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PREFACE III

Les catholiques, qui savent et qui professent que la question romaine existe, sont absents de Montecitorio : à supposer qu'un Parlement puisse jamais, en fait, représenter quelque chose de vivant, le Parlement italien représente l'Italie moins les catholiques ; est-ce encore l'Italie?

D'autre part, les électeurs du Midi, qui sont depuis trente ans les sacrifiés, envoient presque tous à Montecitorio, avec une docilité résignée, des députés fidèlement et successivement ministériels; on cite et l'on honore, tant ils sont rares, ceux de ces députés qui voudraient être plus et mieux que les syndics des petits intérêts personnels de leurs commettants, et qui ont, à proprement parler, une politique ; l'opinion méridionale, au Parlement, n'est point une force qui compte : à supposer qu'un Parlement puisse jamais, en fait, représenter quelque chose de vivant, le Parlement italien représente l'unité italienne moins le Midi ; est-ce encore l'unité Italienne?

S'il n'y a point de députés pour soulever à la tribune de Montecitorio l'indéniable question romaine, il en faut chercher la cause dans la question romaine elle-même, qui ne permet

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