A) LE TERRAIN
L'entérorragie que nous étudions ne nous paraît pas reconnaitre de facteurs généraux prédisposants.
Sur les 29 observations que nous rapportons, 13 concernent des hommes et 16 des sujets du sexe féminin, soit une fréquence à peine plus marquée pour ce*dernier.
Par ailleurs, nos observations s'échelonnent de la jeunesse à l’âge muür, les deux âges extrêmes rencontrés étant respectivement 20 et 80 ans.
Il s’agit donc d’un syndrome que l’on peut-voir survenir à partir de l'adolescence et qui n’a pas de prédiiection définie pour l’un ou l’autre des deux sexes.
Il ne semble pas non plus qu’une diathèse morbide générale puisse l’influencer. Quelques observations sionalent des troubles légers de la crase sanguine. Comme elles sont l'exception, le rôle de ces troubles cemeure discutable.
Plus intéressante est la notion d’un facteur local par. ticulier. L'entérorragie solitaire, en effet, apparaît le plus souvent comme une conséquence de certaines anomalies morphologiques du colon, anomalies méritant à peine par elles-mêmes le nom de pathologiques.
Ainsi, dans 6 cas seulement, soit une proportion de 20,7 %, le colon était morphologiquement normal.
Pour les 23 autres, au contraire, on trouve :
De RES
= 16 fois, soit 55,2 % des cas, le dolichocolon. Fa forme la plus fréquente est le dolichosigmoïde. Une seule fois, il s’est agi d’un dolichotransverse (Obs. 28). Une fois aussi il y avait association au mégacolon (Obs. 29). |
—— 7 fois, soit 24,1 % des cas, la diverticulose. H s'agissait habituellement d’une forme discrète prédominant, selon la règle, sur l'S iliaque.
La localisation de ces anomalies doit être soulignée : elle permet de considérer le sigmoïde comme le siège d'élection du raptus hémorragique.