‹ Léo BurckartChapitre 152 sur 179 · L ACCUSATEUR · texte numérisé non relu

L ACCUSATEUR

Frères! En \ 806 , les princes d'Allemagne vinrent à nous , et nous dirent : Peuples et noblesse , nous avons un maître qui nous pèse , venez en aide à notre puissance, et nous irons en aide à votre liberté. Un de nous fut choisi par le sort , et s'avança contre Napoléon plein de bonne foi et de confiance, comme David contre le géant; mais le jour de cet homme n'était pas venu , et le sang de Frédéric Staps devint le baptême de notre Union de vertu. Quatre ans plus tard, les princes nous crièrent encore : 11 est temps , levez-vous ! . . . Toutes les épées étaient aux mains du vainqueur; nous en fîmes fabriquer d'autres avec le fer des charrues; mais en commandant son épée, chacun de nous commanda un poignard du même fer à l'ouvrier qui la forgeait. Les épées nous ont conduits jusqu'au cœur de nos ennemis, et nous les avons frappés au cœur;

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