Mais, tout comme la foi et l'espérance ne
consistent pas à penser seulement de façon superficielle, mais à penser pratiquement, c'est-îi-dire à ajijir comme s'il était vrai [sup. § 4) que Dieu nous aimât; de même aussi, aimer Dieu ne consiste pas à vouloir seulement de iaçon superlicielle, mais à vouloir pratiijuement^ c'est-à-dire à accomplir tout ce qui est en notre pouvoir pour rendre vrai et réel que nous aussi nous l'aimons de façon extrême. La réalité de l'Amour, c'est que nous fassions ce qu'aime celui qui est aimé. Ce que Dieu aime, il faut en retour nous en donner la connaissance, autant que cela est en notre pouvoir. Car, tout comme de connaître que Dieu est tout-puissant et tout-sachant, c'est là la cause (sa/j. § 6),yue nous le devons aimer, — ainsi, de connaître, autant que nous y pouvons parvenir, comment il est suprêmement sage et tout-puissant, c'est là la rèffle qui nous indique comment nous le devons réellement aimer.
8. — La connaissance de la nature divine ne peut d'une manière naturelle se tirer de rien autre que de la vraie Démonstration de l'Existence de Dieu. Or, une telle existence doit avant tout se déduire de ce fait, que sans Dieu il n'est point possible de tenir une cause (alors que cependant rien n'est sans cause), expliquant que les choses (Dinge), qvii pourraient n'être point, soient ([uelque chose, — '■ et par suite, en outre, expliquant que les choses, qui pourraient être à l'état confus et en désordre, soient en une si belle et inexprimable harmonie. Du premier de ces points il résulte qu'il faut que Dieu soit la /fcj/io ultima rerum et par suite la Sou-
vcraine Puissance ; du second, que Dieu doit être Ilarmonia maxima rerum, et par suite la Suprême Sagesse.
9. — De là il suit incontestablement qvie Caritas. Amor Del super omnia, et vraie contrition, attachement à l'assurance de la béatitude éternelle, ce n'est rien autre chose que : aimer le bien public et r harmonie universelle ; ou, ce c/ui est le même, comprendre la gloire de Dieu et, autant qu'il est en nous, ht rendre plus grande ; car entre V Universelle Harmonie et la gloire de Dieu il n'y a point d'autre dilîérence qu'entre corps et ombre, personne et image, rayon direct et rayon réfléchi, — en ce sens que ce que l'un est dans le fait, l'autre l'est dans l'àme de ceux qui le connaissent. Car Dieu n'a créé les créatures raisonnables en vue de nulle autre lin que de les faire servir de miroir à son infinie Harmonie, qui y serait en quelque sorte à l'inlini multipliée. Joignons à cela que, lors de leur parfait accomplissement, la connaissance et l'amour de Dieu doivent, en leur temps, consister dans la vision béatipgue ou inconcevable joie, qui amènera avec soi le rayonnement convergent et en quelque mesure la concentration de l'inlinie beauté en un petit point de notre âme. Et de cet état les miroirs ardents et les verres lenticidaires ollVent un symboh> naturel.
10. — Si donc r Amour de Dieu par-dessus foutes r/iosos, la Contrition, la Béatitude éternelle consistent en ce (jue chacun, selon la ca])acité de son entendement, saisisse et en retour réfléchisse .sur d'autres la l)eaulé de Dieu et l'Universelle
LA VÉRITABLE VIE MYSTIQUE 3t3
Harmonie, et ainsi promeuve et augmente, proportionnellement à son pouvoir, le rayonnement de cette beauté et de cette harmonie sur les hommes et les autres créatures^ il s'ensuit que tous ceux envers qui la nature, soucieuse de nuancer d'ombres l'univers, s'est montrée comme plus avare, et qu'elle a doués d'un plus faible (/fy/r d'entendement et de puissance, si bien (ju'ils doivent être seulement les instrumcnls comme mécaniques d'autres hommes, font assez, s'ils se laissent employer comme //ts/rw/;ie/i/A' de la gloire de Dieu et, ce qui est même chose, comme instruments du bien et de l'accroissement généraux, de l'allégement, de la commodité^ de l'instruction et illumination de leur semblable, ou même de la découverte, investi(/ation Qi amélioration des créatures, — et tout cela selon la direction des plus puissants et des plus sa(/es : ils font assez pour leur conscience. 13. — Entendement et puissance peuvent, de trois manières surtout, être mis au service de la Gloire de Dieu, — de même que je puis, de trois manières, aller au-devant d'un homme : avec des paroles bonnes, des pensées bonnes et des œuvres bonnes, — des bienfaits, dit le langage humain. A l'égard de Dieu, ces choses se nomment d'abord louanges et sacrifices, [puis espérance unie à la foi], et enfin bonnes œuvres ou obéissance, ou charité efficace. Charité est meilleure que simple foi ; obéissance est meilleure que sacrifice ; foi est meilleure que mensongers sacrifices et louanges de ceux qui honorent Dieu seulement avec les lèvres. D'où il suit que nous rendons culte à Dieu tantôt
comme orateurs et prêtres, tantôt comme philosophes naturels, tantôt comme moralistes ou politiques.
14. — D'après cela, ceux qui rendent gloire à Dieu par des louanges et des sacrifices sont en euxmêmes orateurs et prêtres (en mettant à part le soin, des âmes et les sacrements destinés 'i l'utilité de ces âmes ; car cela se rapporte à la troisième classe ; et pour ne rien dire non plus de ce fait que chez les anciens les prêtres étaient en même temps j)hilosophes et guides des affaires publiques, et pour beaucoup de justes causes le devraient être maintenant encore). Orateurs, ils rendent gloire par les mots ; prêtres, par les cérémonies. Et c'est une grande et sublime œuvre que d'étendre la gloire de Dieu et d'allumer en (pudque sorte en chaque homme l'amour de ce Dieu. Par suite, ce (jui est produit en vue de ce dessein, on a coutume de le désigner comme produit absolument en vue de la gloire ; car, quoique tout bien soit dirigé vers la gloire de Dieu, cette manière de glorifier Dieu est celle qui court le mieux vers les yeux et les oreilles de la masse des hommes] elle nomme, en ell'et, de façon immédiate, la gloire de Dieu îivec les mots (|ui s'y adaptent. Ce (jui est édifié là-dessus est communément appelé x«x' èÇo/Tiv et ahsolute œuvre bonne...
1"). — Ils adorent Dieu en l'/iilusDphe.s, vciw (jiii ilécouvrent um; nouN liHc Harmonie dans la Nature et l'Art, et (pii foiil ('prouver de façon sensible sa toute-puissance et sa sagesse. C'est |)our(pioi Moïse, Joh, David et d'autres eurent coutume de |)rendre comme thèmes de leurs cantiques les merveilles
LA VÉRITAliLE VIB MYSTIQUE 37S
naturelles, dont Dieu sema la création, non moins que les miracles qu'il accomplissait pour le salut de son peuple...
EXTIUIT DU « VON DER ^^'A^mE.^ TllEOLOGlA MYSTYCA » (1)
Aucune créature ne peut être sans un non-être ; sinon elle serait Dieu. Les Anges et les Saints doivent en avoir.
... Dans notre être personnel, est inséré un inlîni... une image de l'omniscience et de la toutepuissance de Dieu.
... Les corps ne sont (|ue l'dîuvre de Dieu; les esprits sont proprement le Royaume de Dieu.
Dieu est de plus près ma chose que le corps.
... La négation de soi-même est la haine du nonêtre même en nous, et l'amour de la source de notre être personnel, c'est-à-dire de Dieu.
En cela consiste crucifier le vieil Adam, tirer à soi le Christ, mourir à Adam et vivre au Christ : que l'on renonce au non-être et que l'on s'attache à l'être.
(i) GuHRVuBR, Deutsche Schriflen, pp. 4ii-4i3.
(a) Kein Gescliopf kann ohne Unwesen sein; sonsk wire os (tolt. Die Engel und ilciiigea miisscn's haben.
... In unserern Seibstwescn sleckcl eine Unemilicbkeit... cin Ebcnbild der Allwissenheit und Allmacht Gottes.
... Die Leihcr sind das bloszc Work (îoltes; die Geister sind eigcnllicli das Roich Goltcs.
Gott isl mir niiber angeliôrig als der Loib ..
... Die \ orleugnung sein selbst ist der Ilasz des Unweseus, so
Celui qui sait préférer la lumière intérieure aux images sensibles, ou l'être personnel au non-être, celui-là aime Dieu au-dessus de toutes choses.
Celui qui seulement craint Dieu, celui-là s'aime et son non-être plus que Dieu...
La foi sans lumière n'éveille aucun amour, mais seulement crainte ou espérance, et n'est pas vivante.
Celui qui n'agit pas d'après la foi, celui-là ne croit pas, quoiqu'il s'en vante. Il est à déplorer que esi peu d'hommes sachent c que sont lumière et foi, amour et vie, Christ et béatitude.
In uns, und die Liebc des Ursprungs unsers Selbstwesens, das ist (ioltes.
Darin bestehct den alten Adam krcuzigcn, Christum anziclicii, dcm Adam al)slcrben und Christo Icbcn ; dasz man dcm Liiwescn absage und dem Sclbstwesen anliaiige.
Wer das inncrliche Licbt dcncn Sinnbildcn, oder das Sclbstwesen dem Unwesen vorzuzicbcn «cisz, dcr licbet (iolt ûbcr allô Dinge.
Wer Gott nur fiirchtol, dcr liobct sicb und sein Un\vcs( ii mehr als Gott.
Dcr Glaube ohnc Licht wcckot kcinc Liebc, sondcrn nur Furcbt oder Hoiïnung, und ist nicbt lebcnd.
Wer nicbt Ihul nacb dem (îlauben, dcr glaubct nlclit, obscbon or sicb desscn nibmcl. Es ist zu beklagcn,dasz sowcnig Moiiscbcn wissen, was Licbt und Glaube, Liebc und Lebcn, (Jbrislii» uml Seligkcit soi.
Cbristi Lebro ist (icist und Wabrboit ; abcr vicie macben dalans Flciscb und Sciiallcn.
Dcn meistcn Mcnsclicn ist os kcin Ernsl. Sio babcn die Wabrhoil nicbt gckostet, und stcckcn in einem bcimbcben (jnglaubcn
lodcr pri'ifo sicb scibst, ob or (îlauben und Loben liabo ; limlol cr uinigo Frcudc und Lust grnszcr, als dioso in dcr Liebo Goltes und Verbcrriicinuig seine» Willons, so konnlcr Gbrislii» nicbt gonugsaur, und fidilft nocb niibl die llegung des beiligcii Gcistos,
La^doctrine du Christ est esprit et vérité ; mais beaucoup en font chair et ombre.
En kl plupart des hommes, il n'est aucun sérieux... Ils n'ont pas senti la vérité, et s'attachent à une secrète incrédulité.
Que chacun s'éprouve soi-mènic s il a foi et vie ; trouve-t-il (juelque joie et plaisir plus grand (|ue celui de l'amour de Dieu et de la glorification de sa volonté ; alors il ne connait pas assez le Christ et ne sent pas encore l'émotion de l'Esprit saint.
Jcsiis-(,'/irisl n découvert aux hommes le mystère et les lois admirables du lioi/aume des deux et la (/randeur de la suprême félicité que Dieu prépare à ceux qui Vaiment (\).
§XXXV1I. — Les anciens Philosophes ont foj-t peu connu ces importantes vérités ; Jésus-Christ seul les a divinement bien exprimées, et d'une manière si claire et si familière, que les esprits les plus grossiers les ont conçues ; aussi son Evangile a changé entièrement la face des choses humaines : il nous a donné à connaître le Royaume desCieux ou cette parfaite République des Esprits qui mérite le titre de Cité de Dieu, dont il nous a découvert les admira-
^i) Ce texlc est le sommaire du 5} XXXVII du « Discours do Mélaphysique. » Cf. Thculoijie, 111, i.
378 LÀ VÉRITABLIE VIB MYSTIQUE
bles lois : lui seul a fait voir combien Dieu nous aime, et avec quelle exactitude il a pourvu à tout ce (|ui nous touche ; qu'ayant soin des passereaux, il ne négligera pas les créatures raisonnables qui lui sont infiniment plus chères ; que tous les cheveux de notre tète sont comptés ; que le ciel et la terre périront plutôt que la parole de Dieu et ce qui appartient à l'économie de notre salut soit changé ; que Dieu a plus d'égards à la moindre des âmes intelligentes (ju'à toute la machine du monde ; (jue nous ne devons point craindre ceux qui peuvent détruire les corps, mais ne sauraient nuire aux âmes. puis(|ue Dieu seul les peut rendre heureuses ou malheureuses ; et que celles des justes sont dans sa main à couvert de toutes les révolutions de l'univers, rien ne pouvant agir sur elles que Dieu seul ; qu'aucune de nos actions n'est oul)liée ; que tout est mis en ligne de compte, jusqu'aijx paroles oisives, et jusqu'à une cuillerée d'eau bien employée ; enfin (jue tout doit réussir pour le plus grand bien des bons ; que les justes seront comme des soleils, et (jue ni nos sens ni notre esprit n'ont jamais rien goûté d'approi'hant de la félicité (jui- Dieu |)répare à ceux (pii l'aiment.
L'idée d'Apothéose.
Conclusion (Cun hiiilot/uc nn/sfiifiio (1).
... Nous devons aimer Dieu sur toutes choses, puisque nous trouvons tout en lui avec plus de i)er-
(l) Dialogue (luiil J'ai [iul)li6 do» friigmcnls tiaiis lu liei'ui' de
LA VlÉRITABLE VIR MYSTIQUB 3?9
roction que dans les choses mêmes ; et puisque sa honte nous tient lieu de notre toute-puissance. Car pur là nous obtenons tout ce que nous pouvons vouloir pour notre bonheur... Par ces sentiments nous pouvons être heureux encore ici-bas, j)ar avance, avant que tie coûter tout ce que Dieu nous a préparé : au lieu que ceux qui sont mécontents s'exposent à perdre volontairement tout ce que Dieu a bien voulu leur donner. l^]t on peut dire que celte rési<^nation de notre volonté à celle de Dieu aujpiel nous avons tout sujet de nous fier suit du véritable amour divin, au lieu que le mécontentement et le chagrin même dans les choses mondaines tiennent (pielque chose de la haine envers Dieu, ce qui est le dernier des malheurs... Nous devons téuKji^ner l'amour suprême (pie nous portons à Dieu par la charité (pie nous devons au prochain ; et nous devons faire tous les ell'orts imajj^inables pour contribuer en quekjue chose au bien public ; car c'est Dieu (jui est le Seij^neur. c'est lui à qui le bien pul)lic appartient comme en propre, et tout ce que nous ferons au moindre de ses sujets, qu'il a la bonté de traiter de frères, sera fait à lui : d'autant plus prendra-t-il sur lui ce qui contribuera au bien général... Nous devons tâcher de nous perfectionner autant que nous le pouvons, et surtout l'esprit (pii est proprement ce (pi 'on appelle nous ; et, comme la perfoctioa de l'esprit consiste dans
Mél(ii)hysi(]iie, art. cite, jainicr 1900. — Co dialogue n'est pas daté, mais nous lisons sur le manuscrit : u l-'ait avant la mort de feu Mgr lo duc Jean-Frédéric. » — Il est donc antérieur à l'année 1679.
380 LA VERITABLE VIB MYSTIQUB
la connaissance des vérités et dans l'exercice des vertus, nous devons être persuadés que ceux qui auront eu dans cette vie plus d'entrée dans les vérités éternelles et des connaissances plus liquides et plus claires de la perfection de Dieu et qui l'auront par conséquent aimé davantaf^e... seront susceptibles d'un plus ^rand bonheur dans l'autre vie. Car enfin, rien ne se nég'lijçe dans la nature ; rien ne se perd avec Dieu ; tous nos cheveux sont comptés, pas un verre d'eau ne sera oublié ; qui ad justitiani crudierunt niultos fulgehunl quasi stellse ; point de bonne action sans récompense, point de mauvaise sans quelque châtiment ; point de perfection sans une suite d'autres jusqu'à l'infini.
. . .Vous m'avez rendu la vie, mon cher Théophile, car la vie que j'allais mener... ne valait pas mieux que la mort : Je reprends vigueur maintenant, je reviens à mes desseins ; je vois que la vertu et la gloire ne sont pas des chimères... Il nous faut considérer que nous sommes les plus parfaits et les plus heureux parmi les créatures connues, ou au moins qu'il ne tient qu'à nous de l'être, Felices nimiuni sua qui hona norini . Après cela ne nous plaignons })lus de la nature ; aimons ce Dieu qui nous a tant aimés : et sachons enfin une fois pour toutes que la connaissance des grandes vérités, l'exercice de l'amour divin et (K; la charité, les efforts qu'(m peut faire pour le bien général, soulager les maux des hommes, contribuer au bonlieur de la vie, avancer les Sciences et les Arts, et tout ce ([ui sert pour s'accpiérir une véritable gloire et pour
s'immortaliser par des l^ienfaits, sont des acheminements à cette félicité, ([ui nous approchera de Dieu autant que nous en sommes capables, et qu'on peut traiter en quelque façon d'apothéose.
NOTE BIDLIOGllAPIIIQUE
On ne peut dresser ici une bibliographie des éditions de Leibniz. — Les éditions les ph>a importantes, toutes citées et utilisées dans les pnjfcs cpii précèdent, sont : DuTENs, G. -G. Leibnilii... opéra... (ienève, ITCtH, (> volumes in-4'' ; l'édition des Malhemalùclie Schriflen de (ii:hii.\h»t, IJerlin, 1819-1H().'{, 7 vol. in-8", édition comprise dans la Drille Folge des Gesammelle Werke de Pkhtz ; ForcHint ue (^ahiul, Œuvres de Leibniz..., Viivh, 1851)-187j, 7 vol, in-8" ; Klopi», Die W'erAe von Leibniz... llannover, 1801-1881, Il vol. in-S** ; Gekhahdt, Die Philosophisch^n Schriflen von G.-\V. Leibniz, Berlin, 187.")-I89(I, 7 vol. in-i".
A ces éditions d'ensendjle il faut ajouter les éditions partielles tort importantes, toutes citées et utilisées dans le présent ouvrage : Kohtuoi-t, G.-G. Leibnilii epislolœ ad diverses, Leipzig, 1731-1712, 1 vol. petit in-8"; Guhhaiisr, Leibniti's Deutsche Schriflen, Berlin, 1838-1810, 1 tome en deux volumes petit in-8 j Ro.MMia,, Leibniz und der Landijraf Krnsl V. H. liheinfels. Ein unijedr. liriefwechseL.. Krankfurt am Main, 1817, '2 vol. in-1-2 ; Forcni-a de Caiœil, Rèfulalion inédile de Spinoza, par Leibniz, ILmovre, 1851 ; GuERRnîB, Leibniz inseinen Heziehungen zu Rnssland und Peler dcni Groszen, Pctersburg und Leipzig-, 1873,
384 NOTB BIBLIOGRAPHIQUE
in-8" ; Moi.lat Milleilungcn ans Leihnizens umjedr. Schriflen, Leipzig, 189.3, iii-l:2; Bodemann et Dicus- TKiN (Correspondance de Leibniz et du R. P. Kochanski) ap. Prace malematyczno-fizyczne, Warszawa, t. XII et XIII, 1901 et 1902 ; Couturat, Opuscules et Fr.igments inédits de Leibniz, extraits des manuscrits de la Bibliothèque royale de Hanovre, Paris, 1903, ini" ; Lestiexxe, Discours de Métaphysique, par G.-W. Leibniz... édition collationnée pour la première fois avec le texte autographe de l'auteur, Paris, 1907 et 1909, 2 fascicules in-8».
Cette liste est loin d'être complète. Ily faudraitjoindre d'anciennes éditions, encore précieuses, comme l'édition Raspe, Amsterdam et Leipzig, 17t)5, in-i" ; l'édition Ehdmann, Berlin, 1810, et l'édition des (l'uvres historiques de Pertz, Erste Folge des Gesammelle ^^'erke, Ilannover, 1813-1847. — Cf. encore les nombreuses publications de détail de Folcuer de Careii. : Lettres et Opuscules inédits de Leibniz, Paris, 18.")1, in-S" ; Nouvelles lettres et opusc. inédits, Paris, 1857, in-8", etc. ; les correspondances publiées par Griber, Hanovre, 1745; Weesenmeve», Leibnitii epistolx ad J.-A.Schmidium,Nùvnhor<^,il8S, Keder, Hanovre 1805.
Toutes les indications relatives aux catalogues des mss. de la Bibliolbèciue royalede Hanovre ont été données dans V Introduction. On devra se reporter, pour l'analyse des sources manuscrites dans les diverses biblioliiècpics (rAlIomagne, à l'élude plusieurs fois citée de M. Paul Rilter (Cf. plus haut, p. 17, notes 1 et 4).
Tous les inédits publiés ou cités dans cet ouvrage sont ciuprunlés aux mss. de la Bibliothèque royale de Hanovre.