ACTE 111, SCÈNE IV
vous dois. . . pardonnez-moi de ne vous en avoir aucune reconnaissance. Je n'ai jamais vu dans ma mission qu'une tâche rude à accomplir, et j'aspire au repos auquel j'aurai droit après l'avoir finie. Seulement , je vous crois ici plus injuste envers le prince qu'envers moi-même , et j'aime à penser que vous n'avez fait que lui indiquer ma demeure... Hélas ! je lui ai plus donné qu'il ne m'a rendu ! et , dans ce haut rang où il m'a placé, je me vois moins puissant que je ne l'étais avant d'y atteindre. ( Il va à la table. ) Cette plume , madame , était un sceptre plus réel que le sien... et j'ai peur, en la reprenant, d'en avoir usé le prestige!
DIANA
Ainsi, c'est une guerre déclarée entre nous , n'est
ce pas?
LEO
Dans laquelle je vous laisserai tout l'honneur de l'attaque et tout l'orgueil de la victoire.
DIANA
Monsieur... adieu.
Léo la reconduit jusqu'à la porte. — Le Chevalier se présente.