IV PREFACE
point aux fidèles du Pape de collaborer à la vie politique du pays.
Et s'il n'y a pas de députés — ou très peu — pour défendre à la tribune les grands intérêts dont l'oubli constant a créé la « question du Midi », il en faut chercher la cause dans la question même du Midi, car l'un des traits qui la définissent, Tune des fautes les plus graves commises par les hommes d'Etat qui furent les bénéficiaires de l'unité, c'est la fréquente indifférence du pouvoir central à l'endroit de l'état intellectuel et moral des populations méridionales, et la longue négligence qu'il a mise à développer, parmi elles, les conditions propices à la formation d'un esprit public.
Ainsi, c'est parce qu'il y a une question romaine et c'est parce qu'il y a une question du Midi que les catholiques, en conscience, ne peuvent pas voter, et que les Méridionaux ne savent pas voter ; et, d'autre part, c'est l'abstention des uns et c'est l'incompétence des autres qui perpétuent ces deux questions en leur menaçante inlégrité.
Grouper ici quelques éléments qui permet-