettre inédile au marquis de Monceaux, f " 7 : « Le vulgaire s'imagine qu'en parlant contre les sectes, on parle contre la religion, et c'est tout le contraire. » — Dans ses lettres au P. des Bosses, Leibniz montre que les sectes clIcs-mèmcs n'existeraient pas si les polémiques ne forçaient les divers partis à préciser et à fixer de fa<.on irréductible leurs points de ^ue. Telle était sou opinion relativement au Jansénisme (cf. Gi:uim\i)T, II, .'337). " n'admettait pas d'autre part que l'on s'appcIAl Luthérien : « Ou a tort de s'appeler Luthérien » (K. de Caiucu,, l, i()G, note a), écrivait-il. Cf. lettre incdile à l'falT; fragment inrdil, Théologie, MI, ;■), f" 79, cités ap. Leibniz cl l'onjanisation religieuse, a85, note /|. Môme théorie relativement au Quiétisme : « Si ou n'avait rien écrit contre lo livre do M. de Cambrai, la chose en serait demeurée 15, ft l'empressement qu'on a de le réfuter rôveilli' la curiosité d'une infinité de gens qui no se contiendront jias dans les bornes que M. de (]and)rni leur a marquées... Il en est do môme des l'iélisles chez nous qui font pour lo moins autant fie bruit en Allemagne que les Quiétistcs on Italie ou en l'runco. Si on avait écouté les conseils de ceux (pii voulaient qu'on n'écriMt point contre, il y a longtemps (ju'on n'en aurait

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Extrait d'une lettre inédite à Morell (i).

ler octobre 1697.

... Vous verrez peut-être, par ma préface des Novissima Sinica, que mon dessein est d'enflammer nos gens à travailler à la propagation de la véritable piété chez les peuples éloignés. Vous ne sauriez croire combien je suis lâché de voir qu'on ne j)rofite pas assez de la présence du Gzar de Moscovie et des bonnes intentions cpi'il fait paraître. Car gagner l'esprit d'un seul honune, tel (jue le Czar ou tel que le monarque de la Chine, et le tourner aux véritables biens en lui inspirant un zèle pour la gloire de Dieu et la perfection des hommes, c'est plus faire que si on gagnait cent batailles : car de la volonté de tels honnnes dépendent plusieurs millions des autres. Je ne saurais pardonner ces négligences aux Anglais et aux Hollandais. Mais ils le payeront cher : d'autres s'enqiareront de ces avantages (ju'ils négligent, au lieu que s'ils étaient véritablement sages, ils pourraient procurer à la fois l'avancement de la gloire de Dieu et du bien de leur Etat, Je trouve tous les jours, plus

plus parlé. Il y a dans le voisinage un homme très savant à sa manière et très ingénieux, qui nous menace d'une nouvelle théologie et qui a donné déjà quelques échantillons. Sans moi, il y a longtemps que nous aurions en lui un hérétique de plus ; mais j'ai tâché tant que j'ai pu d'empêcher qu'on le réfutât. » (CÎEiuiviiKT, II, ô73-7'i). cf. encore Klopp, Vil, i5i-i52.

(i) Le passage cité ici a déjà été pui>lié par Guerrieb, Leibniz in $einen Beziehungen zii Bussland... 2* partie, p. ai.

130 l'expansion religieuse

qu'on ne saurait croire, qu'il n'y a rien de si iinjji'udent que l'impiété et rien de si conforme ù^nos intérêts encore ici-bas que la piété véritabje.

Extrait dune lettre au Comte Golofkin.

Fouclier de Careil,VII, 5o2-5o3.

... Comme depuis ma jeunesse mon grand but a été de travailler à la gloire de Dieu par l'accroissement des sciences, qui marquent le mieux la puissance, la sagesse et la bonté divines. . . et comme j'ai préféré ce but aux honneurs et à la fortune, (juoique les conjonctures m'aient obligé d'entrer dans des charges où j'ai eu la justice, l'histoire et lesalTaires politi(|ues pour objet, je suis toujours prêt à tourner mes pensées vers ce grand but, et je n'ai cherché qu'un grand prince qui ait le même but. Je crois de l'avoir trouvé dans la personne du Grand Gzar, de sorte que Sa Majesté se peut assurer qu'elle ne trouvera jamais une personne plus zélée pour ce dessein important et qui se soucie moins de son intérêt particulier, pourvu que je trouve les moyens et les occasions de contribuer eflicaeement au bien commun dans ces matières. l*]t en cela je ne distingue ni nalion ni |)arti, et j'aimerai mieux de v«)ir les sciences l'endues fort llorissanles chez les Husses (jue de les voir médiocrement cultivées en Allemagne. Le pays où cela ira le mieux sera celui (|ui me seia le plus v\\v\\ puiscpie loul le genre hu-:

[.'expansion iibligiesusb 151

main en profitera toujours, et ses vrais trés<}rs eu seront aug-nientés (i)...

LES QUERELt.ES DOCTRINALES ET l'iDÉE d'eXPANSION RELIGIEUSE

Exf rails de deux lettres inc^dites au H. P. Papcbroch (2).

... Pourquoi les nôtres,... alors que les occasions s'y prêtent ainsi, ne pourraient-ils obtenir des résultats auprès des barbares? Et certes il est cons-

(i) Comparer lettre à des Billeltes (1697), Geu»., VII, /|56 : « Pourvu qu'il se fasse quelque chose de conséquence, je suis iiidifTcrenl que cela se fasse en Allemagne ou en Franco; car je souhaite le bien du genre humain ; je suis, non pas cs-.XéXXtjV ou çpiXopwjjiaToc, mais «ptXâvOptuzo;. » On sait, d'autre part, combien Leibniz a travaillé à la formation de sa patrie allemande. Voir sur ce point l'intéressant chapitre de M. Lcvj- Hruhl dans YAUcmngiw depuis Lnibniz, Paris, i8()0. Leibniz revient sur les mêmes idées dans une lettre à Pierre le drand (F. de C, VII, 5i4-r)i5.)

(a) a7 décembre i0;,8, 1» iî. verso: .... Qaid ninostri... occasionibus ila frrentibus Jruduin apud barbaros faccre possint ? El sane fecissf eiiain constat. E(jo dtiin pro candore nieo cehiin vestrorum laado ac tueor, ea inspiciens quœ iiobis communia sunt ; non ideo noslris prœjudicatum velim ;... Concedamus... Moscos a Grœcis conversas, quando nondum a vobis discesscranl. Al ipsi Mosci quam mullos barbaros pcrduxere ad Jidem Chrisli?... Amjlis Balavisquc. negare conversioncs, est rerum cvidenliœ obnili... Uli martyria, ila et conversioncs nunquam fiisquam prudens habiiit vcrœ EcclesixnotaSf

152 l'expansion religieuse

tant que la chose fut faite ainsi déjà. Quant à moi, tandis que, dans ma franchise, je h)ueet protège le zèle des vôtres, considérant les choses qui nous sont communes, je ne voudrais pas pour cela causer un préjudice aux nôtres... Accordons que les Moscovites ont été convertis par les Grecs alors qu ils ne s'étaient point encore séparés d avec vous. Mais les Moscovites eux-mêmes, combien de barbares n'ont-ils pas conduits à la foi du Christ?... Refuser des conversions aux Angles et aux Bataves, c'est lutter contre l'évidence des choses... De même que les martyres, ainsi les conversions n'ont jamais été considérées par un homme circonsj)ect comme des notes de la vraie Eglise. Qui ignore que les Goths et les Vandales et tant d'autres nations ont reçu le Christ des Ariens?...

... Qui ignore qu'il y a parmi vous de nombreux hommes remarquables qui pensent qu'il est juste et pieux, après les soins de l'office spirituel, d'em- ])l<)yer le temps libre et destiné au réconfort do l'espriL à la connaissance de l'Histoire naturoUe ainsi ([u'à l'Histoire civile, et ils ne croient pas ainsi faire (juelque chose d'étranger à l'institution de la So-

(Jiiis ignorai Gothos et Vaitd<ihs et loi alias ijentcs ab Arianis recciiisse Clifislum ?...

Lottro 8. cl. (f" 59, roclo et vorso)... Quis ignorât esse intcr vos cnmpliires viros insignes, ijai rccluni ac piuin imlant i^ost spiritualis ofjiiii curas vaciiuin ti-miius rc/îcwmloijui' aninio tlrslinatain... iniprnderc cognilioni hlslori.r naturalis poriter ac rivilis nihilqiic ea in ri'... fnrcre ab inslittilo Soriclulis alicnain... AVrytit' ego... Scholariitn siibliUtalrt conlt'iimo, ipii scio oinnrni vcrilalcm habrre suum monirnlum... (Jais mini non videt sine sanilate corporis non licerc ntissiones obire, et varilnlem exercere... Itaijue ontnrx l'erilates... rectc curanius, dummodo ad niajorcni Dei ghiriani dirigantas.

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t'iété... Je ne méprise pas les subtilités des Ecoles, moi qui sais que toute vérité a son moment... Qui ne voit, en eiïet, que sans la santé du corps, il nest pas permis d'entreprendre les missions et d'exercer la charité ? C'est pourquoi occupons-nous exactement de toutes les vérités, pourvu que nous les dirigions à une plus grande gloire de Dieu.

Une jormule extraite iVune lettre inédile nu IL P. W'rjiis.

Bcdcinann ; Briefwechsel, p. 355.

...Le dessein de porter la lumière de Jésus-Christ dans les pays éloignés est si l)eau, que je n'y distingue point ce (jui nous distingue...

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