MÉDITATION ET CONTEMPLATION
ROMMEL, II, l34.
Puisque, selon M, Spener, Molinos a cela de particulier qu'il enseigne qu'il n'y a point de retour de la contemplation à la méditation, je voudrais qu'il expliquât la distinction ([u'il y a entre le suprême dej^ré de la contemplation et celui de la méditation. Cette contemplation relevée ne saurait être autre chose à mon avis (pi'un reç^ard bien clair de l'Etre iniiniment parfait. Mais à moins d'une grâce extraordinaire et d'un ravissement semblable à celui de saint Paul... je crois (|ue cette profonde contemplation est elle-même le résultat d'une vérital>le méditation, (pii se termine à la vue des beautés et perfections de Dieu, d'où l'amour souverain d'amitié ne manque pas de naître. Or, il n'est pas possible aux hommes dans l'état de cette vie de se maintenir toujours dans la vue simple et droite des grandes vérités et des conclusions, sans y mêler la méditation, et sans se souvenir des prémisses. Il n'y a (pic les premiers principes ou axiomes dont on puisse connaître la vérité j)ar une sinq)le vue, sans aucune nu-dilation. On me tliia que les sinq)ies ne sont pas en étal de méditer, cl
UNE PSYCHOLOGIE OU MYSTICISME 329
ne laissent pas d'être éclairés. Mais je réponds que les simples méditent autant qu'ils sont éclairés. On pourra être simple devant le monde et sage devant Dieu...