ACTE IV, SCÈNE I
suis donné de tout point; je suis noble, c'est vrai; mais, si j'avais pu choisir, je voudrais être né dans la plus basse condition, etm'élever par mon génie. Voyez j j'ai un aïeul parmi ces statues , ainsi que vous pouvez le voir au blason qui décore ce piédestal, eh bien! ce blason, je le renie, je le dégrade,., tenez, faites-en si vous voulez autant des autres i
Il raie i'écusson avec son poignard.
FLAMNG.
Arrêtez ! . . . Si vous reniez ceux-là pour vos aïeux , nous ne les renions pas pour nos grands hommes ! ce comte de Waldeck fut un brave seigneur, qui délivra Mayence des Espagnols qui tenaient les Flandres ! Celui qui se targue de ses aïeux est un insensé, celui qui les outrage est un lâche. Respect à la mémoire des anciens comtes de Waldeck, messieurs! respect à ces héros, à ces capitaines!... ensuite , nous conviendrons , si vous voulez , que celuici n'en descend pas !
Waldeck s'éioigne.
Mais qui donc l'a amené?
HERMANN
C'est le nouveau membre de l'association, qu'on va recevoir parmi les voyants. Ainsi, du privilège
252 LEO BURCKAKT.
en tout, parmi nous-mêmes : parce qu'il a été puissant 7 parce qu'il a approché Jes princes , on en fait un républicain choisi , un conspirateur de première classe ; on lui fait sauter deux degrés en deux jours, tandis que moi je suis encore aspirant dans le troisième.
ROLLERv
Mais toi aussi , qu'as-tu fait, qu'as-tu risqué? Cet homme-là met en jeu sa tête; il perd son rang, ses places; il donne par là des gages de confiance qu'il faut reconnaître \ toi , tu ne risques rien que ce qui couvre ton corps , un trou à ton habit , tout au plus , ce qui regarde surtout ton tailleur et ton hôte ; peut-être encore ta liberté pour quelques mois, la belle affaire ! tu travailleras ta théologie en prison mieux qu'à l'université . où te ne la travailles pas du tout!...
BERMANN.
Tu veux un coup de rapière pour demain ; il fallait le dire.
ROLLER
Pour tout de suite î
Ils v»nt pour ramasser deux épées au tas d'armes. FLAMING.
Un instant î . . . ceci ne doit servir à découdre que des soldats royaux et des Philistins î Tous les duels