LK RÈGNE DE LA PUISSANCE ET LE RÈGNE DE LA SAGESSE
Extrait du « TcntnnicnAn/u/of/icuni » Essai Anaijoffiquc dans la rcclicrche des Causes (1).
Cl' (jui mène à la siij^irme cause es( iippi'lé Anagogi([uc chez les Philosophes aussi l)iiMi (pie chez les Théologiens...
(1) Gehiiahot, Vil, y.70 cl 8uiv.
... Les découvertes utiles à la vie ne sont... bien souvent que des corollaires des lumières plus importantes, et il est encore vr;ii ici que ceux ([ui chorchent le Uovaume de Dieu trouvent le reste en leur chemin.
La recherche des causes finales dans la Phvsi(pie est... la pratique de ce que je crois qu'on doit faire, et ceux qui les ont voulu bannir de leur philosophie n'en ont as.sez considéré l'importante utilité. Car je ne veux point leur faire ce tort ({ue de croire (ju'ils ont eu en cela des mauvais desseins. (Cependant d'autres sont venus, qui en ont abusé et (pii non contents d'exclure les causes finales de la Phvsi([ue, au lieu de les renvoyer ailleurs, ont fait elVort de les détruire tout à fait, et de montrer que l'auteur des choses était tout-puissant à la vérité, mais sans aucune intelligence. Il y en a eu encore d'autres, qui n'ont admis aucune cause universelle, connue ces anciens (pii ne reconnaissent dans l'univers cpie le concours des corpuscules, ce (jui paraît plavisible aux esprits où la faculté imaginative prédomine, parce qu'ils croient de n'avoir à employer (|ue des principes de mathémati((ue, sans avoir besoin ni de ceux de métaphysique qu'ils traitent de chimères, ni de ceux du bien (pi'ils renvoient à la morale des hommes, comme si la perfection et le bien n'étaient (pi'un effet particulier de nos pensées, sans se trouver dans la nature universelle.
Je reconnais qu'il est assez aisé de tomber dans cette erreur,... quand on s'arrête en méditant à ce que l'imagination seule peut fournir, c'est-à-
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dire aux grandeurs et figures, et à leurs modifications. Mais quand on pousse la recherche des raisons, il se trouve que les lois du mouvement ne sauraient être expliquées par des principes purement géométriques, ou de la seule imagination. C'est aussi ce qui a fait que des philosophes très habiles de notre temps ont cru que Içs lois du mouvement sont purement arbitraires. En quoi ils ont raison s'ils prennent arbitraire pour ce qui vient du choix, et qui n'est pas d'une nécessité géométrique, mais il ne faut pas étendre cette notion jus(|u'à croire que ces lois sont tout à fait indifférentes, puisqu'on peut montrer qu'elles ont leur origine dans la sagesse de l'auteur, ou dans le principe do la plus grande perfection, qui les a fait choisir.
Cette considération nous fournit le véritable milieu, dont on a besoin pour satisfaire à la venté aussi bien (pi'à hi piété. L'on sait (|ue s'il y a eu des Philosophes habiles (jui n'ont reconnu dans l'univers (pie ce ([ui est matériel, il y a en échange des Théologiens savants et zélés (|ui, cho(pu\s de la pbih)sopliie corpusculaire et non contents d'en réprimer les abus, ont cru être obligés ii soutenir ([u'il y a des jdiénoménes dans la nature rpi'on ne saurait expHcpier par h's principes <kMnécani([iu', comme j)ar exemj)le la lumière, la pesanleur, l.i force élastique ; mais conuue ils ne raisonnent j)as en cela avec exactitude, et (pi'il est aisé aux pliilo.so|)hes corpusculaires de leiu" répondre, ils foiil du l(»rl à la religion en pcnsaiil lui riMulre service ; ciir ils conlirnu'ut dans leur eri'eur ceux (pu ne reconnaissenl cpie des principes nialériels. Ce véri-
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table milieu qui doit satisfaire les uns et les autres est que tous les phénomènes naturels se pourraient expliquer mécanifjuement, si nous les entendions assez ; mais que les principes mêmes de la Mécanique ne sauraient être expliqués géométricjuement, puisqu'ils dépendent des principes plus sublimes, qui marquent la sajçesse de l'auteur dons l'ordre et dans la perfection de l'ouvrage.
Ce qui me paraît le plus beau dans cette considération est que ce principe de la perfection, au lieu de se borner seulement au général, descend aussi dans le particulier des choses et des phénomènes, et qu'il en est à peu près comme dan§ la Méthode du Forniifi Ojitimis,,.. cpie nous avons introcUiite dans la Géométrie au dohWle l'ancienne méthode de nmx-imis et mininiis (j{iantitiitibus. Car ce meilleur de ces formes ou figures ne s'y trouve pas seulement dans le tout, mais encore dans chaque partie, et même il ne serait pas assez dans le tout san§ cc'hi. Par exemple, si dans la ligne de lu plus courte desconte entre deux points donnés, nous pienons doux autres points à discrétion, la portion (le cette lij^uo interceptée entre e\\.yi. est encore nécessairement la ligne de la plus courte descente à leur égard. C'est ainsi (pie les moindres parties de l'univers sont réglées suivant l'ordre de la plus grande perfec-' tion ; autrenient, le tout ne le serait pas.
C'est pour cela (pie j'ai coutume de dire (pi'il y a, pour parler ainsi, deux llôgnos dans la nature corporelle même qui se pénètrent sans se confondre et sans s'onqjècher : le règne de la puissance, suivant lequel tout se peut expliquer mécanique-
ment par les causes efïicientes, lorsque nous en pénétrons assez l'intérieur ; et aussi le Règne de la sagesse, suivant le(]uel tout se peut expliquer archiiecnotiquemenl . pour ainsi dire, par les causes finales, lorsque nous en connaissons assezles usages. Et c'est ainsi qu'on peut non seulement dire avec Lucrèce, que les animaux voient parce qu'ils ont des yeux, mais aussi que les yeux leur ont été donnés pour voir... Cependant, ceux qui entrent dans le détail des machines naturelles ont besoin d'une grande prévention pour résister aux attraits de leur beauté, et Galien même, ayant connu quelque chose de l'usage des parties des animaux, en fut tellement ravi d'admiration, qu'il crut que de les expli{|uer était autant que de chanter des hymnes à l'honneur de la divinité. Et j'ai souvent souhaité qu'un habile Médecin entreprît de faire un ouvrage exprès, dont le titre ou du moins le but pourrait être Hymnus Galeni,
De plus, nos méditations nous fournissent quel- (|uefois des considérations, qui font voir l'usage des Finales, non seulement pour augmenter l'admiration de l'Auteur suprême, mais encore pour faire des découvertes dans son ouvrage
Ce principe de la nature d'agir par les voies les plus déterminées que nous venons d'employer, n'est (|u'architectonique en effet, cependant elle ne man(]ue jamais de l'observer. Supposons le cas que la nature fût obligée généndement de construire un triangle, et (|uo ])our cet ell'et la seule périphérie ou somme de cotés fut donnée et rien de plus, elle construirait un trian-
gle équilatéral. On voit par cet exemple la différence qu'il y a entre les déterminations architectoniques et les géométriques. Les déterminations géométriques importent une nécessité al)solue, dont le contraire implique contradiction, mais les architectoniques n'importent qu'une nécessité de chf)ix,dont le contraire implique imperfection... Et comme il y a même dans le calcul d'algèbre ce que j'appelle la Loi de justice, qui aide beaucoup à trouver les bonnes voies ; si la nature était brute, pour ainsi dire, c'est-à-dire purement matérielle ou géométrique, le cas susdit serait impossible, et à moins que d'avoir quelque chose de plus déterminant que la seule périphérie, elle ne produirait point de triangle ; mais puisqu'elle est gouvernée architectoni(juement, des demi-déterminations géométriques lui suffisent pour achever son ouvrage, autrement elle aurait été arrêtée le plus souvent. Et c'est ce qui est véritable particulièrement à l'égard des lois de la nature...
LE Mut PROFOND KT l' « INFIM ACTUEL »
Extraits des Nouveaux Essais; Avant-Propos.
... Nos différends sont sur des sujets de quelque importance. 11 s'agit de savoir si l'âme, en ellemême, est vide entièrement, comme des tablettes où l'on n'a encore rien écrit [tabula l'asa)... et si tout ce qui y est tracé vient vmiquement des sens
Mo NÂTtjkE ET &hAcb
et de l'expéHence ; ou si Tâme contient orip^inairemcnt les principes de plusieurs notions et doctrines, que les objets externes réveillent seulement dans les occasions, comme je le crois aVec Platon et même avec l'Ëcole, et avec tous ceux qui prennent dans cette sig-nification le passage de saint Paul... où il marque que la loi de Dieu est écrite dans les cœurs (1)...
... Or, la rértexion n'est autre chose qu'une attention à ce qui est en nous, et les sens ne nous donnent point ce que nous portons déjà avec nous. Cela étant, peut-on nier qu'il y a l)oaucoup d'inné en notre esprit, puisque nous sommes innés, pour ainsi dire, i\ nous-mêmes et qu'il y a en nous-mêmes : être, unité, substance, durée, chah- {çement, action, perception, plaisir, et mille autres objets de nos idées intellectuelles? VA ces objets étant immédiats à notre entendement et toujom-s présents (quoiqii'ils ne sauraient être totijoilrs aperçus à cause de nos disfractions et besoins), pourquoi s'étonner que nous disons que ces idées nous sont innées avec tout ce qui en dépend?...
... D'ailleurs il y a mille marques qui font juger qu'il y a à tout moment une infinité de pcr-
(i)'Ce rapprochement entre l'innéisme cl la doctrine do suint Paul CHt oxlrèmcinont curieux. Voici le passage de saint Paul auquel licihniz fait allusion : 6'xav y*P ^^^ "^^ M-''! ^Ôjjlûv ïyo-fia tp'jjei là toù vô[jioy iroitoaiv, O'jtot v6[aov (atj ïy^owzzç £«'JToT; tlilv v<i(iO(; (Kom., 11, i/j). (loux-ci font voir, ajoute saint Patil, que la loi de Dieu ohI inscrite dans lourt» (•(iMjrs(i5). Nous donnons ce [lassago colèlire dos Nouveaux l'Jssnis parce qu'il éclaire, non sculonient la philosophie de Loihtiix, mais d'une fuçun piifticiilicr*; si» jji^risi'r- rclif^'inuso.
NAtURE ET OrACE àW
ccptïons en nous, mais sans aperception et sans réflexion, c'est-à-dire des changements dans l'âme même, dont nous ne nous apercevons pas, parce (pie les impressions sont, ou trop petites et en trop j,nand nombre, ou trop unies, en sorte qu'elles n'ont rien d'assez distinguant à i)art, mais, jointes à d'autres, elles ne laissent pas de l'aire leur elîet et de se faire sentir, au moins confusément dans l'assemblage....
Ces petites perceptions sont donc de plus grande efficace par leurs suites qu'cm ne pense. Ce sont elles qui forment ce je ne sais quoi, ces goûts, ces images des qualités des sens, claires dans l'assemblage, mais confuses dans les parties ; ces impressions, (jue des corps environnants font sur nous, (pii enveloppent l'infini; cette liaiâon (pic chaque être a avec tout le reste de l'univers. On peut même dire (|u'en conséquence de ces petites [)erceptions, le présent est gros de l'avenir et chargé du passé, (jue tout est conspiran ((ju|ji7rvoïa Tcivxa, comme disait llippocrate), et que, dans la moindre des substances, des yeux aussi perçants (|ue ceux de Dieu pourraient lire toute la suite des choses de l'univers...
312 NATURE ET GRACB
que « les lois materielles conspirent dans tout l'univers a exécuter les lois de la justice
OU DE l'a»IOUR. »
Extrait d'une lettre à Arnauld (1).
Pour ce qui est des Esprits, c'est-à-dire des Substances qui pensent, qui sont capables de connaître Dieu et de découvrir des vérités éternelles, je tiens que Dieu les gouverne suivant des lois différentes de celles dont il gouverne le reste des substances. Car toutes les formes des substances exprimant tout l'univers, on peut dire que les substances brutes expriment plutôt le monde ({ue Dieu, mais que les Esprits expriment plutôt Dieu que le monde. Aussi Dieu gouverne les substances brutes suivant les lois matérielles de la force ou des communications du mouvement, mais les Esprits suivant les lois spirituelles de la Justice, dont les autres
sont incapables l^]t Dieu n'étant, à l'égard de ces
substances matéiielles, (pie ce (pi'il est à l'égard de tout, savoir l'auteur général des êtres, il prend un autre personnage à l'égard des es[)rits (jui le fait concevoir revêtu de volonté et de qualités morales, puisrju'il est lui-même un esprit, et comme mi d'entre nous, juscju'à entrer avec nous dans une liaison de société dont il est le chef". Et c'est cette société ou Uépubli(jue générale tles Ivsprits...
(i) Geiuiaudt, II, rj\i30, soploiubro 1O87.
qui est la plus noble partie de l'univers, composée d'autant de petits Dieux sous ce grand Dieu. Car on peut dire que les esprits créés ne dilTèrent de Dieu que de plus à moins, du fini à Tinilni. Et on peut assurer véritablement, que tout l'univers n'a été fait que pour contribuer à l'ornement et au l)onhcur de cette cité de Dieu. C'est pour(|uoi tout est disposé en sorte que les lois de la force ou les lois purement matérielles conspirent dans tout l'univers à exécuter les lois de la justice ou de l'amour... C'est pourquoi les esprits devant garder leur personnage et leurs qualités morales, afin que la cité de Dieu ne perde aucune personne, il faut (ju'ils conservent particulièrement une manière de réminiscence ou conscience, ou le pouvoir de savoir ce qu'ils sont, d'où dépend toute leur moralité, })eines et châtiments, et par consé{pient il faut (juils soient exempts de ces révolutions de l'univers qui les rendraient tout à fait méconnaissables à eux-mêmes, et en feraient, moralement parlant, ime autre personne. Au lieu qu'il suffit ({ue les substances brutes demeurent seulement le même individu dans la rigueur métaphysique, bien ((u'ils soient assujettis à tous les changements imaginables, puisque aussi bien ils sont sans conscience ou réflexion. Quant au détail de l'état de l'âme humaine après la mort, et comment elle est exempte du bouleversement des choses, il n'y a (pie la révélation qui nous en puisse instruire particulièrement ; la juridiction de la raison ne s'étend pas si loin. On me fera peut-être une objection sur ce que je tiens que Dieu a donné des âmes à toutes les
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machines naturelles qui en étaient capables, parce (|Ue les âmes ne s'entr'empêchant point, et ne tenant point de place, il est possible de leur en donner d'autant cpi'il y a plus de perfection d'en avoir et rpie Dieu fait tout de la manière la plus parfaite qui est possible ; et non magis dafiir vacutini fofniaruni quam corporiini. On pourrait . donc dire par la même raison que Dieu devait aussi donner des âmes raisonnables ou capables de réflexion à toutes les substances animées. Mais je réponds (pie les lois supérieures à celles de la nature matérielle, savoir les lois de la justice, s'y opposent, puisque l'ordre de l'univers n'aurait pas permis que la justice eût pu être observée à l'éj^ard de toutes ; il fallait donc faire qu'au moins il ne leur pût arriver aucune injustice ; c'est pounjuoi elles ont été faites incaj)al)les de réflexion ou de conscience, et j)ar conséquent in.sUsceptibles de bonheur et de malheur.
tA NATUUK MftMK MÈNK A LÀ GRACE RT T,A GUACK l'fCni'CTIONNK I.A NATUUK KN s'kN SKKVAIVT
Extraits des PrlnciitoM de la Nature et de la (h'fh'e.
(jKRIlARUT, VI, pp, Co'i-GdO.
13... Tout est rdjçlé dans les choses une fois pour toutes avec autant d'ordre et de corres|)oiulniK'c qu'il est possible, la suprême Sagesse et lionté ne
NATURE Et QRACR 315
pouvant agir (ju'avec une parfaite harmonie : le présent est gros de l'avenir, le futur se pouvait lire clans le passé, l'éloigné est exprimé dans le prochain. On pourrait connaftre la heauté de l'univers dans chacpie âme, si l'on pouvait déplier tous ses replis, qui ne se développent sensiblement (pi'avec le temps. Mais comme chaque perception distincte de l'Ame comprend une iniinité de perceptions confuses, qui enveloppent tout l'univers, l'Ame même ne connaît les choses dont elle a perception, qu'autant (pi'elle en a des perceptions distinctes... et elle a de la perfection à mesure de ses perceptions distinctes. Chaque Ame connaît l'inhni, connaît tout, mais confusément ; comme en me promenant sur le rivage de la mer, et entendant le grand bruit qu'elle fait, j'entends les bruits particuliers de chaque vague, dont le bruit total est composé, mais sans les discerner; nos perceptions confuses sont le résultat des impressions cpie tout l'univers fait sur nous. Il en est de même de olKupie Monade. Dieu seul a une connaissance distincte de tout, car il en est la source. On a fort bien dit qu'il est comme centre partout; mais sa circonférence n'est nulle part, tout lui étant présent immédiatement, sans aucun éloignement de ce Centre.
14. Pour ce qui est de l'Ame raisonnable ou de YEfiprit, il y a quelque chose de plus que dans les Monades, ou même dans les simples Ames, Il n'est pas seulement un Miroir de l'univers des Créatures, mais encore une image de la Divinité. L'Esprit n'a pas seulement une perception des ou-vrages de
Dieu, mais il est même capable de produire quelque chose qui leur ressemble, quoique en petit. Car. pour ne rien dire des merveilles des songes, où nous inventons sans peine (mais aussi sans en avoir la volonté) des choses auxquelles il faudrait penser longtemps pour les trouver quand on veille, notre Ame est Architectonique encore dans les Actions volontaires: ...Elle imite dans son département, et dans son petit Monde où il lui est permis de s'exercer, ce que Dieu fait dans le grand.
15. C'est pourquoi tous les esprits, soit des hommes, soit des génies, entrant en vertu de la Raison et des Vérités éternelles dans une espèce de Société avec Dieu, sont des memljres de la Cité de Dieu... : où il n'y a point de crime sans châtiment, point de bonnes actions sans récompense proportionnée, et enlin autant de vertu et de bonheur qu'il est possible ; et cela, non par un dérangement de la nature, comme si ce que Dieu préparc aux âmes troublait les lois des corps, mais par l'ordre même des choses naturelles, en vertu de l'harmonie préétablie de tout temps entre les Règnes de la Nature et de la Grâce, entre Dieu comme Architecte et Dieu comme Monartjue, en sorte ({uo la nature même mène à la grâce, et que la grâce perfectionne la nature en s'en servant.
Ifi. Ainsi, (juoifjue la Haison ne nous puisse j)oinl apprendre le détail du grand avenir, réservé à la révélation, nous pouvons être assurés par celle même Raison, (jue les choses sont faites d'une manière (jui ])asse nos souhaits...