ACTE II, SCÈNE I
sont remis à huit jours d'ici par ordre du comité supérieur. . . mais les coups de poing ne sont pas défendus en attendant.
HERMANN
Merci... nous attendrons.
FLAMING
Enfants ! . . . tenez , voici les hommes qui viennent !
Plusieurs gens masqués entrent et se mêlent à la foule ;".le Veilleur leur fait] déposer les bûchettes à mesure.
HERMANN
Ah ! moi , je n'aime pas les masques ; masque d'ami, visage de traître : voilà mon opinion.
FLAMING
Avec des fous comme ceux-là, on ne réussirait à rien : niais ! tu ne comprends donc pas qu'il s'agit ici d'une résolution grave , d'un jugement à mort, et que , si nous ne réussissons pas , tous ceux qui seraient convaincus d'y avoir coopéré seraient traités comme des assassins, décapités tous les dix-sept, jusqu'au dernier, tandis qu'ainsi le vengeur seul risque sa vie.
HERMANN
Moi , je n'aime pas à prévoir la défaite.
En voici deux, puis trois, ils seront bientôt au complet ; chacun donne en entrant la bûchette qui représente un des pays de l'Allemagne ; en la reprenant dans l'urne, il prend le nom de la province qui lui écheoit, et le reçoit comme le sien pour tout le temps de la séance.
Entrent Léo et le Chevalier, qui vont se placer à part près d'un pilier , pendant que la salle continue à se remplir.