‹ Léo BurckartChapitre 112 sur 179 · DIANA, LÉO · texte numérisé non relu

DIANA, LÉO

DIANA

Vous devinez ce qui m'amène, monsieur,

LÉO

A peu près..,

DIANA

Je viens vous faire une seule question.

LÉO

J'écoute.

DIANA, remettant un journal à Léo.

Croyez- vous que ce journal soit ordinairement bien renseigné?

LÉO

Mais... oui madame,

DIANA

Eh bien ! veuillez me dire ce que vous pensez de ce passage :

LÉO, lisant.

(( Les deux voix de la Bavière ont été données à « condition que le prince Frédéric épouserait la « grande-duchesse Wilhelmine. » Ce que j'en pense, madame , c'est qu'il y a jusque dans les conseils les plus secrets des espions et des traîtres.

DIANA

Ainsi donc , c'est vrai. . . ainsi cette nouvelle , vous ne la démentez pas ?

LÉO

La démentir serait une insulte pour un pays, dont l'appui nous est nécessaire ; d'ailleurs , il est dans mes principes politiques, madame, de ne jamais tromper... un mensonge dût-il être utile à la cause que je sers.

DIANA

Ainsi, monsieur, vous m'avouez à moi que ce bruit... cette nouvelle a quelque consistance.

LÉO

A vous, madame, comme à tout le inonde, et à vous peut-être plutôt qu'à tout le monde encore 3

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