‹ L’Entérrorragie solitaire d’origine coliqueChapitre 14 sur 55 · QE NE · texte numérisé non relu

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gie digestive et les manifestations pulmonaires est alors assez discutable.

Mais il reste que, pour la majorité des cas, la cause

efficiente ne fait pas sa preuve. Peut-être faut-il invo-

quer l'exaltation du microbisme intestinal chez des constipés. chroniques. Certains troubles mécaniques dont nous avons déjà parlé, un déséquilibre thermique brutal (Obs. 24), l’irritation provoquée par une purgation (Obs. 8), certains désordres légers de la crase sanguine, comme on en découvre quelquefois, peuvent avoir aussi leur rôle. Mais il est impossible de conclure. Et par ces obscurités le syndrome rejoint le vaste groupe des hématémèses isolées dont presque tout le chapitre de l’étiologie est encore à écrire.

THÉRAPEUTIQUE û

Ce que nous savons de l’évolution spontanément curable de l’entérorragie colique solitaire et de son bon pronostic ultérieur, nous dispense de longues considérations thérapeutiques. Une scule erreur est à éviter celle qui consisterait à vouloir recourir, dans le désir de sauvegarder l'avenir, aux interventions chirurgicales. Le seul traitement qui soit de mise est le traitement médical.

LA THÉRAPEUTIQUE IMMÉDIATE sera le plus souvent assez simple. Le malade sera mis au repos dans le décubitus dorsal, une vessie de glace sur l'abdomen et laissé un jour ou deux à la diète hydrique.

Dans certains cas l'intensité du choc et de l’anémie peuvent ordonner des moyens plus actifs : l'injection de préparations camphrées, de caféïne, de sérum phy\siologique et surtout la transfusion sanguine. Il n'est guère besoin de recourir à la médication hémostatique

Si l’entérorragie s’accompagne de spasmes douloureux du colon terminal, la belladone ou l’atropine, la génésérine sont indiquées. Mais H vaut mieux se garder des opiacés qui risquent d'entraîner une constipation opiniâtre par blocage de l'intestin.

Au bout de quarante-huit heures l'alimentation peut être reprise progressivement et l’on doit hâter la récu-

pération sanguine par la prescription de médicaments à base de fer et par les méthodes de Wuippze et de CASTLE.

PAR LA SUITE, on essaiera de régulariser les fonctions intestinales, si fréquemment en défaut, de ces malades. Le régime, l’usage modéré des mucilages et de l'huile de paraffine, les pansements intestinaux au sous-nitrate de bismuth y pourvoiergnt. Par contre les laxatifs divers, les purgatifs violents auxquels les malades sont si souvent tentés de recourir devront être formellement déconseillés. |

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