ACTE IV, SCÈNE V
LE PRÉSIDENT
Un de nos frères !
l'officier.
Que voulait-il?
LE PRÉSIDENT
Ce que nous voulons tous : frapper au cœur la tyrannie !
l'officier.
Qu'il meure le premier, et comme un rebelle ; car il est pris les armes à la main.
le président.
Il ne mourra pas seul ; car nous sommes tous ses complices.
l'officier.
Qu'il meure d'abord... Apprêtez les armes!
WALDECK , qui jusque-là est resté immobile , laissant tomber la corde et le poignard , et allant vivement à l'Officier.
Arrêtez ! monsieur l' officier } prenez garde à ce que vous allez faire : je suis ici pour un dessein que je veux expliquer au prince...
l'officier.
Soldats „,
WALDECK
Je suis le comte de Waldeck , monsieur ; je vous demande à être conduit au prince , entendez-vous?
l'officier.
Soldats...
WALDECK
Monsieur, n'entendez-vous pas ce que je dis... vous répondrez de ce que vous allez faire !
l'officier.
Vous le voyez, vous êtes ici face à face avec la mort; soyez donc franc. Etes -vous fidèle au prince? je vous conduis à lui... Etes-vous fidèle à ces hommes ? vous allez mourir.
WALDECK
Je suis fidèle au prince, monsieur ; fidèle aux lois : je n'avais d'autre intention que de pénétrer ce complot, de connaître les conspirateurs , et de tout découvrir ensuite.
Les deux parrains ramassent silencieusement , l'un la corde , l'autre le poignard , et s'approchent par derrière.
L'OFFICIER , se découvrant.
Frères ! cet homme vous a renié trois fois , il est à vous.